Critique : Rooster – Saison 1

Steve Carell fait son Ted Lasso

Fiche

TitreRooster Titre VO
CréateursBill Lawrence, Matt Tarses
Acteurs Steve Carell, Danielle Deadwyler, Phil Dunster, Charly Clive, Lauren Tsai, John C. McGinley
Saison1 Nombre d’épisodes10
Date de sortie10 / 05 / 2026 Durée30 à 33 mn
GenreComédie ChaîneHBO Max

Greg Russo, un auteur à succès surnommé « Rooster », rejoint le corps enseignant d’une université pour soutenir sa fille, Katie, dont la vie s’effondre après un scandale conjugal public.

Critique

Après le décevant Space Force (2020 – 2022), j’étais à la fois inquiet et enthousiaste à l’idée de retrouver Steve Carell en tête d’affiche d’une série comique.

Dans cette nouvelle production, Steve Carell incarne Greg, un auteur de romans à succès autour du personnage de « Rooster ». À la manière du chef d’œuvre de Philippe de Broca, Le Magnifique (1973), Greg s’est créé un double fantasmé. Mais le véritable sujet de la série est ailleurs, il repose sur l’arrivée de Greg sur le campus où sa fille enseigne, afin de la soutenir dans un moment houleux de sa vie.

Une deuxième saison déjà commandée

L’accueil du public a été excellent, avec 2,4 millions de téléspectateurs américains lors des trois jours suivant sa sortie le 8 mars. Cela en fait le meilleur démarrage pour une comédie HBO aux États-Unis depuis plus de dix ans. Il n’est donc pas étonnant d’apprendre qu’une deuxième saison a été commandée à peine un mois plus tard.

Derrière cette série, on retrouve Bill Lawrence, le créateur de Scrubs, et Matt Tarses, scénariste sur cette dernière. À noter que Lawrence est également le co-créateur de Ted Lasso et Shrinking. Bref, un homme qui maîtrise son sujet.

De la série médicale loufoque, on retrouve d’ailleurs l’inoubliable interprète du Docteur Cox, John C. McGinley (qui fait d’ailleurs une apparition bien trop fugace à mon goût dans le revival de Scrubs). Il incarne ici le président de l’université obsédé par les saunas et demeure l’un des nombreux personnages attachants qui peuplent l’univers de Rooster. J’ai également noté la présence de Phil Dunster, que j’ai mis longtemps à reconnaître alors qu’il incarnait Jamie Tartt dans Ted Lasso. Il joue ici le rôle du gendre détestable. Comme avec Jamie, Dunster parvient à exposer les fêlures de son personnage, ce qui le rend touchant malgré son côté hautain et agaçant.

Steve Carell à son meilleur pour le créateur de Scrubs et Ted Lasso

Tout ce microcosme interagit pour donner naissance à des scènes cocasses, portées par une écriture fine et un humour pince-sans-rire, même si l’on peut compter sur quelques gags physiques pour pousser Greg à sortir de sa solitude imposée.

Cela confère à la série un aspect feel-good fort sympathique. Chaque épisode était mon petit moelleux au chocolat de la semaine (j’étais parti pour utiliser la métaphore du bonbon, mais je n’aime pas ça, alors que le moelleux au chocolat… miam !).

D’autant plus qu’une vraie sincérité se dégage de l’ensemble, notamment grâce à Steve Carell qui trouve ici l’un de ses meilleurs rôles. Sa mélancolie globale permet à la série d’émouvoir autant qu’elle fait rire.

Bref, une jolie réussite que je ne peux que vous conseiller si vous avez envie de vous détendre.

Par chaud patate pour la nouvelle saison de Ted Lasso.

Conclusion

Entre le génie du créateur de Scrubs et Ted Lasso et un Steve Carell au sommet, j’ai été conquis par ce bijou mélancolique. C’est à la fois drôle, touchant et peuplé de personnages attachants. Je ne peux que vous conseiller de foncer pour un vrai moment feel-good, en attendant la saison 2 avec impatience.

+

  • Retour gagnant de Steve Carell
  • ADN de Bill Lawrence
  • Casting secondaire attachant
  • Vibe feel-good

  • Un peu trop de similitude avec Ted Lasso ?
8/10
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