Critique : Stuart Fails to Save the Universe – Saison 1

Quand Stuart se prend pour Rick Sanchez

Fiche

TitreStuart Fails to Save the Universe Titre VO–
CréateursChuck Lorre, Zak Penn, Bill Prady
Acteurs Kevin Sussman, Lauren Lapkus, Brian Posehn, John Ross Bowie
Saison1 Nombre d’épisodes10
Date de sortie25 / 09 / 2026 Durée15 à 25 mn
GenreComédie, Fantastique, Science-fiction ChaîneHBO Max

Le propriétaire de la boutique de comics, Stuart Bloom, est chargé de rétablir la réalité après avoir accidentellement brisé un appareil conçu par Sheldon et Leonard, provoquant ainsi une apocalypse du multivers.

Critique

Sur le papier, Stuart Fails to Save the Universe (littéralement « Stuart échoue à sauver l’univers ») avait tout pour me plaire. Certes, on parle de la troisième série spin-off de The Big Bang Theory (2007 – 2019) après Young Sheldon (2017 – 2024) et Georgie and Mandy’s First Marriage (depuis 2024) , mais c’est la première à aller à fond dans le délire en nous proposant du multivers autour d’un casting de seconds rôles de la série mère.

Le Rick et Morty live action de The Big Bang Theory

Bref, on pourrait pitcher cette série comme du Rick et Morty en live action chez The Big Bang Theory. À la création, on retrouve les papas de la série d’origine, Chuck Lorre et Bill Prady, accompagnés de Zak Penn. Ce dernier est un habitué des productions super-héroïques puisqu’il a signé (par contre, je ne crois pas qu’il en soit fier) les scénarios des films Elektra (2005), X-Men : L’Affrontement final (2006) et L’Incroyable Hulk (2008), mais également (là, ça va un peu mieux) de Ready Player One (2018) et Free Guy (2021).

Brisons la glace. Oui, les effets spéciaux sont ringards, mais cela ne m’a pas dérangé, car ça colle parfaitement au côté décalé de l’œuvre. Il n’y a qu’à voir l’épisode « Spoiler : On n’a pas réussi à avoir Green Lantern » où les costumes sont bien kitsch comme il faut.

Mon coup de cœur de cette saison va sans hésiter aux génériques servant à introduire chaque épisode. C’est le moment où les scénaristes se sont visiblement le plus amusés, poussant le vice jusqu’au message nous invitant à ne pas zapper l’intro. Encore heureux, car la durée des épisodes est riquiqui (CMB… euh, non, ça ne marche pas là). On a même un épisode de… 15 minutes !

Le multivers selon The Big Bang Theory

Concernant le reste, on est sur une structure à la Rick et Morty où l’on découvre un nouvel univers loufoque à chaque épisode. Si les trois premiers chapitres livrent de gros morceaux (au point que j’avais accueilli l’annonce rapide du renouvellement pour une deuxième saison avec enthousiasme) avec des caméos sympathiques, notamment parce qu’on ne sait pas trop où l’intrigue va nous mener, la série patine malheureusement par la suite en n’arrivant pas vraiment à se renouveler au-delà du concept.

Grosso modo, une fois passée la découverte de la particularité de l’univers, on s’ennuie assez vite. La faute à une intrigue de fond peu intéressante, à des blagues convenues et à une dynamique de groupe qui finit par tourner en rond (ils n’ont pas réussi à les étoffer au-delà de leurs clichés de personnages secondaires). Un peu comme des potes qui n’ont plus rien à dire après une semaine de vacances et qui sont forcés de rester collés ensemble.

Mention spéciale tout de même au final, qui m’a donné l’impression de revoir le dernier épisode de She-Hulk : Avocate pour son délire résolument méta.

Par qui espère un sursaut de qualité pour la saison 2.

Conclusion

Stuart Fails to Save the Universe avait un concept en or et fait un démarrage canon, mais s’essouffle bien trop vite. Ça se laisse regarder si on aime la franchise et les délires méta, mais la série devra clairement se muscler pour la saison 2 sous peine de finir avalé par Alioth.

+

  • Les génériques d’ouverture
  • Le concept

–

  • Un essoufflement rapide
  • Un fil rouge faiblard
  • Une dynamique de groupe stagnante
8/10
La première bande-annonce
La deuxième bande-annonce

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