Critique : Obsession

La claque horrifique surprise de 2026 !

Fiche

Titre Obsession Titre VO
Réalisateur Curry Barker Scénariste Curry Barker
Acteurs Michael Johnston, Inde Navarrette, Cooper Tomlinson, Megan Lawless, Andy Richter
Date de sortie13 / 05 / 2026 Durée1h 48
GenreHorreur, Romance, Thriller Budget1 000 000 $

Et si vous pouviez réaliser votre rêve le plus fou ? Un jeune introverti met la main sur un objet magique capable d’exaucer n’importe quel souhait. Son crush de toujours tombe alors raide dingue de lui… jusqu’à l’obsession la plus totale. Faites attention à ce que vous souhaitez !

Critique

Chaque année, on a droit à un film qui sort de nulle part et qui éclate tout au niveau des critiques et du box-office. En 2026, le grand gagnant à ce jeu semble clairement être Obsession.

De YouTube aux 84 millions de dollars

Pour l’histoire, on parle d’un film d’horreur produit pour moins d’un million de dollars, avec un tournage express de 20 jours par un petit jeune, Curry Barker (26 ans, le gars). Ce dernier s’est fait connaître via YouTube avec des sketchs « That’s a Bad Idea », puis il a commencé à faire des courts-métrages avant de basculer sur un moyen-métrage, Milk & Serial (2024), qui a fait sensation et qui lui a permis de débloquer des fonds pour faire son premier long-métrage, Obsession donc.

Ce film, où il est scénariste, réalisateur et monteur tout en donnant de sa voix lors d’une petite scène, a fait sensation et a mené à une bataille d’enchères qui a été gagnée par Focus Features pour 15 millions de dollars, au nez d’A24 et NEON. La suite, c’est le scénario de rêve avec 84 millions de dollars au box-office mondial après son deuxième week-end ! 84 MILLIONS… Quand on sait que le budget est de moins d’un million…

J’avoue que je m’attendais à être un peu déçu. C’est souvent comme ça quand un film du style débarque avec une excellente réputation. On ne peut pas s’empêcher de se hyper en oubliant ses origines et bam, sortie de la salle obscure avec la mine toute tristounette. Mais pas pour Obsession.

La performance d’Inde Navarrette va nous hanter longtemps

Le pitch de départ est très basique. Un mec méga amoureux, pour ne pas dire obsédé, d’une fille, mais qui n’arrive pas à lui déclarer sa flamme, tombe sur un bidule qui lui permet d’exaucer un vœu. Le mec n’y croit pas trop mais demande à ce que la fille l’aime plus que tout. Et là… c’est la bascule.

La grande force du film de Curry Barker est de se concentrer sur le point de vue de Bear, son personnage principal, pour mieux instaurer une atmosphère pesante et flippante, sans être dénuée d’humour noir. Si le film demeure aussi délicieusement efficace, il le doit beaucoup à la performance exceptionnelle de l’actrice Inde Navarrette. Cette dernière est tout simplement phénoménale, avec des expressions faciales scotchantes (dédicace à la porte d’entrée). Difficile de sortir un moment en particulier tant toute sa prestation est mémorable, mais j’avoue avoir un petit faible pour la lecture du roman de son personnage autour d’Hansel et Gretel qui fait bien froid dans le dos.

Une pépite imprévisible qui fait un bien fou au cinéma de genre

Curry Barker réussit également à brosser quatre personnages qui agissent toujours de manière crédible. Pas une seule fois je ne me suis retrouvé à me dire que, comme dans la majorité des films d’horreur, le comportement de tel personnage est aberrant. Il dresse aussi un portrait intéressant de son héros, en réussissant à le rendre humain avec ses qualités et ses défauts. Bear est loin d’être lisse.

Et on ne s’arrête toujours pas là au rayon des qualités, car il faut également souligner l’excellence de sa réalisation qui, tout en étant sobre, réussit à distiller une atmosphère angoissante (mention spéciale au décor de l’appartement de Bear), tandis que ses moments horrifiques sont toujours de grands moments. En plus, certains sont totalement inattendus, faisant d’Obsession un film assez imprévisible, et c’est génial de le dire.

Au final, je reprocherais juste au film un démarrage diesel et quelques micro-longueurs, mais on finit par les oublier tant l’expérience vaut le détour. Et puis, ces longueurs permettent surtout d’installer la situation et les personnages en rendant le tout le plus crédible possible.

Par , chaud pour Anything But Ghosts, le prochain Curry Baker.

Conclusion

Malgré quelques micro-longueurs (toutefois nécessaires pour bien poser l’ambiance), Obsession est la claque horrifique surprise de 2026. Curry Barker prouve qu’avec moins d’un million de dollars, un script solide et des acteurs investis, on peut terrasser les blockbusters au box-office. Bref, ne passez pas à côté : vous ne regarderez plus jamais l’amour de la même manière.

+

  • La performance phénoménale d’Inde Navarrette
  • Une tension imprévisible
  • Flippant avec un humour noir réussi
  • Comportements des personnages crédibles

  • Un démarrage un poil diesel
8/10
La bande-annonce VF
La bande-annonce VOST
S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire