Critique : Gangs of London – Saison 1

L’univers de Gareth Evans à la télé

Fiche

TitreGangs of LondonTitre VO
CréateursGareth Evans, Matt Flannery
ActeursJoe Cole, Lucian Msamati, Paapa Essiedu, Sope Dirisu, Michelle Fairley
Saison1Nombre d’épisodes9
Date de sortie23 / 04 / 2020Durée53 à 93 mn
GenreAction, Crime, DrameChaîneSky Atlantic, Cinemax

Depuis 20 ans, Finn Wallace est le chef le plus puissant du crime organisé, faisant transiter des milliards de livres chaque année. Lorsqu’il est assassiné, son fils Sean Wallace est tout désigné pour prendre la relève, avec le soutien du clan Dumani. Ce passage de relais a d’importantes répercussions à l’échelle internationale. Entouré de nombreux rivaux, le jeune leader impulsif trouvera-t-il un précieux allié en la personne d’Elliot Finch, lequel porte un intérêt tout particulier à la famille Wallace ? Porté par sa destinée, Sean découvre les rouages internes de la plus grande organisation criminelle de Londres.

Critique

Pardon ? Gareth Evans et son directeur de la photographie Matt Flannery ont créé une série télé ? Attends, on parle bien du duo du diptyque The Raid et le taré Le bon apôtre ? N’en jetez pas plus, I’m in !

Quand Evans passe à la télé, il ne perd rien de son génie

Depuis The Raid 2, je suis de très près l’actualité du réalisateur gallois. J’ai failli m’évanouir de joie quand il avait été envisagé à la réalisation d’un film sur le vilain de DC, Deathstroke. C’était vraiment le personnage parfait pour lui. Finalement, le projet a été abandonné. Aujourd’hui, on le retrouve à la tête d’une série.

Gangs of London partage beaucoup de similarités avec mon film préféré de Gareth Evans : The Raid 2. Alors que le premier de la saga était un actioner très classique même si spectaculaire, le second montait en régime en nous faisant entrer au sein d’un syndicat du crime où la hiérarchie du pouvoir était remise en cause. C’était une intrigue tentaculaire tellement dense qu’il était facile d’être largué. Perso, j’avais adoré car j’y avais le meilleur de deux mondes : le film de mafieux et l’actioner.

Et si The Raid 2 était une série anglaise ?

Si elle reprend la même idée que The Raid 2 en l’adaptant au contexte londonien, Gangs of London a toutefois l’avantage d’avoir environ dix heures devant elle. Chacune des têtes des gangs de criminels œuvrant dans Londres a alors le temps d’être approfondi.

Très vite, ça sonne pratiquement comme un Game of Thrones et sa multiplication de sous-intrigues. Cela pourrait vite se casser la gueule si une ou plusieurs des intrigues se révèlaient pénibles à suivre. Miracle, chacune d’entre elles vaut le coup d’œil. De plus, cela permet d’amener les enjeux au-dessus d’un banal « on suit le héros et on ne s’attache qu’à lui ». Même le pire enculé de la série a son côté humain.

Pour couronner le tout, le casting est très solide et les personnages sortent des clichés. On notera la présence de Michelle Fairley, l’inoubliable Catelyn Stark de GOT, et Joe Cole, l’un des frères Shelby des Peaky Blinders.

C’est avec voracité que j’ai mangé les épisodes. J’ai même été marqué par certains rebondissements. Car, ce qui est cool avec Gangs of London, à la manière de GOT, c’est que tout peut arriver. Surtout qu’ils vont parfois très loin dans le délire comme sur la série Sherlock. Un peu trop, j’ai envie de dire, mais difficile de bouder mon plaisir. La tension monte tellement au fil des épisodes.

Des habitués du cinéma d’horreur

Encore une fois comme The Raid 2, Gangs of London marque par sa violence. Ah oui, là, on est vraiment dans le haut du panier. Pour info, Gareth Evans ne réalise que deux épisodes (les meilleurs évidemment, mais j’y reviens tout de suite après) sur les neuf de cette première saison. Les deux autres réalisateurs sont Corin Hardy et Xavier Gens. Deux mecs justement issus du cinéma d’horreur. Le premier a réalisé Le sanctuaire (2015) et La nonne (2018) tandis que le second s’est fait remarquer avec Frontière(s) (2007). Bref, tout ça pour dire que rayon violence, ça se lâche ! Âmes sensibles s’abstenir donc… tandis que les autres kifferont.

Évidemment, quand on parle d’Evans, on pense à son génie dans le domaine de l’action. Eh ben, je n’ai pas été déçu du voyage. Cette saison contient de grands moments dont l’apothéose survient à cet hallucinant cinquième épisode (le deuxième qu’il a réalisé après le premier). Je n’en dis pas plus. Sinon dans l’ensemble, il y a du combat à mains nues et du gunfight. Pas de la petite pétarade, hein ? Ça ridiculise quasiment toutes les autres séries télé.

Par en train de crier : « DONNEZ-MOI LA DEUXIÈME SAISON ! MAINTENANT ! ».

Conclusion

Quand Gareth « The Raid » Evans se met à la télé, il ne fait pas les choses à moitié en livrant un show ultra violent, bourré d’action spectaculaire et doté d’une intrigue façon GOT à la sauce moderne. Kif total !

+

  • Scènes d’action totalement tarées
  • Ultra violence fun
  • Intrigue tentaculaire à la GOT
  • Excellent casting
  • Tout peut arriver

  • Final un peu en deçà
9/10

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