Critique : Good Luck, Have Fun, Don’t Die

Gore Verbinski remonte en selle

Fiche

Titre Good Luck, Have Fun, Don’t Die Titre VO
Réalisateur Gore Verbinski Scénariste Matthew Robinson
Acteurs Sam Rockwell, Juno Temple, Haley Lu Richardson, Michael Peña, Zazie Beetz
Date de sortie15 / 04 / 2026 Durée2h 15
GenreAction, Aventure, Comédie, Science-fiction Budget20 000 000 $

Un soir, dans un resto minable de Los Angeles, un homme étrange et débraillé débarque avec un détonateur à la main et affirme venir du futur. Ce serait la 117ème fois qu’il remonte le temps pour empêcher l’apocalypse déclenchée par une IA et sauver une humanité lobotomisée par les écrans. Son ultime stratégie : recruter les clients du restaurant pour former une équipe capable de sauver le Monde. Si ce groupe aussi improbable que mal préparé y parvient, alors l’Humanité a peut-être encore une chance… Ou peut-être pas. Qui sait ?

Critique

On avait un peu perdu de vue Gore Verbinski. Malgré l’énorme succès de sa trilogie Pirates des Caraïbes, le réalisateur a eu du mal à se remettre des échecs successifs de Lone Ranger : Naissance d’un héros (2013, 260 millions de recettes pour 215 de budget) et A Cure for Life (2017, 26 millions pour 40). Avec Good Luck, Have Fun, Don’t Die, il revient aux sources avec un film indépendant au budget plus modeste de 20 millions de dollars.

Le pitch de ce nouveau projet n’est d’ailleurs pas sans rappeler un autre film indépendant sorti en 1984. Vous l’avez ? Et si je vous disais que l’intrigue se déroule à Los Angeles et qu’il y est question d’un homme au look de clodo affirmant venir du futur ? Ce dernier prétend avoir remonté le temps pour lutter contre une IA ayant déclenché l’apocalypse. Cette fois, c’est bon ? Oui, je parlais bien du Terminator de James Cameron.

Un miroir noir sans fin

Cependant, les ressemblances s’arrêtent assez vite. Le film bifurque vers un délire de boucle temporelle : c’est en effet la 117ème fois que le personnage incarné par Sam Rockwell remonte le temps. Il réapparaît systématiquement dans un « diner » et tente de former une équipe avec les clients présents pour sauver l’humanité. Pourquoi ce restaurant précisément ? Le film ne le dit pas, ce qui est assez curieux.

À partir de là, on s’embarque dans un récit un peu WTF où chaque retour dans le passé permet d’en apprendre davantage sur la catastrophe imminente. Chaque flashback s’apparente à un bon épisode de la série Black Mirror, porté par un humour noir très réussi. J’ai été aussi agréablement surpris par la qualité des effets numériques, qui permettent de donner naissance à des visions cauchemardesques du plus bel effet (mention spéciale au chat).

Si les nombreuses surprises qui parsèment l’intrigue captent l’attention jusqu’au génial dénouement, l’ensemble n’est pas exempt de défauts. Pour moi, le film est un peu trop long et l’intrigue peine parfois à offrir des scènes d’action réellement inspirées, même si la séquence du lycée est absolument géniale.

Par espérant voir Gore Verbinski se remettre en selle pour de bon.

Conclusion

Si le film n’est pas irréprochable, la faute à un rythme inégal et à des scènes d’action manquant parfois de souffle, il n’en demeure pas moins une proposition singulière dans le paysage de la SF. Gore Verbinski signe un récit généreux en surprises, détournant avec brio le mythe du voyageur temporel à la sauce Black Mirror.

+

  • Retour de Gore Verbinski
  • Ambiance Black Mirror x Terminator
  • Segment du lycée

  • Problèmes de rythme
  • Manque de punch dans l’action
7/10
S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires