Critique : The Haunting of Bly Manor

Le Tour décevant

Fiche

TitreThe Haunting of Bly Manor Titre VO
CréateurMike Flanagan
Acteurs Victoria Pedretti, Oliver Jackson-Cohen, Henry Thomas, Amelia Eve, T’Nia Miller, Rahul Kohli, Tahirah Sharif, Amelie Bea Smith, Benjamin Evan Ainsworth
Nombre de saisons1 Nombre d’épisodes9
Date de sortie09 / 10 / 2020 Durée46 à 66 mn
GenreDrame, Horreur, Mystère, Thriller ChaîneNetflix

Mourir n’est pas partir. Une jeune gouvernante plonge dans un abîme de terrifiants secrets au fil de cette romance gothique du créateur de « The Haunting of Hill House ».

Critique

Au revoir, Hill House. Place à Bly Manor. Par contre, il est toujours question de hantise. Néanmoins, l’impact est-il le même ?

Un Flanagan en retrait

Il convient de dire rapidement que The Haunting of Bly Manor ne suit pas le même chemin que Hill House. C’est même dit frontalement dans le dernier épisode de la saison. Il n’est plus question de verser dans l’horreur et l’épouvante pures, mais davantage dans la romance. Un parti-pris surprenant, mais pourquoi pas.

Sauf que la sauce n’a jamais pris chez moi. Avant de rentrer dans l’histoire, parlons un peu technique. J’étais surpris de voir que la réalisation était moins marquante, mis à part le premier épisode et le montage du cinquième épisode. Du coup, je me suis renseigné après avoir terminé la série et j’ai saisi. Contrairement à Hill House, Mike Flanagan ne s’est pas occupé de la réalisation de tous les épisodes, juste le premier. Eh bien, on peut dire qu’on voit la différence. Surtout que les autres réalisateurs ne sont pas de son standing.

Lenteur est le mot-clé

Au niveau de l’histoire, par contre, le fan de Stephen King occupe toujours le poste de showrunner et vise à adapter la nouvelle d’Henry James, Le Tour d’écrou. Là encore, c’est la déception pour moi. Franchement, malgré des débuts plutôt excitants, ce qui a prédominé à mes yeux, c’est cette sensation de lenteur. Ça prend un temps désespérément fou à se développer. Pourtant, du moins personnellement, on devine très rapidement les mystères entourant Bly Manor grâce à l’expérience acquise sur Hill House. Pire, ça finit même par tourner en rond. Ils auraient largement pu diviser la durée par deux vu ce qu’ils avaient à raconter.

De toute façon, comme je le disais dans l’ouverture de ma critique, on finit vite par comprendre que le mystère n’est pas la priorité du jour car ses secrets, sauf un, sont rapidement divulgués pour s’attacher aux personnages. Malheureusement, ceux-ci sont rarement intéressants à l’exception de l’héroïne (excellente Victoria Pedretti) et des deux enfants (la petite Amelie Bea Smith m’a fait craquer même si son jeu d’actrice est parfois bancal). Le pire est sans aucun doute atteint avec les fades Miss Jessel et Peter Quint.

Le principal problème à mon goût, c’est qu’on se tape pas mal de clichés agaçants. Du coup, comme la série place le cœur de l’histoire sur ses personnages, si on n’accroche pas, c’est foutu. Pas de bol, je ne l’ai pas fait, du coup… Si j’ai tenu jusqu’à la fin, c’est parce que la série arrive, sporadiquement, à livrer d’excellents passages et une dame du lac géniale. Si seulement, ils n’étaient pas enrobés d’ennui et de redondance.

Quant aux lieux, pas une seule seconde, ils ne livrent la même atmosphère qu’Hill House.

Par qui a cru que le Kevin (Elijah Wood) de Sin City était venu faire un caméo.

Conclusion

À la base, j’étais venu pour l’épouvante et l’ambiance, comme Hill House. Surprise, je me tape un soap-opera où des fantômes viennent taper l’incruste. C’est donc naturellement que mon intérêt a décliné au fil des épisodes (c’est marrant car c’était exactement l’inverse pour son prédécesseur). Seuls l’épisode 5, L’autel des morts, et le 8, Histoire singulière de quelques vieux habits, l’ont ravivé.

+

  • Des débuts prometteurs
  • Les épisodes 5 et 8
  • Il y a des très bons passages

  • Beaucoup de longueur et de redondance
  • Trop de personnages clichés
  • Techniquement, souffre de la comparaison avec Hill House
6/10

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