Nick la critique : Darkest Minds: Rébellion

The Darkest Shit Ever

Fiche

TitreDarkest Minds: RébellionTitre VOThe Darkest Minds
RéalisateurJennifer Yuh NelsonScénaristeChad Hodge
ActeursAmandla Stenberg, Harris Dickinson, Mandy Moore, Gwendoline Christie
Date de sortie08 / 08 / 2018Durée1h 40
GenreScience fiction, ThrillerBudget34 000 000 $

Dans un futur proche, les adolescents ont été décimés par un virus inconnu. Les survivants, dotés de pouvoirs psychiques incontrôlables, sont classés par couleur en fonction du danger qu’ils représentent pour la société, et parqués dans des camps. Ruby, l’une des plus puissantes d’entre eux, parvient à s’en échapper pour rejoindre un groupe de jeunes en fuite à la recherche d’un refuge. Rapidement, cette nouvelle « famille » réalise que fuir ne suffira pas dans un monde où les adultes au pouvoir les ont trahis. Ils vont mener une rébellion, unissant leurs pouvoirs pour reprendre le contrôle de leur avenir.

Pouvoirs par ordre de couleur

Critique

Attention, cette critique contient des spoilers…

Et si j’avais des supers pouvoirs ?

J’ai été voir Darkest Minds après une double gifle d’Avengers et Black Panther. C’est par nostalgie que je décide de me rendre dans les salles obscures pour retrouver un film qui se rapproche du genre. Que ne fut pas ma grande surprise de voir à quel point a évolué Amandla Stenberg. Passer de Colombiana, Hunger games, refuser le rôle de Shuri dans Black Panther pour jouer cette merde. Que dire ?! Ce film est à chier, c’est le cas de le dire. On fait tous des erreurs de jeunesse. J’ai même commis l’erreur d’aller voir ce film de 100 minutes qui m’a ennuyé. Bon, pas au point de se jeter sous les rails.
Des supers powers, c’est cool et le synopsis, laisse moi rire. De là à dire que c’est une maladie qui a déclenché la mort des potentiels supers powers, des fois, j’ai envie de débarquer à Hollywood et virer le personnel pour torture intellectuelle avec préméditation. On tombe tous malades au quotidien et si je veux souffrir d’une maladie, c’est bien d’être un super power comme vous aussi en rêvez chers Marvellls boys & girls.
Les personnages se retrouvent confinés dans des camps de concentration à Berlin… Non, Virginie. Tu réalises quoi?! Tu as des supers powers et au lieu de pouvoir les utiliser pour contribuer au développement de la civilisation, on t’enferme pour te contrôler, parce que tu suscites la crainte et que tu es gênant pour l’écosystème capitaliste et on te classe par ordre de couleur. Orange (contrôle mental) pour les classes 5 et rouge (pyrokinésie) pour les classes 4 et les jaunes (électrocinétique) pour les 3, bleu (télékinésie) pour les 2 et vert (intelligence) pour le numéro 1. Au classement de couleur, plus t’es dangereux, plus t’es con et moins t’es dangereux, plus t’es intello.
Et il se trouve que Ruby Daly l’héroïne est de classe 5 et est pourvue de grande quantité de mélanine. La mélanine est à la base de l’existence de tout ce qui se meut de la terre jusqu’à la galaxie. Plus il y a concentration de mélanine plus on est sensible aux vibrations qu’émettent le Soleil et l’environnement qui nous entoure. La glande pinéale de ces enfants étant moins encombrée par les junk foods/ fast food leur permet d’utiliser au mieux leurs dons. Donc, c’est plutôt avant qu’ils fussent malades avec la malbouffe. Tu noteras l’absence de malbouffe dans le film. Ils s’accrochent au naturel. La malbouffe est très mauvaise pour la mélanine et la peau.

Portrait de Ruby

Les personnages

Ruby est au cœur de cette histoire et possède en elle le don de te faire oublier et la suggestion. Un don qui intéresse l’occident depuis son existence. C’est plus facile de manipuler un peuple par cette mystique africaine, car il est plus docile. C’est aussi le don rêvé pour ne plus ressentir la souffrance et elle maîtrise à peine ce don qu’elle commet une erreur qui lui sera fatale. Elle va se faire oublier de ses parents. Et cette peine la poursuit pendant tout le film et du coup, on pense vite à Batman qui est tout aussi torturé par la perte de ses parents. Son pouvoir est si élevé qu’elle arrive à se faire passer pour une verte pendant des années durant dans le camp de concentration qui normalement devient le camp de la mort pour les rouges et les oranges. T’as bien compris comme Ruby, que tant que tu restes un con d’intello tout est bon pour rester en vie.

Portrait de Liam

Liam est un peu le leader par défaut jusqu’à ce qu’il croise le chemin de Ruby et qu’il n’en tombe éperdument amoureux. Il maîtrise la télékinésie et pourrait bien être à l’origine des pyramides Gizeh. Lol. Il est bleu et pas dangereux et supposé être un meneur du fait de son rang. Je l’ai trouvé un peu ennuyeux et mou comme un pain tombé dans l’eau.

Zu en position agenouillée

Zu est le petit coup de cœur du film … Que dalle ! Elle ne parle pas et fait de l’électricité avec ses mains. Quand je vois ça, je comprends mieux pourquoi on voulait enfermer ces gosses. C’est la plus grande menace pour les compagnies d’électricités. Au vu des factures frauduleuses qu’elles se font sur le dos des consommateurs, il était d’utilité publique de la maintenir enfermée. À la voir, je vois les actions boursières flamber rien que quand elle sort les gants.

Chubs assit sur la voie ferroviaire

Chubs est l’intello du groupe, oui, tu as bien lu. Il maîtrise les maths, et même les langues européennes et pas une seule langue africaine pour trouver un code bidon d’une adresse de terre promise qui nous importe peu et qui n’est pas sans faire penser au dernier opus de Logan qui traite du même sujet de la terre promise pour les mutants. Chubs, c’est vraiment le personnage qui te donne envie de coller un procès pour plagiat. Bref, de toute façon, propriété intellectuelle égale moulin délictueux.

Clancy Gray interné en hôpital

Clancy Gray est l’imposture idéale pour maquiller les défauts récurrents de ce film et faire ressortir le caractère esclavagiste de la civilisation dépeinte dans le film. Il est de classe 5 et est fils de président, donc un voleur qui veut à tout prix le pouvoir de Ruby. La scène de son hospitalisation est des plus stupides qui soit quand on sait ce qu’il est à la fin. Toujours le même schéma pour te faire détester être riche. Clancy Gray, c’est la fusion intellectuelle de la production et du scénariste qui cache leur manque cruel d’inspiration. Comme si on était trop cons pour ne pas voir la supercherie. Brrr…

La réalisation

Jennifer Yuh Nelson est une très bonne technicienne. Si elle a mis la main à la patte de ce scénario, elle a bien fait de ne pas y mettre son nom. Déjà l’idée de réaliser le film, c’est déjà une faute professionnelle. On peut lui pardonner cela, car elle est quand même à la tête des tournages de Kung Fu Panda. Passer du numérique au live action est une voie à risque énorme. C’est mieux l’inverse. Andrew Stanton a connu le même malheur avec John Carter qui est le meilleur film que j’ai vu de chez Disney sur Mars mais qui a fait un flop. Cependant, elle est très bien placée pour exposer les phases émotionnelles qui tourmentent Ruby et son entourage. Je la verrais bien réaliser un Batman, car depuis le temps que ce personnage a un manche à balai indélébile dans le cul, elle pourrait l’enlever aisément.

Par , le4 septembre 2018.

Jennifer Yuh Nelson en train de diriger Amandla Stenberg sur le tournage Darkest Minds

Conclusion

Pour tout te dire, j’ai détesté ce film et tu l’as bien compris plus haut. Le vrai problème, c’est que l’enjeu est mal présenté et tu tombes dedans de manière agacée et quand t’as vu des films de super-héros à côté, la critique est plus dure et sélective. Car c’est de la SF et puis quand on est pro-Marvel et autres comics, bien, on est forcé de s’énerver en salle. Amandla a fait une connerie de refuser Black Panther qui est actuellement en salle aux USA et déjà dépassé les 700 millions. En France, les cinémas ont été un peu timides de le garder. Dommage ! Moi perso, je ne te conseille pas de ne pas y aller. Car il y a des choses à apprendre dans ce film. Notamment sur la mélanine et ses vertus. C’est fait de manière très subtile, donc à toi de bien observer ce film. La fin est terrible. Ça sent comme un désir de trilogie. J’espère qu’ils vont empêcher ça. Les producteurs de Stranger Things ont vraiment merdé et t’as pas tout vu. Il reste Kin qui est produit par les mêmes.

+

  • La réalisation est très calculée
  • Axé sur la psychologie des personnages
  • Les VFX sont sympas

  • Absence de suspense
  • Des longueurs terribles
  • La fin laisse tomber : la suite non merci
2/10

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A propos de l'auteur : (39 articles)

Comédien étudiant le théâtre à l'atelier de Caroline Rabaliatti à Fontenay-sous-Bois. Dessinateur, aussi. Il écrit des scénarii quand il peut le faire. Passionné de BD, il prépare la sienne.

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