Critique : The Witcher 3: Wild Hunt

Le jeu de l’année

Fiche

Titre :
The Witcher 3: Wild Hunt
Éditeur :Bandai Namco
Développeur :CD Projekt RED
Plate-forme :PC, PlayStation 4, Xbox OneDate de sortie :19 / 05 / 2015
Genre :Action, Aventure, Fantastique, RPGTesté sur :PC

« Ce soir, c’est poulet rôti. »

Critique

Nostalgie. C’est le sentiment qui s’est emparé de mon cœur lorsque j’ai terminé The Witcher 3. Il n’a pas fallu longtemps pour que je sois pris d’un tel sentiment. Il n’a pas fallu des années, ni même des mois, encore moins des semaines. Il a juste fallu que je sois devant le générique de fin. C’était inattendu. C’était puissant. Mais au final si logique, car à la hauteur de l’aventure.

Ces dernières années, j’ai joué à un sacré paquet de jeux vidéo. Il faut dire que je ne suis pas spécialement un individu qui aime passer des heures et des heures sur un même jeu (à l’exception de FIFA). J’affectionne particulièrement la découverte de nouvelles ambiances et de nouveaux univers. Du coup, j’ai une forte tendance à me concentrer sur la campagne, mais impossible de le faire pour les nouvelles aventures de Geralt de Riv. Au générique de fin, le jeu m’a comptabilisé 75 heures de jeu. Ça ne m’était plus arrivé depuis Final Fantasy X.

Une quête principale ne suffit pas

Mais comment faire autrement ? Le point fort du jeu de CD Projekt, c’est sa narration aboutie. Loin de se contenter de livrer une quête principale aux oignons (quelle aventure, mes amis, quelle aventure), l’équipe a poussé le vice jusqu’à livrer des quêtes secondaires aussi intéressantes. C’est un choc par rapport à la norme où les quêtes secondaires ne sont que des artefacts destinés à rallonger la durée de vie. Des quêtes nous amenant souvent à faire des missions répétitives et dénuées de toute implication émotionnelle. The Witcher 3 a tout bouleversé et, sans doute, que la concurrence va y regarder de plus près quand on voit comment le public a si bien réagi au procédé.

Pour faire une comparaison, on peut citer le récent Dragon Age: Inquisition. J’avais pris mon pied sur ce jeu, mais j’avais souvent pesté sur les quêtes secondaires obligatoires pour avancer dans le jeu. Elles étaient peu excitantes (pour ne pas dire aucunement) et je me pressais souvent pour les boucler le plus rapidement possible. Sur The Witcher 3, je me suis régalé sur chacune d’entre elles et j’ai eu des belles surprises, car elles sont variées et reposent sur des personnages secondaires pittoresques. Ça change des PNJ interchangeables. Voilà ce qui explique cette durée si longue. En plus, je n’ai pas tout fini. Je profite juste d’avoir fini la quête principale pour pondre cette critique.

Et les graphismes ont reculé

Graphiquement, là, c’est une autre histoire. En soi, le jeu est très beau, mais les souvenirs des trailers passés montrent qu’il y a eu un downgrade graphique. Cherchez sur Google des comparatifs, c’est très parlant. C’est d’autant plus rageant que je joue plus sur PC que sur console. J’aurais tant aimé avoir un The Witcher au niveau des trailers. Là, ça aurait été la claque de la décennie, mais bon, ça ne fait pas un jeu. En l’état, le jeu est soigné, très riche et superbement modélisé. La map est énorme. Les villes, pleines de vie. Par contre, il est préférable de jouer avec une manette. J’ai essayé avec le clavier et la souris, le confort est bien moindre. Aussi, difficile de faire l’impasse sur les nombreux petits bugs de collision et les crashs assez relous, heureusement que le jeu sauvegarde assez souvent.

Pour le gameplay, j’ai adoré. Le jeu demande pas mal de tactiques pour boucler les combats. Foncer tout droit en balançant des coups est à prohiber, sauf si l’écart de niveau avec l’ennemi est conséquent. Et encore, faut se méfier face à une meute, on a vite fait de se faire massacrer. Au final, les combats sont rarement répétitifs, car il y a une multitude façon de les aborder et le sentiment de puissance est là. On n’a pas cette sensation de taper dans le vide comme sur la plupart des jeux du genre. Pour couronner le tout, The Witcher 3 offre un jeu de cartes absolument génial. Ça me rappelle les meilleures heures de Final Fantasy IX. Décidément, ce jeu a vraiment tout pour lui.

Par Christophe Menat, le , en direct depuis Novigrad.

« Répète un peu si tu l’oses… Allez, vas-y, reparle-moi des graphismes de 2013. »

Conclusion

The Witcher 3: Wild Hunt est un immense jeu. Il fait une entrée fracassante dans mon top 10 des jeux vidéo préférés tout genre confondu. Il faut dire qu’il a tout ce que j’aime. Un gameplay jamais lassant. Un univers riche. Des personnages charismatiques. Des beaux graphismes. Une histoire intrigante. Des quêtes secondaires soignées dans tous les sens du terme. Un mini-jeu addictif. Le seul bémol est à situer au niveau des petits bugs de collision et des crashs. Pas de quoi ruiner le jeu, toutefois, ni même me faire mettre moins que 10. Vivement, la sortie des addons Hearts of Stone et Blood and Wine.

+

  • Quête principale
  • Quêtes secondaires (oui, oui)
  • Une foule de personnages charismatiques
  • Open-world très riche
  • Beau
  • Excellente durée de vie
  • Gameplay
  • Gwynt

  • Finir le jeu
  • Crashs
  • Bugs de collision
10/10
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A propos de l'auteur : (2830 articles)

Fou de cinéma depuis qu’il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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