Critique : VisionQuest – E5&6 « Pare-feu »

« Ne m’en parle pas. Mon premier patron était lycéen. »

Fiche

TitreVisionQuest Titre VO–
RéalisateurVincenzo Natali ScénaristesChristopher Monfette (E5), Nicole Falsetti (E6)
Acteurs Paul Bettany, James Spader, Ruaridh Mollica, Todd Stashwick, Lauren Morais, T’Nia Miller, Orla Brady, Art Malik, Diane Morgan, Henry Lewis, Jonathan Sayer, Emily Hampshire
Saison1 Épisode5 et 6
Date de sortie28 / 10 / 2026 Durée48 mn (E5) et 57 mn (E6)
GenreAction, Aventure, Drame, Science-fiction, Thriller ChaîneDisney+

Ultron et Jocaste unissent leurs forces. Lisa aide Vision à ne pas être capturé.

Critique

Oh, un petit coup de mou, cette semaine, avec des épisodes moins punchants que d’accoutumée. Avant le grand final ?

« La vengeance est un pur divertissement. »

Tout d’abord, l’épisode 5, qui est quasiment un épisode bouteille. Trop fier de pouvoir ressortir l’expression que j’ai apprise en lisant le roman graphique Nos meilleurs amis, narrant la production de la série Friends par l’auteur de l’excellent Les Guerres de Lucas (je vous le conseille). En gros, il s’agit d’un épisode au budget très réduit où l’on n’implique généralement que quelques acteurs dans un décor unique, comme au théâtre, afin de bénéficier d’un plus gros budget sur les autres épisodes. Si généralement, ces limitations stimulent les scénaristes pour accoucher d’un texte pépite, ce n’est pas le cas ici, à mon goût.

Quoiqu’il en soit, être coincé dans une « bouteille », c’est l’occasion rêvée pour Ultron de draguer Jocaste. Une séduction qui prend d’ailleurs deux épisodes avant d’arriver à sa conclusion avec, au passage, une séquence SM où je ne savais pas où me mettre. Chaud lapin, le Ultron ! Bref, malgré quelques fulgurances, notamment visuelles, j’ai trouvé cet épisode un peu longuet jusqu’à cet échange cocasse au parloir qui amène un dénouement où l’enfer promet de se déchaîner avec la mention de Madripoor.

Soulignons tout de même l’excellente blague du livre lu par Ultron. Le showrunner Terry Matalas en a pris des photos et on peut voir le soin vraiment apporté aux détails. Dingue.

« Keanu ne joue pas un nommé “Speed” »

L’épisode 6 reprend des rails plus classiques avec son lot de moments forts, d’idées et de punchlines. Évidemment, impossible de ne pas mentionner le savoureux échange entre Vision et Édith :

  • Vision : « J’ai un mal de chien à piloter des jeunes ! »
  • Édith : « Ne m’en parle pas. Mon premier patron était lycéen. »

Mais mentionnons également l’improbable échange entre Tommy et Paladin :

  • Tommy : « Vous m’avez changé… En quoi, déjà ? Speed ? »
  • Paladin : « … Speed ? »
  • Tommy : « Vous savez, Keanu, le bus, la bombe. »
  • Paladin : « D’abord, Keanu ne joue pas un nommé “Speed”, ni Nic Cage un nommé “The Rock”, ni Bruce Willis le détective “Die Hard”. Ensuite, c’est si le bus ralentit que ça saute. C’est l’inverse de Speed. »

Ah, là, là, ces jeunes ! Toute une éducation cinématographique à faire.

Un retour, mais pas celui attendu

Par la suite, sympa de retourner à Madripoor, mais toujours pas de nouvelles de Sharon Carter, alias Power Broker. Peu importe, on a un passage hilarant où ça parle logement et chèvres avec Diane Morgan, une IA bloquée dans une ferme de serveurs au Tadjikistan. Sans oublier le passage où Tommy et sa girlfriend sont enfermés dans le van de Paladin avec une « énigme » à résoudre. Qui a dit Saw ? Déjà que la bombe greffée dans le bras m’y faisait penser.

On a également les origines et les ambitions de Jocaste. Bon, de ce côté, rien de transcendant à retenir : des ambitions louables, mais évidemment perverties. Un Ultron/Thanos bis, quoi.

En revanche, Vision qui menace la fille de Paladin, ça, c’est quelque chose. Tout comme le retour de Raza avec quelques années et quelques kilos en plus. En même temps, on ne l’avait plus vu depuis 2008, dans le premier Iron Man. Presque vingt ans ! Et aussi le moment le plus fort de cet épisode à mes yeux. Celui où le commanditaire semble comme arrêter le temps et fige les protagonistes. Un moment à la lisière du terrifiant (je m’étais cru devant Alan Wake), d’autant plus que ses motivations sont bien troubles.

Le tout se termine par un émouvant passage où Ultron goûte pour la première fois au whisky, puis le baiser des machines. Deux virginités perdues d’un coup. Jamais je n’aurais cru voir un plan comme le dernier de l’épisode, à la fois romantique et effrayant.

Par , un peu triste en se rappelant qu’il ne reste plus que deux épisodes.

Conclusion

Si le côté « épisode bouteille » du cinquième épisode tire un peu trop sur la corde avant son twist, l’épisode 6 rappelle tout le sel de la série. Entre clins d’œil cinématographiques, punchlines bien senties, passage génial avec Diane Morgan et conclusion romantique et flippante, la transition est idéale avant de lâcher les fauves.

+

  • Ces punchlines toujours aussi magiques
  • Une romance… effrayante
  • La séquence avec Diane Morgan

–

  • Un ventre mou, même si assumé
8/10
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