Critique : John Wick Parabellum

Affiche française du film John Wick Parabellum réalisé par Chad Stahelski, d’après un scénario de Derek Kolstad, avec Keanu Reeves

Les morts continuent de s’entasser

Fiche

TitreJohn Wick ParabellumTitre VOJohn Wick: Chapter 3 – Parabellum
RéalisateurChad StahelskiScénaristesDerek Kolstad, Shay Hatten, Chris Collins, Marc Abrams
ActeursKeanu Reeves, Halle Berry, Ian McShane, Laurence Fishburne, Mark Dacascos, Lance Reddick
Date de sortie22 / 05 / 2019Durée2h 10
GenreAction, Crime, ThrillerBudget55 000 000 $

John Wick a transgressé une règle fondamentale : il a tué à l’intérieur même de l’Hôtel Continental. « Excommunié », tous les services liés au Continental lui sont fermés et sa tête mise à prix. John se retrouve sans soutien, traqué par tous les plus dangereux tueurs du monde.

Critique

Pardon, un nouveau John Wick ? C’est par où, la salle ? Merci ! D’ailleurs, tant que j’y pense, pour ceux qui ont oublié l’histoire ou qui veulent embrayer directement en troisième vitesse, Keanu Reeves la résume en une minute top chrono.

Meilleur que le second

Inutile de vous préciser que j’adore John Wick. Enfin, surtout le premier épisode qui m’avait ébloui. La suite, même si j’ai aimé, m’avait moins enthousiasmé. Malheureusement pour moi, John Wick Parabellum est dans la lignée du second. En gros, beaucoup d’action mais pas des masses de suspense et d’émotion.

Néanmoins, me concernant, ce troisième épisode est meilleur. Notamment pour une chose : une galerie de personnages secondaires plus intéressante avec une mention spéciale aux nouveaux venus Sofia (Halle Berry) avec ses deux chiens, Zero (Mark Dacascos) et l’adjudicateur (Asia Kate Dillon – encore un transfert du Orange Is the New Black FC après Ruby Rose).

Des nouveaux venus mémorables

La première, en plus d’une bonne dynamique avec John Wick et d’être excellente au rayon chorégraphie, permet de découvrir des gunfights originaux car impliquant des chiens. Quand en plus, on fait des blagues sur le fait que toute cette histoire a commencé par la mort d’un chiot, je dis banco !

Le second m’a bien plu. Jouant, au début, sur l’aura mystérieuse et badass de Mark « Crying Freeman » Dacascos, il se révèle être un antagoniste, je peux le dire, mémorable. Même si pas dans le sens que j’attendais. Inutile de préciser que le gars tient plus que la route quand il s’agit de combattre.

Quant à la dernière, zéro combat au compteur, mais une présence qui pèse. Une absolument délicieuse tête à claques. Typiquement, le genre de personnages qu’on a envie de voir crever à cause de son arrogance et de ses manières. Donc c’est un gros oui pour moi !

Renfort d’humour ?!

Pour le reste, difficile d’être surpris par John Wick Parabellum. On retrouve ce qui a marché dans le second en allant encore plus loin dans l’action. Avec un grand renfort d’humour. Je ne me souvenais pas si c’était aussi drôle dans le second. Le premier ne l’était pas, c’est sûr. Du coup, j’étais clairement surpris. Les mecs se font carrément plaisir en reprenant une réplique culte de Matrix (j’ai rugi de plaisir).

Côté mythologie, comme pour le second, pas de grosses innovations, mais des éléments ajoutés qui lui donne pas mal de charme.

Pour l’amour des cascades…

Passons maintenant au nerf de la guerre. L’action. Contrairement au second épisode, j’ai pris soin d’éviter toutes les vidéos et bandes-annonces (mise à part la première) afin de conserver le plaisir de la découverte. Ça valait le coup, car j’en ai eu.

En plus des combats de chien, on peut ajouter des combats impliquant des chevaux et un livre. On sent l’amour pour les cascades derrière la caméra. Les mecs se lâchent clairement et balancent des tonnes d’idées. Plusieurs fois, j’ai souri devant l’ingéniosité d’une cascade comme si on était devant un slasher et qu’on découvrait un meurtre original. Petit coup de cœur pour la fusillade finale.

… mais un peu trop

Bémol. Certaines scènes d’action s’étirent beaucoup trop en longueur. La narration est mise de côté pour multiplier les plans montrant une cascade cool. C’est surtout flagrant sur celle du duo John / Sofia. Ok, c’est cool d’impliquer des chiens, mais ça part trop en couilles et la narration est éclatée. Je n’aime pas trop ça. Ça me donne l’impression d’être devant un best-of ou une vidéo de démonstration de cascadeurs.

Autre bémol. Keanu Reeves galère sévère, comme d’habitude, quand il s’agit de combattre à mains nues (à cause de son jeu aux pieds). Surtout, quand on lui met dans les pattes, deux stars de The Raid : Cecep Arif Rahman et Yayan Ruhian. Tu sens bien que les spécialistes sont obligés de se freiner pour ne pas le pulvériser. Au moins, on peut sentir durant leur combat qu’il y a un certain respect.

Que dire d’autres ? Ah oui. J’ai beau adorer John Wick. Mais je suis moins épaté que devant un The Raid ou encore le récent The Night Comes for Us. Au moins, le film de Chad Stahelski a le mérite de la diversité. S’il peine durant les combats à mains nues, il éclate tout sur le reste surtout pour le Gun-fu où il est le modèle du genre.

Par chaud pour le quatrième chapitre, le23 mai 2019.

Conclusion

John Wick Parabellum est une suite dans la lignée du second chapitre. Misant avant tout sur l’action, le long-métrage de Chad Stahelski a le mérite d’offrir des séquences diversifiées et spectaculaires auxquelles on ne peut reprocher que d’oublier de temps en temps la narration et de souffrir d’un Keanu Reeves pas aussi à l’aise dans les combats que ses opposants. Personnellement, je l’ai davantage apprécié que le deuxième chapitre grâce à une meilleure galerie de personnages secondaires et un excellent humour, mais le premier reste mon préféré.

+

  • Cascades fourmillant d’excellentes idées
  • Gun-fu toujours aussi efficace
  • Nouveaux venus : Sofia, Zero et l’adjudicateur
  • Très drôle de temps en temps
  • Mythologie enrichie
  • Décors stylés

  • Scènes d’action parfois trop longues et sans queue, ni tête
  • Keanu Reeves à mains nues, ça tient moins bien la route
7/10

Publicités
A propos de l'auteur : (2785 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

Tu kiffes l'auteur ? Suis-le sur : Twitter ou Facebook.