Critique : Downton Abbey

Affiche française du film Downton Abbey réalisé par Michael Engler d'après un scénario de Julian Fellowes

L’heure de la fête

Fiche

TitreDownton AbbeyTitre VO
RéalisateurMichael EnglerScénaristeJulian Fellowes
ActeursHugh Bonneville, Laura Carmichael, Jim Carter, Brendan Coyle, Michelle Dockery, Kevin Doyle, Joanne Froggatt, Matthew Goode, Harry Hadden-Paton, David Haig, Geraldine James, Robert James-Collier, Simon Jones, Allen Leech, Phyllis Logan, Elizabeth McGovern, Sophie McShera, Tuppence Middleton, Stephen Campbell Moore, Lesley Nicol, Kate Phillips, Maggie Smith, Imelda Staunton, Penelope Wilton
Date de sortie25 / 09 / 2019Durée2h 02
GenreDrame, RomanceBudget20 000 000 $

Les Crawley et leur personnel intrépide se préparent à vivre l’événement le plus important de leur vie : une visite du roi et de la reine d’Angleterre. Cette venue ne tardera pas à déclencher scandales, intrigues amoureuses et manigances qui pèseront sur l’avenir même de Downton.

Critique

How I Met Your Abbey

Si j’ai commencé à regarder Downton Abbey, c’est avant tout grâce à How I Met Your Mother. Mais quel rapport entre les deux séries ? Simple. Durant un épisode du sitcom, les personnages, surtout Ted, étaient happés par les aventures de la famille Crawley. Du coup, je me suis demandé ce qui pouvait bien les intriguer. Parce que bon, à la base, ça a l’air chiant comme truc. Même ringard, en plus. Franchement, qu’est-ce qui pourrait bien m’intéresser dans l’histoire d’une famille d’aristos au milieu de XXème siècle ?

Six saisons et cinquante-deux épisodes plus tard, me voilà devant le film. Avec une énorme banane à l’idée de retrouver le château de la famille Crawley.

Comme si on était jamais parti

Pour le coup, aucun dépaysement malgré le fait qu’on soit passé au cinéma. Il faut dire qu’au scénario, il s’agit toujours de Julian Fellowes, la créatrice de la série, et à la réalisation, on retrouve encore une fois Michael Engler. Le ricain ayant réalisé quatre épisodes dont l’épisode spécial Noël servant de finale pour la série. Bref, on ne peut pas dire qu’il y a eu du changement derrière la caméra. Devant, non plus, vu que tout le monde revient sauf certaines exceptions assez logiques.

La banane s’est encore agrandie (j’étais à deux doigts de me retrouver avec les cicatrices du Joker de The Dark Knight) quand j’ai retrouvé chacun des personnages. Je ne le savais pas, mais ils m’avaient manqué.

En passant, on peut se poser la question concernant un réel intérêt de regarder le long-métrage pour ceux n’ayant pas vu la série. En effet, vu qu’on a que deux heures devant nous et une vingtaine de personnages, il n’est pas question d’approfondir qui que ce soit. On les prend en cours de route. C’est-à-dire, pratiquement, là où on les a laissés durant l’épisode de Noël.

L’occasion de la visite royale est un prétexte assez amusant et cadre bien dans la case d’un film. D’autant plus qu’il y aura pas de mal de sous-intrigues. Eh ouais, il faut bien impliquer tout le monde. Au final, on aura un rythme assez rapide avec des temps morts très rares.

Impayable monsieur Molesley

Pour le reste, on retrouve ce qui fait le charme de Downton Abbey. Un contexte historique socialement intéressant (surtout avec Barrow), des décors et costumes éblouissants, de l’humour (grosse mention spéciale à l’hilarante scène de Molesley – j’ai bien rigolé), de l’amour (un truc sortant de nulle part, un peu nunuche, mais ayant son effet) et, évidemment, de l’émotion (Lady Violet Crawley, MVP comme d’habitude !).

Je regrette juste que le tout soit un peu trop léger. La force de la série était quand même de nous offrir des passages dramatiques puissants. J’en suis quand même ressorti avec deux traumatismes. Pour le film, on les met soigneusement de côté. Bref, il s’agit plus d’une fête. Mais ai-je vraiment envie de m’en plaindre vu que j’ai terminé avec le cœur léger et un petit sourire sur le coin de la bouche ?

Par qui a bien envie de louer une chambre dans le château de Highclere via Airbnb.

Conclusion

Une conclusion pour la série, de la même manière que celle d’Entourage. C’est-à-dire une fête, littéralement ici, où on est embarqué par la reconstitution historique, le drame, la romance et l’humour. Bref, les vacances à Downton Abbey étaient toujours aussi délicieuses.

+

  • Retrouver le château de Highclere
  • Touche Downton Abbey
  • Drôle et émouvant
  • Ils m’avaient manqué

  • Ça reste trop léger pour être marquant
7/10

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