Un vent de folie visuelle
Fiche
| Titre | L’île des souvenirs | Titre VO | Forgotten Island |
|---|---|---|---|
| Réalisateurs | Joel Crawford, Januel Mercado | Scénaristes | Joel Crawford & Januel Mercado |
| Acteurs | H.E.R., Liza Soberano, Dave Franco, Jenny Slate, Manny Jacinto, Dolly de Leon, Jo Koy, Ronny Chieng, Kevin McCann, Lea Salonga | ||
| Date de sortie | 21 / 10 / 2026 | Durée | 1h 49 |
| Genre | Action, Animation, Aventure, Comédie, Famille, Fantastique, Musical, Mystère | Budget | 80 000 000 $ |
Pendant qu’elles passent une dernière soirée ensemble avant de s’engager sur des voies différentes, Jo et Raissa, amies depuis toujours, trouvent un portail mystérieux qui les transporte sur Nakali, une île mythique peuplée de créatures magiques dont leurs familles philippines leur ont parlé. Alors qu’elles cherchent à rentrer chez elles, Jo et Raissa découvrent que leurs souvenirs sont en péril. Réussiront-elles à quitter l’île avant de s’oublier l’une l’autre ?
Critique
Le point qui me branchait le plus avec le nouveau long-métrage de DreamWorks, L’Île des souvenirs, c’était l’idée de retrouver le style de Le Chat Potté 2 : La Dernière Quête (2022). À savoir, une patte graphique s’autorisant de jolies envolées artistiques pour mieux flatter la rétine.
Pour le coup, j’ai été plus que servi, car ça pète dans tous les sens ! En plus de l’animation 3D classique, on croise des séquences en 2D et, surtout, une foule d’idées visuelles assez folles (un visionnage n’est clairement pas suffisant pour tout saisir) et souvent sincèrement drôles. C’est un peu le concept d’un anime comique en 3D doté des moyens d’un studio hollywoodien. Bref, sur ce plan-là, je n’ai pas été déçu.
Une claque visuelle au scénario trop prévisible
Par contre, là où ça coince un peu, c’est au niveau d’une histoire à la prévisibilité assez rageante. Bon, ok, on est devant un film pour enfants, mais tout de même. Lorsqu’une intrigue repose sur un mystère, il est frustrant de deviner tout le déroulé du film dès que les enjeux sont posés. Sans compter un « croque-mitaine » manquant de tranchant, s’apparentant à un simple croisement entre la déesse Te Fiti de Vaiana et Le Loup du Chat Potté 2.
Heureusement, le film nous offre une galerie de personnages attachants, avec une mention spéciale pour le bébé de 200 ans, ainsi qu’une belle et touchante réflexion autour de l’amitié (les scénaristes-réalisateurs Joel Crawford et Januel P. Mercado se sont d’ailleurs inspirés de leur propre relation nouée en travaillant sur Kung Fu Panda 2) et des souvenirs. Le tout agrémenté d’une touche philippine qui insuffle un peu d’originalité au bestiaire… si on peut appeler ça ainsi.
Par Christophe Menat, qui en attendait un peu plus.
Conclusion
|
Malgré une intrigue beaucoup trop prévisible, DreamWorks signe ici une œuvre attachante. Portée par une patte artistique de haute volée et un joli cœur battant autour de l’amitié et du folklore philippin, L’Île des souvenirs mérite qu’on y fasse un tour. À défaut de surprendre, elle en met au moins plein les yeux tout en donnant un grand sourire. |
|
|
+
|
–
|
| 7/10 | |