L’ombre du Diable sur le monstre
Fiche
| Titre | Daredevil : Born Again | Titre VO | – |
|---|---|---|---|
| Réalisateur | Angela Barnes | Scénaristes | Devon Kliger & Jesse Wigutow |
| Acteurs | Charlie Cox, Vincent D’Onofrio, Wilson Bethel, Deborah Ann Woll, Margarita Levieva, Matthew Lillard, Lili Taylor, Michael Gandolfini, Nikki M. James, Arty Froushan, Genneya Walton, Zabryna Guevara, Ayelet Zurer, Krysten Ritter | ||
| Saison | 2 | Épisode | 6 |
| Date de sortie | 22 / 04 / 2026 | Durée | 52 mn |
| Genre | Action, Drame, Fantastique, Policier, Science-fiction, Thriller | Chaîne | Disney+ |
Les opérations de Fisk subissent un revers cuisant. La Résistance s’empare des rues.
Critique
Il n’y a pas à dire : cette deuxième partie de saison confirme largement tout le bien apporté par la mise en place de la première. J’ai l’impression de radoter, non ?
Quoi de neuf docteur ?
Pour l’épisode du jour, il est évident qu’il faut parler de celle dont on prononce le nom à chaque fin d’épisode où elle n’apparaît pas : JJ. AKA Jessica Jones. Mais avant ça, nous avons une première image d’un Wilson Fisk au fond du trou, en plein deuil. L’image est forte, surtout avec le numéro phénoménal de Vincent D’Onofrio.
Évidemment, impossible de quitter cette scène sans une petite pensée pour le pauvre doc qui a eu l’idée de génie de venir réconforter Wilson en commençant par une citation de William Penn : « Ceux qui aiment au-delà du monde ne peuvent être séparés par lui. La mort ne peut tuer ce qui ne meurt jamais. » Non seulement ça agace un chouïa (keskilvienm’cassélékouilleslui), mais en plus, il pousse le bouchon jusqu’à mettre la main sur l’épaule de Wilson pour finir en lui proposant un câlin. Non, mais là, il l’a cherché jusqu’au bout !
La Fatality de Wilson rappelle qu’avant Vanessa, il était un monstre absolu. Et sans elle, le monstre va ressortir. C’est assez amusant de lire la terreur sur tous ces visages lors de la cérémonie à l’église. Dans les tempes des fans de comics, ces mots tambourinent déjà : Devil’s Reign…
« C’est pas un jouet. »
Back to JJ. Un petit pavillon en banlieue, une fille métisse, des jambes fines et longilignes, des soldats entraînés repoussés par une force surhumaine… Il ne m’a pas fallu longtemps pour deviner qu’on parlait de Jessica Jones (bon, la vignette au lancement de l’épisode sert clairement d’antisèche). Quant à la petite, on sait qui est le père.
Mais l’essentiel est… ENFIN, ELLE EST DE RETOUR !
Elle revient quelques scènes plus tard dans son « costume » iconique et avec sa verve habituelle pour une scène d’action franchement cool, digne d’un team-up des comics. On notera également des explications plutôt crédibles sur son absence : la naissance de Danielle et ses super-pouvoirs qui font le yoyo.
À noter aussi la mention de super-héros ayant rejoint Val, la boss de Charles. Parle-t-on de Luke Cage et Danny Rand ? Le « Oh » de Matt semble le confirmer.
« Je ne suis pas étonné de te voir, Murdock. »
Le reste de l’épisode se concentre sur des intrigues secondaires qui deviennent de plus en plus tendues. La gouverneure essaie d’évincer le maire. Karen commence à basculer vers le côté sombre en voulant mettre une balle dans la tête de Benjamin (elle l’a même fait techniquement). On sent sa noirceur monter en puissance face à une situation de plus en plus désespérée.
Pendant ce temps, BB kiffe visiblement Daniel pour de vrai au point d’abandonner une grosse info. Un Daniel d’ailleurs présenté sous un jour plus chaleureux lors ce retour à Staten Island pour une vibe très Sopranesque (je m’attendais presque à voir James Gandolfini sur les photos). Quant à la psy, elle se la joue 50 nuances de Grey (enfin, je crois, jamais vu ni lu) avec le bras droit du maire. Et j’allais oublier notre cher Charles… On sent que tous les nœuds commencent à se resserrer.
L’épisode se termine sur un final endiablé qui débute par un plan magnifique où l’ombre du Diable de Hell’s Kitchen se dessine sur le visage du Caïd. Le feu est mis aux poudres lorsque cet agent de l’AVTF tue la taupe d’une balle dans la tête. Le combat entre Murdock et Fisk respire la brutalité pure : le sang gicle, les corps sont meurtris et une couverture iconique des comics sert de modèle pour un ralenti sublime. Mention spéciale au visage choqué de Fisk lorsqu’il détruit son tableau par mégarde en y jetant son ennemi juré.
Par Christophe Menat, Devil’s Reign, Devil’s Reign….
Conclusion
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Jessica est ENFIN de retour, le Caïd est en deuil (le monstre revient) et Murdock saigne encore et toujours. Les intrigues se resserrent et deviennent de plus en plus tendues. On est exactement là où on voulait être. Le baril de poudre est prêt à exploser… Difficile de ne pas avoir de frissons devant l’ombre du Diable qui se découpe sur le visage de Fisk ou ce ralenti sublime, calqué sur une couverture de comics. |
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| 9/10 | |