Critique : Le diable s’habille en Prada 2

Miranda, 20 ans après

Fiche

Titre Le diable s’habille en Prada 2 Titre VOThe Devil Wears Prada 2
Réalisateur David Frankel Scénariste Aline Brosh McKenna
Acteurs Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt, Justin Theroux, Kenneth Branagh, Stanley Tucci
Date de sortie29 / 04 / 2026 Durée1h 59
GenreComédie, Drame Budget100 000 000 $

Miranda, Andy, Emily et Nigel replongent dans l’univers impitoyable et glamour du magazine Runway et des rues new-yorkaises où l’élégance est une arme redoutable.

Critique

En préparant cette critique, j’ai appris une anecdote assez amusante : Stanley Tucci est marié à la sœur d’Emily Blunt, Felicity. L’info people qui ne sert à rien, certes, mais je trouve toujours marrant d’imaginer tourner un film avec sa belle-sœur. Même si, au final, je n’ai pas souvenir de beaucoup de scènes entre les deux. Il y a de l’eau dans le gaz aux repas de famille ?

Bref, si cette suite a mis autant de temps à se faire (20 ans après, quand même, de quoi faire plaisir à Michael Myers), c’est parce que Meryl Streep n’est pas très chaude à l’idée de faire des suites à ses films. J’imagine que la persévérance accompagné d’un très beau chèque a fait l’affaire, vu le budget conséquent du film (100 millions, tout de même). Dans son sillon, tout le monde revient. Notamment le réalisateur David Frankel et la scénariste Aline Brosh McKenna. À noter que si le roman d’origine a eu droit à deux suites, Vengeance en Prada (2013) et L’Enfer est pavé de bonnes intentions (2018), Le Diable s’habille en Prada 2 ne les adapte pas.

Le Diable a perdu ses Prada

L’idée du long-métrage est de miser sur la chute du journalisme et du papier, un sujet assez pertinent, même si l’IA aurait été plus dans l’air du temps. L’héroïne, jouée par Anne Hathaway, tente de se faire une place dans ce nouveau monde, ce qui coïncide avec un retour chez Runway, toujours dirigé par Miranda Priestly. La structure rappelle énormément celle du premier volet, ce qui renvoie à cette ère des suites qui recyclent en jouant sur la nostalgie et le branding pour aligner les millions. Mission réussie ici, vu le cumul de 233,6 millions de dollars dès le premier week-end mondial.

Pour ma part, sans m’être ennuyé, je n’ai pas été transporté par l’histoire. Il y a bien le plaisir de retrouver ces personnages iconiques, mais ils ont si peu évolué que le kif est un peu amoindri. Surtout que Miranda est désormais coincée par l’ère woke, ce qui l’empêche d’être le Diable qu’elle était. Certes, cela donne l’un des meilleurs gags du film, où son assistante la reprend sur ce qu’elle a le droit de dire ou non (le New Jersey prend une balle perdue), mais globalement, ça manque de flamboyance. Reste quelques moments d’émotion assez réussis, notamment autour du génial Stanley Tucci.

PS : L’intrigue autour de Justin Theroux et Lucy Liu rappelle énormément celle de la série Loot. Reste que Justin Theroux, c’est juste un grand nawak qui fait sourire.

Par , étonné d’avoir vu KAT.

Conclusion

Si Le diable s’habille en Prada 2 réussit son pari commercial haut la main, il peine malheureusement à se réinventer. En cherchant à adapter une Miranda Priestly iconique aux codes de notre époque plus polissée, le scénario finit par diluer ce venin qui faisait tout le sel de l’original. On se retrouve alors face à des retrouvailles certes sympathiques, teintées d’une nostalgie efficace, mais qui peinent à masquer un manque d’audace.

+

  • Alchimie du casting
  • Stanley Tucci
  • Retrouvailles

  • Manque d’évolution
  • Structure recyclée
  • Miranda aseptisée
5/10
La bande-annonce VF
La bande-annonce VOST
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