Critique : Assassin’s Creed Unity

Poster d'Assassin's Creed Unity
Ici c’est Paris !

Fiche

Titre :
Assassin’s Creed Unity
Éditeur :Ubisoft
Développeur :Ubisoft Montreal
Plate-forme :PC, PlayStation 4, Xbox OneDate de sortie :13 / 11 / 2014
Genre :Action, AventureTesté sur :PlayStation 4
Image d'Assassin's Creed Unity

« Bon, les gars ! Vous êtes prêts ? Je vous préviens, on va en chier pour faire cette brocante parisienne. »

Critique

À force d’être répété, le fameux credo des Assassins a fini par rentrer dans nos têtes. Du coup, est-ce que ça vaut vraiment le coup de reprendre un cours ?

Le truc vraiment cool avec Assassin’s Creed Unity, c’est le fait qu’il se passe à Paris. En pleine révolution française, de surcroit. Depuis le temps que je voulais vivre cette aventure. En plus, il franchit un cap niveau graphisme, changement de génération de consoles oblige. Le cocktail idéal pour en prendre plein la gueule (surtout si on oublie de fermer la braguette).

Les Misérables, comme si vous y étiez

Personnellement, je me suis éclaté comme un petit fou lors de mes premiers pas à Paris. Direct, j’ai commencé à me balader dans la ville sans m’intéresser à l’histoire pour essayer de reconnaître les lieux en comparant avec ce qui existe actuellement. En effet, le jeu prend place à la fin du XVIIIe siècle, ce qui est relativement récent comparé aux autres épisodes de la saga. Même s’il y a quelques manques, dans l’ensemble, la modélisation est époustouflante. La saga franchit vraiment un palier au niveau des environnements, car il est désormais possible de rentrer dans les bâtiments hors missions. Une nouveauté qui rend les courses-poursuites vachement plus cools car on peut pénétrer chez l’habitant (lui faire un coucou) tout en étant poursuivi par une dizaine de gardes.

Tiens, en parlant de course-poursuite. Avec Assassin’s Creed Unity, les développeurs en profitent pour étoffer le gameplay en ajoutant la possibilité de faire de la course libre par le bas (et non plus seulement vers le haut). Comprendre par-là que descendre d’un bâtiment n’est désormais plus une sinécure. On notera la possibilité de franchir les obstacles plus facilement sans être obligé de grimper dessus. Bref, le gameplay se fluidifie même s’il reste du taf. Niveau combat, la difficulté a été (enfin) revue à la hausse. Dès lors, un combat seul contre six est souvent synonyme de mort prématuré. Finies, les missions en mode bourrin. Du moins, au début du jeu…

Roméo – Juliette = Roméo tout seul

Si les développeurs d’Ubisoft ont fait de l’excellent boulot en ce qui concerne le gameplay et les graphismes, difficile d’en dire de même pour l’histoire. Il n’est pas arrivé le concurrent de GTA… Si au début, l’intrigue est prenante, elle devient rapidement redondante et dénuée d’intérêt (sauf sur les fameux passages hors-continuité où on se retrouve dans des endroits juste… Hallucinants). Pourtant, il y avait de l’idée à vouloir faire une sorte de Roméo et Juliette avec la charmante Elise, à Paris, en pleine révolution française. Une révolution qu’on vit malheureusement de loin. Jamais, on a l’impression d’être plongé dans l’Histoire tant les missions nous amènent toujours vers des sous-intrigues inintéressantes. Et je ne parle même pas de l’intrigue hors Animus, juste réduite au strict minimum. Clairement, une déception sur ce point.

N’oublions pas non plus, les très populaires bugs. Certains sont justes affreux. J’ai en mémoire une séquence où Arno embrasse la belle Élise pour la première fois. Seulement, je l’avais habillé d’un costume que je venais juste d’obtenir avec la mission précédente. Ce costume s’affichait avec un col relevé, du coup, sur la séquence, le visage d’Arno a franchi (littéralement) le col pour embrasser Élise. Là, où on devait être ému, on est mort de rire/horrifié/dégoûté (rayez la mention inutile). J’ai du mal à en vouloir aux développeurs tant la richesse est là, avec des possibilités multiples flirtant sans cesse avec le multijoueur sans pénaliser le solo. Mais bon… Autre bémol, les temps de chargement assez longs. Surtout quand on utilise le déplacement rapide, au point qu’on y réfléchit à deux fois avant de l’employer.

Par Christophe Menat, le .

Image d'Assassin's Creed Unity

« Merde mon bonhomme, je ne t’avais pas vu… Ça va aller ? Tu veux un sparadrap ? »

Conclusion

Assassin’s Creed Unity propose la meilleure map de toute la saga et s’améliore en tout point. Malheureusement, une histoire bâclée et les bugs gâchent l’aventure.

+

  • Paris modélisé
  • Magnifique
  • Très riche
  • Un gameplay peaufiné

  • Histoire bof bof malgré un bon départ
  • Des bugs trop nombreux
  • Temps de chargement
7/10
Poster d'Assassin's Creed Unity

Poster d’Assassin’s Creed Unity

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A propos de l'auteur : (2621 articles)

Avatar de l'auteur MarvelllFou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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5 réflexions au sujet de « Critique : Assassin’s Creed Unity »

  1. Sympa t’as pu y jouer ! J’ai le miens depuis la sorti et c’est injouable (je suis sur pc) par c’est vrai qu’au niveau graphisme c’est vraiment éxellent, ça m’a rappelé le New York apocalyptique de Crysis 2 et 3 ( qui est toujours au dessus selon moi) J’ai hâte que les devs finissent ce jeu pour que je puissent m’y attaquer !

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