Critique : The Walking Dead – Saison 2

Une saison deux au firmament

Fiche

Adaptation du comic d’Image Comics créée par Robert Kirkman.
Créateur(s): Frank Darabont (réalisateur de La Ligne verte et Les Evadés)
Acteurs (personnages): Andrew Lincoln (Rick Grimes), Jon Bernthal (Shane), Sarah Wayne Callies (Lori Grimes), Laurie Holden (Andrea), Jeffrey DeMunn (Dale), Steven Yeun (Glenn), Chandler Riggs (Carl Grimes), Norman Reedus (Daryl Dixon)
Pays:États-UnisFormat:42mn
Genre:Drame, Épouvante, HorreurChaîne:AMC
Nombre d’épisodes:13
Après une apocalypse ayant transformé la quasi-totalité de la population en zombies, un groupe de d’hommes et de femmes mené par l’officier Rick Grimes tente de survivre…

Critique

La première saison avait fait l’objet d’une grosse curiosité surtout que The Walking Dead était à la base un comic très populaire. Le résultat final n’était pas dégueulasse surtout dans les premiers épisodes très efficaces mais il fallait avouer que le show dérivait un peu dans les épisodes suivants avant de se reprendre légèrement dans le dernier.

Pour la deuxième saison, ça commençait très fort avec toute l’équipe de scénaristes de la première saison viré par le créateur, Frank Darabont avant que lui-même ne quitte son poste. On pouvait commencer à s’inquiéter surtout que Frank Darabont avait réalisé l’épisode pilote considéré, à raison, comme le meilleur épisode de la première saison. Et surtout, Frank avait une idée géniale pour commencer la saison 2. On y suivrait un personnage avant les évènements de la saison 1, ce dernier devient un zombie durant cet épisode et on continuait à le suivre jusqu’à la fin où il est tué par Rick avec une reprise plan par plan de la fin du premier épisode de la première saison. La suite des aventures de Rick et ses amis ne débuterait alors que lors du deuxième épisode. Une idée excellente malheureusement abandonnée car sûrement trop chère. D’ailleurs, il se murmure que Frank Darabont a été viré parce qu’il était souvent en clash avec le patron des programmes AMC, Joel Stillerman. Ces affrontements tournaient souvent autour d’une question de budget. Le patron voulant le restreindre au maximum (quitte à faire apparaître beaucoup moins les zombies – ce qui est d’ailleurs flagrant sur la deuxième saison par rapport à la première). Bref, tout ça pour dire que l’ambiance autour de la série est morose.

Quoiqu’il en soit le final de la saison 2 a fait péter les records en réunissant 9 millions de spectateurs. Cet épisode est alors le plus regardé par les 18/49 ans parmi les dramas toutes chaînes confondues. La moyenne a aussi augmenté sur la saison 2 en passant à 6.9 millions de spectateurs (+ 32%). Un énorme succès qui aura fait qu’AMC a commandé une saison 3 à 16 épisodes, soit trois de plus que la saison 2. En gros, The Walking Dead est en très, très bonne santé. Est-ce pour autant mérité ?

Je serais tenté de dire oui car si les premiers épisodes choquent parce qu’on comprend alors qu’on se dirige vers une unité de lieu alors en accord avec le souhait du patron de la chaîne, on perd beaucoup moins en fioritures et on gagne en efficacité surtout au niveau dramatique. Les scénaristes s’intéressent beaucoup plus aux relations entre personnages et les zombies deviennent presque un lointain souvenir. Toutefois du fait de leur nombre d’apparitions restreint, leur impact est décuplé. Car c’est en oubliant le danger qu’il devient plus dangereux.

Shane devient le « bad guy » de la série (ce qui était presque le cas dans le premier) et commence à marquer le pas avec le good guy incarné par Rick. D’ailleurs il devient plus difficile de le considérer comme le véritable héros car son importance est bien moindre que dans la première et vu comment Shane bouffe l’écran. Un personnage qu’on adore détester mais d’un autre côté, il n’a pas totalement tort du coup, il devient plus dur de trancher dans le vif. Le monde de The Walking Dead n’est plus si blanc et noir, il est gris. C’est en cela que la saison 2 est bien meilleure que la première même si moins spectaculaire, car en perdant du sens du spectacle, elle gagne en qualité scénaristique. A moins que ce soit la volonté de Frank Darabont de virer l’équipe de scénaristes qui a amorcé ce changement ?

Grâce à l’excellent boulot de l’équipe technique, les zombies sont devenus impressionnants de réalisme surtout ce zombie avec la tête à moitié arrachée. L’équipe rivalise toujours autant d’ingéniosité pour qu’on n’ait jamais l’impression de revoir les mêmes zombies.

Toutefois, il faut concéder que les premiers épisodes sont franchement loin d’être emballants. Lents, bavards, ils marquent le pas d’une première saison hésitante. Toutefois les choses s’arrangent beaucoup par la suite avec des personnages plus marqués et de bonnes idées permettant des réflexions pas inintéressantes…

Spoiler

…comme le bébé des Grimes, l’auriez-vous gardé ?

Aussi les conflits sont plus ouverts, moins renfermés, ce qui permet la multiplication de confrontations poignantes, on remercie Shane pour ça.

Bref, tout ce que je viens de dire marchent jusqu’à l’épisode 9. A partir de celui-là, The Walking Dead devient extraordinaire, poignant à un point insoupçonné. Les conflits mises en gestation depuis le début explosent, on assiste alors à un spectacle halluciné avec une tension à couper au souffle mettant au pas des milliers de films de zombies et de drames. Le tout aboutissant à un final n’ayant rien à envier à un film de Romero. Je vous laisse la surprise de la découvrir mais pour compter les zombies, il vous faudra plus que vos mains…

Conclusion

La saison 2 de The Walking Dead enterre la première saison et la grosse majorité de films de zombies devenant une référence malgré des débuts un peu patauds. Le cliffhanger final ne donne qu’une envie : voir la troisième.
+– des personnages développés
– tension qui montent crescendo
– rarement vu des zombies aussi « beaux »
– l’épisode final
– emmerdant dans les premiers épisodes
8/10

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A propos de l'auteur : (2883 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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