Critique : Agents très spéciaux: Code U.N.C.L.E

James Holmes

Fiche

D’après la série télévisée de Sam Rolfe
Titre:Agents très spéciaux: Code U.N.C.L.E
Réalisateur(s):Guy Ritchie
Scénariste(s):Guy Ritchie, Lionel Wigram
Acteurs:Henry Cavill, Armie Hammer, Alicia Vikander, Elizabeth Debicki, Luca Calvani, Sylvester Groth, Hugh Grant, Jared Harris
Titre original:The Man from U.N.C.L.E.Date de sortie:16 / 09 / 2015
Pays:États-UnisBudget:75 000 000 $
Genre:Action, Aventure, Comédie, EspionnageDurée:1h 56

Au début des années 60, en pleine guerre froide, Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E. retrace l’histoire de l’agent de la CIA Solo et de l’agent du KGB Kuryakin. Contraints de laisser de côté leur antagonisme ancestral, les deux hommes s’engagent dans une mission conjointe : mettre hors d’état de nuire une organisation criminelle internationale déterminée à ébranler le fragile équilibre mondial, en favorisant la prolifération des armes et de la technologie nucléaires. Pour l’heure, Solo et Kuryakin n’ont qu’une piste : le contact de la fille d’un scientifique allemand porté disparu, le seul à même d’infiltrer l’organisation criminelle. Ils se lancent dans une course contre la montre pour retrouver sa trace et empêcher un cataclysme planétaire.

♫ Et j’ai crié, crié, Bond, James Bond ♫

Critique

Décidément, 2015 est l’année de la renaissance des espions. Après Kingsman, Spy, Mission: Impossible et en attendant le maître avec Spectre, voici des Agents très spéciaux. Mais qu’est-ce que ça peut bien dire « très spéciaux » ? J’ai cherché, cherché, avant de me rendre compte que le titre VO était The Man from U.N.C.L.E. Ah ben voilà la raison, la fameuse traduction de titres de films étrangers capable de pondre des perles.

Et si on rentrait dans le sujet au lieu de perdre du temps sur le titre ? Pas conne comme idée, non ? Pour tout vous dire, je m’attendais à un film un peu meilleur, surtout de la part de Guy Ritchie. Franchement, je trouve que le bonhomme ne s’est pas trop foulé. Le mec a refait Sherlock Holmes avec des espions et en changeant d’univers pour passer à la Guerre Froide. Ainsi, Henry Cavill prend la succession de Robert Downey Jr. (Sherlock Holmes), Armie Hammer, celle de Jude Law (docteur Watson), et Alicia Vikander, celle de Kelly Reilly (Mary Morstan Watson). En résumé, si l’enveloppe change, la lettre est la même.

Henry Cavill et Armie Hammer jouent au buddy movie en nous refaisant Double Détente

Il n’empêche que le long-métrage reste très sympathique à suivre. Henry Cavill joue à James Bond version old school et cabotine comme un petit fou dans un humour pince-sans-rire. Armie Hammer impressionne en plaçant une tête à Superman (1m 96 contre 1m 85). Bordel, le mec a intérêt à ne jamais se faire embaucher chez DC, autrement, il va ridiculiser Henry Cavill à chaque apparition. Déjà que Ben Affleck avec son mètre 92 va devoir plier les genoux dans Batman v Superman.

Dans l’ensemble, le film est sincèrement drôle (j’ai pas mal ri), mais pêche niveau action, sauf pour la scène d’ouverture. Le comble est atteint lorsqu’une escouade débarque dans le QG du grand méchant. Guy Ritchie a recours au split screen (écran divisé) rendant par-là, la scène quasiment illisible. On notera aussi quelques effets spéciaux très limites. Fort heureusement, pour le reste, c’est très solide techniquement et léché. Comme toujours, chez Guy Ritchie.

Au rayon des satisfactions, je ressors Elizabeth Debicki. Avec son physique assez atypique, l’actrice excelle et n’aurait pas volé sa place dans un James Bond de l’époque. J’ai adoré la détester. J’ai apprécié aussi la reconstitution historique en gardant les héros dans un contexte Guerre Froide, ça donne du punch au côté buddy movie et une esthétique agréable rappelant les vieux James Bond ou OSS 117.

Par Christophe Menat, le , en direct depuis les années 60.

« Comment ça, on n’est pas en train de faire un James Bond ? »

Conclusion

Agents très spéciaux: Code U.N.C.L.E réussit dans l’humour, mais rate son coup du côté de l’action. Ce n’est donc pas lui qui va détrôner le modèle du mélange des deux genres, Kingsman. Il en résulte donc un long-métrage très sympathique, mais m’ayant donné l’impression de revoir un Sherlock Holmes avec un DLC spécial Guerre Froide.

+

  • Délicieusement drôle
  • Belle photographie
  • L’ambiance Guerre Froide

  • Mais en fait, c’est Sherlock Holmes pendant la Guerre Froide ?
  • Bof, bof, côté action
6/10
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A propos de l'auteur : (3005 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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