Nova mais déjà-vu ?
Fiche
| Titre | Cyberpunk: Edgerunners | Titre VO | – |
|---|---|---|---|
| Créateur | Bartosz Sztybor | ||
| Acteurs | KENN, Aoi Yuki, Hiroki Touchi, Michiko Kaiden, Takako Honda, Wataru Takagi, Tomoyo Kurosawa, Kazuhiko Inoue, Yurika Hino, Kenjiro Tsuda | ||
| Saison | 2 | Nombre d’épisodes | 10 |
| Date de sortie | 20 / 10 / 2026 | Durée | 26 à 30 mn |
| Genre | Action, Animation, Aventure, Drame, Science-fiction, Thriller | Chaîne | Netflix |
Un ancien edgerunner en proie à la cyberpsychose et un survivant solitaire au passé tourmenté voient leurs histoires débuter aux antipodes de Night City.
Critique
Cyberpunk: Edgerunners avait délivré une excellente histoire qui était marquée par un final épique. Un final qui, je le sens bien, a traumatisé un paquet de monde. En tout cas, perso, j’en ai encore des flashbacks et il a même fallu que je relance Cyberpunk 2077 pour accomplir ma vengeance.
Dès lors, l’accueil d’une deuxième saison se fait toujours avec un mélange d’excitation et d’appréhension. D’autant plus qu’il s’agit d’une histoire indépendante. J’ai encore des sueurs froides quand je me remémore le grand écart de qualité entre la première saison de True Detective et la seconde.
Au passage, pour situer cette histoire indépendante, la première saison de Cyberpunk: Edgerunners se déroule en 2075-2076, le jeu vidéo Cyberpunk 2077 se positionne (oh surprise) en 2077 et Cyberpunk: Edgerunners 2 prend place après, en 2078.
2078 : nouvelle année, nouveaux edgerunners
Cette deuxième saison marque une rupture par rapport à la première. On quitte le point de vue unique d’un personnage pour en suivre quatre en simultané, ce qui offre une intrigue plus rythmée. D’autant plus que les auteurs ont eu la bonne idée de faire du personnage de Roman, 12 ans, un cinéphile, permettant des inserts stylés (format 4/3 avec filtre old school) de ses films. Clairement, nova ! Surtout, on dispose de trois générations, des jeunes, un adulte et un vieux briscard, ce qui renforce davantage le split de points de vue.
Au niveau graphique, j’ai beaucoup aimé l’animation qui se paye le luxe d’excentricités toujours bien vues et qui donne beaucoup de cachet à l’ensemble. D’autant plus que, contrairement à la première saison, la majorité des événements se déroule en plein soleil. Par contre, j’ai quelques petits bémols. Parfois, le dessin manque de détails, comme s’il n’y avait pas eu le temps d’approfondir, et il y a une sensation régulière de vide à Night City, comme si on parlait d’un petit village. Je ne sais pas si c’était une volonté artistique, mais j’ai trouvé ça bizarre et je ne me rappelle pas de défauts similaires pour la première saison.
Night City nous brise encore le cœur
Moins convaincu par l’histoire, par contre, qui regorge beaucoup trop d’éléments déjà abordés dans le jeu vidéo, comme le Tueur d’Âmes (déjà la base du jeu original), le combat final qui rappelle un passage marquant de Phantom Liberty (et qui n’arrive pas à la cheville de celui de la première saison) et King qui vit un destin digne de la « vraie » fin du jeu.
Heureusement qu’il y a la passion du cinéma de Roman et la condition de Talia pour amener un peu d’originalité. Malgré tout, j’ai fini par m’attacher à ces personnages qui disposent d’une vraie personnalité, au point d’être ému dans les dernières minutes de la saison. De toute façon, je ne refuserai jamais une balade dans Night City. Même si cette ville finit toujours par me briser le cœur.
Par Christophe Menat, espérant une histoire plus surprenante pour le troisième s’il se fait.
Conclusion
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Moins marquante et émotionnellement dévastatrice que la première saison, Cyberpunk: Edgerunners 2 réussit tout de même son virage narratif grâce à la multiplication des points de vue et quelques superbes trouvailles visuelles. L’histoire souffre d’un sentiment de déjà-vu pour les joueurs de Cyberpunk 2077, mais l’attachement aux personnages et le charme tragique de Night City font que le contrat reste rempli. |
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| 8/10 | |