Critique : The Night Comes for Us

Massacre à la main

Fiche

TitreThe Night Comes for UsTitre VO
RéalisateurTimo TjahjantoScénaristeTimo Tjahjanto
ActeursJoe Taslim, Iko Uwais, Julie Estelle
Date de sortie19 / 10 / 2018 (Netflix)Durée2h 01
GenreAction, Arts Martiaux, ThrillerBudget

Après avoir épargné la vie d’une jeune femme lors d’un massacre, un assassin d’élite de la Triade se retrouve la cible de gangsters meurtriers.

Critique

Depuis le diptyque The Raid, j’avais un peu lâché l’affaire concernant les films d’arts martiaux, pourtant ce n’est pas ce qui manque chez Netflix. Néanmoins, je ne pouvais pas manquer celui-ci, car on retrouve beaucoup des films de Gareth Evans.

Le film d’arts martiaux gore

Première chose qui frappe dans The Night Comes for Us : l’ultra violence. Ce long-métrage, c’est l’improbable mélange entre le genre arts martiaux énervés et celui horrifique franchement gore (l’interdiction aux moins de 18 ans préconisé par Netflix est amplement mérité). Encore maintenant, je reste totalement épaté par la maestria de l’équipe. Ils ont vraiment réussi un équilibre parfait entre les deux domaines. Dès lors, on bénéficie de scènes d’action semblant sortir d’une page de comics où les membres volent, où le sang gicle et où les intestins se déversent.

Inutile de préciser au vu du casting, Iko Uwais, Julie « Hammer Girl » Estelle et Joe Taslim, que les chorégraphies sont parmi le top du genre. Ridiculisant le cinéma américain. Certaines cascades sont simplement oufs. Des mecs sont cramés et pas une once d’images de synthèse. N’empêche que je me dis qu’un tel film serait impossible à faire sur le sol américain sans se prendre des procès à la chaîne. Je ne peux pas imaginer qu’ils n’aient pas pris un abonnement à l’hôpital du coin vu tout ce que prennent les cascadeurs.

Indigestion martiale

Néanmoins The Raid 2 reste au-dessus dans ce domaine pour une simple raison. Il n’y a que peu de diversité dans le film de Timo Tjahjanto. Si le début m’a éclaté comme jamais, plus les minutes défilaient, plus je ressentais une certaine lassitude. En effet, malgré la présence de quelques boss sympathiques comme la géniale Hannah « Elena » Al Rashid, on a tout le temps l’impression de revoir les mêmes combats. Dès lors, j’ai fini par m’emmerder un peu. D’autant plus que le scénario est davantage un prétexte qu’autre chose même s’il y a un background sympa et que la réalisation n’est pas aussi inspirée que chez Evans. Les acteurs n’arrivent pas non plus à relever le niveau. Joe Taslim, l’interprète du héros, a un jeu d’acteur assez moyen. Heureusement, le très bon combat final permet de finir sur une bonne note.

Il n’empêche qu’en ayant enchaîné Le bon apôtre, Errementari: Le Forgeron et le Diable, Aucun homme ni dieu et le film du jour, je suis ravi que Netflix existe car ces films n’auraient jamais pu sortir au cinéma, voir même en France, et je suis ravi de pouvoir profiter de bobines aussi généreuses car non censurées.

Par ravi de ce mois d’octobre sur Netflix, le23 octobre 2018.

Conclusion

La fusion parfaite entre le film d’arts martiaux et le film d’horreur. The Night Comes for Us propose les combats les plus violents que je n’ai jamais vu et se paye le luxe d’être parfait dans l’équilibre entre les chorégraphies et les effets gores. Une claque magistrale malheureusement pénalisée par une histoire « prétexte » rarement passionnante et une certaine répétition dans les scènes d’action qui n’ont pas la diversité de celles de The Raid 2 (mon modèle). Il n’empêche que le cinéma américain est totalement ridiculisé sur ses scènes de combat.

+

  • Chorégraphies excellentes
  • Effets gores épatants et jamais forcés
  • Boss assez fun

  • Répétitif
  • Histoire pas vraiment emballante
7/10

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A propos de l'auteur : (2954 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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