Critique : Stranger Things 3

Bannière de la série Stranger Things 3 créée par Matt Duffer et Ross Duffer

Mûrir ou mourir

Fiche

TitreStranger Things 3Titre VO
CréateursMatt Duffer, Ross Duffer
ActeursWinona Ryder, David Harbour, Finn Wolfhard, Millie Bobby Brown, Gaten Matarazzo, Caleb McLaughlin, Noah Schnapp, Sadie Sink, Natalia Dyer, Charlie Heaton, Joe Keery, Dacre Montgomery, Maya Hawke, Priah Ferguson, Cara Buono
Saison3Nombre d’épisodes8
Date de sortie04 / 07 / 2019Durée49 à 77 mn
GenreDrame, Fantastique, Horreur, Mystère, Science fiction, ThrillerChaîne:Netflix

Critique

Attention, cette critique contient des spoilers…

Pour Stranger Things 3, les frères Duffer délaissent les saisons hivernales pour basculer en été. J’étais sincèrement emballé, à raison comme l’a prouvé le visionnage, par cette idée. Elle permet de redécouvrir nos héros. Ce n’est pas le seul changement que nous offre ce troisième chapitre.

L’Invasion de la Chose durant l’Aube Rouge

Pour commencer, un choc. Avec cet étranglement digne de Thanos sur Loki dans Infinity War. L’occasion de découvrir un nouveau méchant : le Terminator. Non, mais franchement, c’était absolument génial. Son duel avec Hooper offre des passages vraiment stylés. Il a juste manqué une attaque d’un commissariat pour que j’atteigne le septième ciel. Bref, on comprend très vite que les méchants de cette saison seront les Russes, façon L’Aube Rouge (j’ai pas vu l’original, que le remake). Ça a au moins le mérite d’apporter quelque chose de nouveau et d’assez cool.

Rayon monstre, c’est encore mieux. Le retour du flagelleur mental en mix de L’Invasion des profanateurs de sépultures et The Thing. J’avais adoré le flagelleur dans Stranger Things 2. Mais là, j’en suis littéralement tombé amoureux. Je l’ai trouvé délicieusement dégueulasse et ses attaques entre Evil Dead et Jurassic Park m’ont ravi le cœur.

J’ai aussi pu constater que les moyens ont franchi un cap. Les effets spéciaux sont d’excellentes factures. On est pratiquement au niveau d’un excellent blockbuster. Je suis curieux de connaître le budget, mais vu le secret de Netflix pour les chiffres… Mis à part pour dire que la saison a été un carton phénoménal avec 40,7 millions de foyers qui ont maté le show en quatre jours.

Russo Brothers et Duffer Brothers, même combat

Impossible de terminer le tour d’horizon des méchants sans parler de Billy. Alors là, il m’a scié. Déjà, dans la deuxième saison, il était captivant. Mais sur celle-ci, il surclasse tout. Jusqu’à me faire pleurer lors du climax. Bordel, c’était fort ce passage. Avec Eleven qui rappelle à Billy, les détails du meilleur souvenir de sa vie. Le tout avec Max derrière. Le pic émotionnel. J’ai mis du temps à m’en remettre par la suite. D’autant plus qu’ils en rajoutent une couche avec les émouvants adieux.

Le tour d’horizon des vilains fini, passons aux héros. Sans surprise, les meilleurs restent ceux qui étaient déjà les meilleurs. À savoir Hopper, Dustin (🎶 Ah neverending story 🎶), Steve, Elfe et Erica (merci pour son passage en mode Piège de Cristal, juste merci).

Will, malgré son arc intéressant sur le fait qu’il soit le seul du groupe à ne pas être en proie à ses hormones, m’a bien cassé les couilles avec ses incessants : « Poils hérissés sur la nuque, main qui la caresse et avertissement oral ». Une fois, c’est cool. Deux fois, bon. Au bout d’un moment, c’est lourd. Tout comme l’utilisation des pouvoirs d’Eleven. Les mecs ne peuvent plus rien faire sans elle. Plus curieux, quand tu vois qu’utiliser ses pouvoirs la fait saigner du nez. Je me suis dit que quand même, ça doit raccourcir pas mal sa durée de vie. Donc l’idéal serait d’éviter de les utiliser inutilement. Merci à Mike, d’ailleurs, de le souligner.

Ces deux points sont les seuls reproches que j’ai à faire sur cette saison. Pour le reste, j’ai été transporté au point de la finir en quatre jours ! Un exploit vu le peu de temps libre dont je dispose. C’est également un signe de sa qualité.

MVP : Robin

Un point sur la MVP de la saison. La nouvelle venue : Robin. Jouée par la fille d’Uma Thurman et Ethan Hawke, Maya Hawke, elle m’a ébloui. Le seul reproche que j’aurais à faire concernant son arc, c’est que son homosexualité sort de nulle part. Je l’ai senti comme si c’était un ajout de dernière minute. Des interviews m’ont confirmé cette impression. Ce n’était pas prévu à l’origine. Si ça m’a gêné sur le moment, c’est qu’on s’orientait vers une fabuleuse love story avec Steve façon Breakfast Club. Puis bam, d’un coup, on bifurque sur autre chose. Au moins, finalement, c’est une bonne idée pour la suite, car ça permet d’amener de la diversité. De plus, son amitié avec Steve risque de faire des étincelles comme le prouve la séquence du vidéoclub.

J’aime aussi le fait que la série fasse évoluer la dynamique entre les personnages. Les frères Duffer ont pris le risque de briser l’alchimie en séparant tout ce joli monde et en ne les réunissant que très peu. J’imagine bien que c’est également plus pratique d’un point de vue logistique – vu le nombre, pas mal aurait fait de la figuration – mais j’ai beaucoup aimé ce changement. Surtout que ça colle avec le thème de Stranger Things 3.

Pour terminer, une mention spéciale pour le centre commercial Starcourt. Franchement, c’était un lieu carrément génial. Ça a ravivé la flamme nostalgique. Qu’est-ce que j’ai pu traîner dans le centre commercial du coin durant mon adolescence…

Par qui cherche L’Histoire sans fin sur Netflix.

Conclusion

Une excellente saison, encore une fois, pour Stranger Things. Les frères Duffer ont l’intelligence de faire mûrir leurs personnages tout en amenant des nouvelles « situations hommages » pour un melting-pot absolument kiffant. Bref, le cocktail indispensable de l’été.

+

  • Évolution des personnages
  • Robin par Maya Hawke
  • Toujours aussi fun
  • Effets spéciaux de plus en plus convainquant
  • Méchants
  • Chanson
  • Émotions du dernier épisode
  • Passer en été
  • Terminator

  • Quelques trucs désagréables à droite et à gauche
9/10

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