La nécrophilie d’une franchise morte
Fiche
| Titre | Scary Movie | Titre VO | – |
|---|---|---|---|
| Réalisateur | Michael Tiddes | Scénaristes | Marlon Wayans, Shawn Wayans, Keenen Ivory Wayans, Craig Wayans, Rick Alvarez |
| Acteurs | Marlon Wayans, Shawn Wayans, Anna Faris, Regina Hall, Kenan Thompson, Dave Sheridan, Lochlyn Munro, Kim Wayans, Cheri Oteri, Chris Elliott, Damon Wayans Jr., Heidi Gardner, Olivia Rose Keegan, Cameron Scott Roberts, Savannah Lee Nassif, Sydney Park, Gregg Wayans, Benny Zielke, Ruby Snowber | ||
| Date de sortie | 03 / 06 / 2026 | Durée | 1h 35 |
| Genre | Comédie, Horreur | Budget | 30 000 000 $ |
Vingt-six ans après avoir échappé à un tueur masqué étrangement familier (« Ghostface »), les héros emblématiques de la saga sont de nouveau dans la ligne de mire du meurtrier, et aucune franchise de film d’horreur n’est à l’abri.
Critique
Scary Movie (2000) et sa suite restent un souvenir indissociable de mon adolescence (ouais, va falloir commencer à sortir le spectromètre de masse pour dater mon âge). J’en ai le souvenir d’une parodie qui avait secoué le genre en le ressuscitant après la traversée du désert post-ZAZ. Sans oublier le mémorable bonus sexy des DVD (bien usés à force de revisionnage) qui a provoqué quelques gardes-à-vous chez votre mini serviteur.
26 ans après, ils reviennent
Par la suite, on a eu droit à trois autres épisodes peu mémorables et on aurait pu croire que le catastrophique Scary Movie 5 (2013) avait enterré la franchise, mais c’était sans compter sur la mode du reboot-sequel, avec le grand retour des Wayans, absents depuis Scary Movie 2 (2001).
Marlon Wayans retrouve son réalisateur fétiche Michael Tiddes pour un sixième long-métrage après Ghost Bastards (2013), A Haunted House 2 (2014), Cinquante Nuances de black (2016), Naked (2017) et Les Sextuplés (2019). Au vu de la qualité des films précédemment cités, il y avait de quoi être inquiet, mais le service marketing a fait du très bon boulot et m’a donné de l’espoir.
Un espoir qui ne s’est pas pris un headshot dès la première scène (au contraire, il s’agit probablement de la meilleure du film), mais qui est plutôt mort à petit feu dans d’atroces souffrances. J’ai été choqué de sentir l’absence totale de la moindre esquisse de sourire sur mon visage (clairement, le film idéal pour éviter les rides qui m’attendent au tournant).
Un shaker horrifique totalement sans saveur
Tout est tellement prévisible. C’est si puéril qu’il est impossible de s’enthousiasmer pour quoi que ce soit, à l’exception d’un bon gag en arrière-plan qui fait un clin d’œil à la franchise Destination Finale, ou de la fausse bande-annonce façon blaxploitation de la scène mid-générique. Le tout est balancé dans un shaker préhistorique qui mélange les deux derniers Scream avec un soupçon d’Halloween pour son fil rouge.
Alors certes, cette cuvée 2026 de Scary Movie tape sur des sujets de société actuels, mais se contente de rester totalement superficielle, et donc inoffensive à condition de ne pas être prude. À l’image de ses parodies de films d’horreur qui n’ont aucune inspiration, se contentant de recycler leurs scènes cultes sans aucune valeur ajoutée. Par exemple, la parodie Longlegs, on aurait dit un (très) mauvais sketch du SNL. Reste que j’ai bien aimé l’esprit de John Wick, ou devrais-je dire Ballerina, pour l’une des rares scènes efficaces.
Il n’empêche, et c’est exceptionnel que je le dise, que j’ai vraiment eu l’impression d’avoir gâché mon temps. Autre fait notable, j’ai rarement vu autant de monde se barrer de la salle. C’est d’autant plus dommage que l’année dernière, on avait eu droit à l’excellent Y a-t-il un flic pour sauver le monde ?.
Par Christophe Menat, estomaqué par un tel naufrage.
Conclusion
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Moi qui espérais une cure de nostalgie en retrouvant l’esprit de mon adolescence, je me suis pris une grosse dose de la Substance à la place. C’est rare que je lâche ça, mais j’ai eu l’impression de foutre mon temps dans la corbeille. Les gags sympas se comptent sur les doigts des mains d’un double amputé, tout comme le nombre d’esquisses de sourire qui se sont affichées sur mon visage. Bref, grosse gueule de bois cinématographique. |
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| 3/10 | |