Critique : Dix pour cent : le film

Des retrouvailles en demi-teinte

Fiche

Titre Dix pour cent : le film Titre VO
Réalisateur Émilie Noblet Scénaristes Fanny Herrero, Lison Daniel
Acteurs Camille Cottin, Laure Calamy, Thibault De Montalembert, Grégory Montel, Nicolas Maury, Liliane Rovère, Fanny Sidney, Vincent Macaigne, Laetitia Casta, Ophélia Kolb
Date de sortie10 / 09 / 2026 (Netflix) Durée1h 57
GenreComédie, Drame Budget

Cinq ans après ASK, Andréa s’apprête à tourner son premier film mais se retrouve sans acteur principal. Elle doit faire appel à son ancienne équipe, pour le meilleur et pour le pire.

Critique

Après quatre saisons diffusées entre 2015 et 2020, la série Dix pour cent est devenue un véritable phénomène mondial (merci le Covid… et Netflix). Quoi de mieux donc que de suivre la voie d’une autre série racontant l’envers du cinéma, à savoir Entourage, en prolongeant (concluant ?) l’aventure avec un long-métrage ?

La bande d’ASK rempile sur grand écran

Le tout en espérant un destin à la Downton Abbey, qui aura réussi à nous offrir une trilogie cinématographique après sa conclusion. Cerise sur le gâteau, la showrunneuse emblématique Fanny Herrero retrouve son poste de scénariste après avoir quitté la série à la fin de la saison 3, éprouvée par sept années sur le projet.

Dix pour cent : le film débute de manière fort sympathique en brisant le quatrième mur pour un bref récap de la situation. De quoi se remettre dans le bain sans se taper le classique résumé en mode « précédemment dans… ». Cette idée colle aussi parfaitement avec la perspective de retrouver de vieux amis, six ans après l’arrêt de la série. On prend des nouvelles de tout le monde et on se régale de voir ce qu’ils sont devenus. Cette partie constitue clairement le meilleur morceau du film à mes yeux.

Par la suite, l’intrigue embraye sur une idée taillée sur mesure pour le format de « super épisode » que représente ce long-métrage : Andréa est devenue réalisatrice et s’apprête à tourner son premier film. Par la force des choses (et grâce à la plume des scénaristes, ne nous mentons pas), tout le casting originel se retrouve au même endroit, jusqu’à un point culminant où le tournage se transforme en naufrage (littéralement), ce qui offre une séquence plutôt drôle.

90 % pour Cottin et Calamy, 10 % pour les autres

Évidemment, Dix pour cent : le film mise principalement sur ses deux actrices les plus bankables : Camille Cottin et Laure Calamy, au point que le reste du casting passe malheureusement trop de temps en arrière-plan. C’est le problème inhérent au passage d’une saison de six épisodes à un seul, même si celui-ci dure deux heures.

Par contre, là où le film se pète un peu la gueule, c’est dans la perte de sa verve « réaliste ». Cela devient un tel grand n’importe quoi dans la dernière partie que la suspension consentie de l’incrédulité est brisée, rendant la fin du trajet un poil inconfortable. C’est dommage. Demeurer crédible était l’une des grandes forces de la série, dans mes souvenirs du moins, et c’est justement ce qui faisait son charme en nous poussant à nous demander si la star venue faire un caméo était réellement comme ça dans la vraie vie.

En parlant de guests, les deux stars américaines invitées ne sont pas logées à la même enseigne. Le caméo d’Eva Longoria s’avère franchement inutile. À l’inverse, celui de George Clooney est clairement l’un des meilleurs passages du film, avec une utilisation hilarante de Monuments Men. Côté français, malheureusement, il n’y a rien de marquant à se mettre sous la dent tant l’ensemble se révèle loufoque et peu crédible.

Quoi qu’il en soit, c’était néanmoins un véritable plaisir de tous les retrouver.

Par , qui aurait préféré une nouvelle saison à la place.

Conclusion

Ce passage au format long-métrage souffre du syndrome classique du « on en fait trop » pour justifier sa mutation. Mais pour être honnête, la nostalgie fait son petit effet et je pardonne (presque) les sorties de route scénaristiques rien que pour le kiff de revoir la bande d’ASK au milieu de ce tournage désastreux. Un petit plaisir coupable, bancal mais attachant.

+

  • Le plaisir des retrouvailles
  • Une intro maligne
  • Le caméo de Clooney
  • La séquence du tournage-catastrophe

  • Un dernier acte en roue libre
  • Des seconds rôles au placard
7/10
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