Critique : His House

Une vraie pépite horrifique

Fiche

Titre His House Titre VO
Réalisateur Remi Weekes Scénariste Remi Weekes
Acteurs Sope Dirisu, Wunmi Mosaku, Matt Smith, Javier Botet
Date de sortie30 / 10 / 2020 (Netflix) Durée1h 33
GenreDrame, Horreur, Thriller Budget

Un jeune couple sud-soudanais ayant fui la guerre trouve refuge en Angleterre pour redémarrer à zéro. Mais une force maléfique vient hanter leur nouvelle maison.

Critique

La dernière fois que j’avais été agréablement surpris par un long-métrage Netflix dont je ne savais strictement rien mais dont le buzz provoqué m’a poussé à regarder, c’était La plateforme. Hier soir, j’ai remis ça avec His House.

Je vais être franc. Sans le bouche à oreille / œil positif, je ne l’aurais probablement jamais regardé. Ça avait l’air tellement d’être un film d’horreur fauché, bourré de clichés et ultra chiant. Quelle erreur…

Personnages forts au sein d’une ambiance crédible

Avec seulement une heure et demie au compteur, il n’y a pas de temps à perdre. Ça tombe bien, His House nous plonge directement dans le bain, pour ne pas dire l’océan. Reposant sur un fait de société au cœur de pas mal de débat, à savoir l’immigration clandestine, je croyais que l’identification aux personnages principaux (deux réfugiés ayant fui la guerre au Soudan) allait être un peu compliquée. Néanmoins, le réalisateur Remi Weekes, via un procédé malin, a réussi à me les rendre attachants très rapidement. En passant, la séquence où les immigrés commencent à s’installer dans la ville est exceptionnellement stressante.

Puis bon, faut pas déconner, c’est également plus facile en prenant les excellents Sope Dirisu (je l’ai adoré dans Gangs of London) et Wunmi Mosaku (je la suis actuellement dans Lovecraft Country et elle m’avait marqué dans Luther) dans les rôles en question.

Coup de génie, la condition des deux héros font qu’ils ne peuvent pas fuir la maison hantée. Ça n’a l’air de rien, mais ça a le mérite de renforcer la crédibilité des événements se déroulant sous nos yeux. Jamais, je ne me suis dit « Mouais, ce n’est pas logique, ils devraient se barrer en courant. ». Bref, ça fait du bien. Pour conclure cette partie, sur deux des points les plus importants pour un film horrifique, à savoir les personnages et la crédibilité, His House fait un carton plein.

Vous ne regarderez plus votre papier peint de la même façon

Concernant l’horreur, bon, là, encore une fois, c’est une réussite. Remi Weekes réussit à installer une atmosphère flippante (le coup du papier peint et la voisine avec son chat m’ont traumatisé) et met en scène des plans visuellement splendides. Quant aux fantômes en question, il n’y a pas à dire : c’est autre chose que The Haunting of Bly Manor. Cerise sur le gâteau, la star de l’horreur Javier Botet est impliquée.

L’histoire a également le mérite de réserver quelques bons rebondissements (j’ai été bien surpris par l’un d’entre eux) tout en plongeant dans la psyché de ses protagonistes au point que parfois, je ne savais plus sur quel pied danser.

Le seul bémol, c’est que j’aurais voulu que le film aille encore plus loin dans l’horreur, car, en soi, j’ai trouvé la confrontation finale un peu décevante.

Par qui se dit que Remi Weekes a le bon profil pour le Blade de Marvel Studios.

Conclusion

Avec His House, Netflix propose à nouveau une pépite horrifique après La plateforme. Intelligent, reposant sur un fait de société poignant, superbement réalisé et porté par deux excellents acteurs, le long-métrage de Remi Weekes s’impose dans tous les compartiments du genre. Coup de cœur.

+

  • Choix de l’immigration comme thème
  • Excellent duo d’acteurs
  • Certains plans horrifiques

  • J’aurais voulu que la fin aille plus loin
8/10

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