Drôle de zèbre, grande série
Fiche
| Titre | Paul, la série | Titre VO | – |
|---|---|---|---|
| Créateur | Paul Mirabel | ||
| Acteurs | Paul Mirabel, Abraham Wapler, Enya Baroux, Eva Huault, Marine Leonardi | ||
| Saison | 1 | Nombre d’épisodes | 6 |
| Date de sortie | 02 / 10 / 2026 | Durée | 29 à 34 mn |
| Genre | Comédie, Drame | Chaîne | Amazon Prime Video |
À presque 30 ans, Paul Mirabel vient de vendre à Amazon l’enregistrement de son spectacle et un documentaire sur sa vie. Problème, il a passé plus de temps sur sa PlayStation qu’à travailler et n’a aucune image d’archives. Bref, il a menti. Jusqu’où ce coup de bluff le mènera-t-il ? Ajoutons à cela un amour de jeunesse qui refait surface, parce qu’un problème n’arrive jamais seul…
Critique
Ma première vraie rencontre avec Paul Mirabel (au-delà des extraits qui tournent en boucle sur les réseaux) s’est faite lors de son passage dans la saison 3 de l’émission LOL : qui rit, sort !. Une participation dont il n’était pas sorti franchement grandi (heureusement, il s’est bien rattrapé depuis en y retournant en duo avec Alban Ivanov).
J’ai ensuite découvert son très sympathique spectacle Zèbre. Mais je ne vais pas vous cacher que j’étais un peu effrayé à l’annonce d’une série dont il tiendrait la tête d’affiche, surtout au vu de son jeu d’acteur… disons, catastrophique dans le film Prime Video (encore eux) Classico. Mais bon, le film en lui-même était tellement mauvais, donc je lui accordais des circonstances atténuantes !
Oubliez le Classico
Et j’ai bien fait, car Paul, la série est clairement une petite pépite. Décidément, on est gâtés niveau fiction française en ce moment, surtout après l’excellente Surveillant ! sur la plateforme concurrente. Le plus fort (ou triste ?), c’est quand même d’y retrouver deux de ses acteurs : Eva Huault et Jeremy Nadeau.
Dans Paul, la série, il n’est pas question de faux documentaire, mais on n’en est pas loin avec cette volonté de brouiller les pistes de la réalité via l’autofiction. C’est une série sur Paul Mirabel, qui s’inspire de sa propre vie, mais où tout est évidemment bien mitonné pour nous rendre accros.
Force est de constater que j’ai adoré. Rien que pour Marine Leonardi (dont je savoure les déboires de maman sur ses réseaux sociaux), géniale dans son rôle d’agent complètement frappée qui met Jérémy Ferrari sur un piédestal. Ce dernier s’offre d’ailleurs deux excellentes petites apparitions, et il n’est pas le seul guest savoureux !
Paul fait un Five
Le point de départ est un grand classique (bien qu’invraisemblable) : Paul n’a pas la moindre ligne pour son nouveau spectacle alors que la première est dans six semaines (pile-poil le nombre d’épisodes, tiens, tiens). Du coup, son best friend lui concocte des plans — foireux, évidemment — afin de nourrir son inspiration. Partant de là, la série déploie une structure classique mais d’une redoutable efficacité, portée par ses deux fils rouges (la love interest et la création du spectacle), sans oublier une délicieuse autodérision.
Plus étonnant encore : Paul Mirabel est convaincant comme acteur. En même temps, il se joue lui-même… ou, pour être plus précis, il joue le personnage lunaire qu’il incarne depuis un bout de temps sur scène. L’inverse aurait été un peu flippant ! Néanmoins, il réussit à insuffler de vraies émotions, et ça, ce n’est pas donné à tout le monde. Il faut tout de même avouer qu’il est extrêmement bien entouré, notamment par son meilleur pote dont l’énergie n’est pas sans rappeler celle de François Civil dans Five (on notera mon titre, dont je suis un peu fier, qui fait aussi référence à la passion du football de Paul, qui va jusqu’à nous offrir un passage au stade de la Mosson).
Au final, j’ai dévoré ces six épisodes avec un sourire béat collé sur le visage tout du long. Je ne demande désormais qu’une seule chose : une saison 2 ! Par contre, je ne remercie pas l’équipe pour la chanson du générique : impossible de m’en débarrasser !
Par Christophe Menat, qui le répète : « déconnez pas pour la saison 2 ! ».
Conclusion
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Typiquement le genre de petite pépite qu’on lance le soir par simple curiosité une fois la maison calme, et qu’on finit par dévorer avec un grand sourire béat jusqu’au générique final. Bref, une autofiction drôle et attachante, porté par un étonnant Paul Mirabel. |
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| 8/10 | |