Test Blu-ray 2D/3D : Avengers

Manque un vrai documentaire

Fiche

Date de sortie Blu-ray/DVD:29 août 2012Format vidéo:1.78
Langues:Français DTS-HD High Resolution 7.1, Anglais DTS-HD Master Audio 7.1
Sous-titres:Français, anglais, anglais pour sourds et malentendants, néerlandais, tchèque, slovène, hongrois, russe, arabe
Suppléments :Bêtisier (HD, 4mn), huit scènes coupées (HD, 15mn), court métrage Édition unique Marvel N°47 (Marvel One-Shot: Item 47 en VO) (HD, 11mn), coulisses du tournage (HD, 6mn)

Test

Enfin! La merveille sort en blu-ray dans nos contrées. On va pouvoir visionner à l’infini un des meilleurs films de l’année. Pour toi public, je me suis procuré la version 3D d’Avengers (enfin, c’est surtout pour moi, mouarf).

Tout commence avec un packaging classique aux contours rouges, notons un effet de relief sympathique partant de la main d’Iron Man/Tony Stark. Je retire très vite l’emballage en carton et ouvre le blu-ray. Trois disques : le DVD – ça existe encore? Non, je taquine -, le blu-ray et la version 3D, ni plus, ni moins. Je mets la version 3D dans ma platine, chausse mes lunettes et profite du spectacle !

2h22 plus tard.

Ouah quelle claque. J’ai déjà vu le film deux fois au cinéma et il n’y a pas si longtemps que ça en plus mais rien à faire, Avengers c’est toujours une bombe, un bonbon délicieux et qui ne fait pas grossir. Bien évidemment, il est déconseillé de le visionner en une qualité autre que la HD vu la qualité. Notons aussi que la fameuse séquence additionnelle du montage américain où les héros se retrouvent dans un fast-food est présente.
 
Image

Commençons avec la chose qui fâche toujours : la 3D. Vraiment moyenne au cinéma (je l’ai vu avec des lunettes passives), elle devient bluffante une fois équipé de vraies lunettes 3D (pour une 3D active donc). Durant la bataille finale, on se prend des petites claques mais l’effet le plus réussi demeure pour les séquences en gros plan sur la tête de Tony Stark à l’intérieur de l’armure d’Iron Man, l’HUD (Head-up display, trad : affichage tête haute) est tout simplement magistrale, on a l’impression de pouvoir cliquer dessus. Notons aussi d’autres séquences impressionnantes notamment sur celles employant la profondeur. Même si elle est convertie, la 3D demeure de très bon calibre et justifie l’achat de la version 3D haut la main. Quel plaisir une bonne 3D active !

J’ai regardé vite fait la version 2D histoire de voir le niveau et bien, c’est un sans faute aussi mais point étonnant, non ? D’ailleurs tant que j’y pense, au cinéma, je me rappelle avoir été très déçu par le ratio de l’image mal adapté, donnant des bandes noires sur les côtés de la toile. Eh bien sur nos télés et surtout nos vidéoprojecteurs, l’effet est superbe, tout l’écran est rempli (pas de bandes noires sur les côtés ou en haut et en bas) rendant l’immersion encore plus belle! Un plus.
 
Son

Au niveau du son, la VO est à privilégier sans aucun doute. Les basses crachent, les effets sonores résonnent (surtout avec le marteau de Thor) mais la jubilation survient durant la bataille finale, difficile de ne pas crier : « Râââh Lovely! » en entendant les fracas, les explosions et les coups. Un must et un autre sans-faute.
 
Suppléments

Maintenant abordons la partie qui fâche vraiment : les bonus. Le blu-ray sort plus tôt chez nous par rapport aux States (le 25 septembre chez eux) toutefois, il se voit amputé de ces bonus : Disney’s Second Screen feature (un truc permettant d’avoir des artworks et des photos sur notre tablette/ordinateur en même temps qu’on regarde le film, bof), commentaire audio par Joss Whedon (raaaaaahh), 2 featurettes (Assembling the Ultimate Team, A Visual Journey) et le clip vidéo Soundgarden’s « Live to Rise ». Une perte tout de même conséquente. On se prend déjà à regretter l’absence d’un vrai documentaire ou même de vrais bonus comme pour l’édition 3D de Transformers 3 vraiment sublime.

Bref, faisons avec ce qu’on a. Tout d’abord, commençons avec le très attendu court-métrage :

Édition unique Marvel N°47

La déception est clairement présente. Alors que je m’attendais à un court-métrage sympathique et nerveux. On se retrouve avec un résultat un peu bas de gamme (même si les effets spéciaux sont corrects). On sent qu’il s’agit d’un truc pour introduire la série de Joss Whedon sur le S.H.I.E.L.D., d’ailleurs en réfléchissant, je comprends mieux le choix de Robin (How I Met Your Mother) pour incarner Maria Hill, étant donné que cette dernière est habituée à l’univers de la série, peut-être qu’il s’agit d’un renfort de premier choix pour la série S.H.I.E.L.D. où elle serait à la tête de l’organisation (on sait bien que Nick Fury – enfin Samuel – a autre chose à foutre).

Le bêtisier

Réellement drôle car la bonne humeur des acteurs se communique avec une telle ferveur, elle dispose de deux points d’orgues : la réaction de Cobie Smulders à la mort d’un des personnages et celle de Bruce Banner face à la gigantesque créature du combat final. Tellement bon que c’est trop court.

Les coulisses du tournage

C’est fait plus rager qu’autre chose. En six minutes, les intervenants se focalisent sur trop peu de détails tellement il y à dire, on en vient à crier : « mais putain, mettez-moi un documentaire ! ». La featurette se concentre surtout sur l’impressionnant héliport.

Huit scènes coupées ou rallongées

Le point d’orgue des bonus. Tout d’abord, on récupère une ouverture et une fin alternatives basées sur un interrogatoire de Maria Hill. Ce qui surprend de base avec l’ouverture, c’est la violence : cadavre sur le sol, débris jonchés, goutte de sang perlant sur le marteau de Thor. Elle survient juste avant le plan suivant un hélicoptère surmontant la montagne (l’ouverture du montage final). On regrette l’absence de cette séquence alternative mais on comprend pourquoi elle n’a pas été ajoutée : trop violente (par rapport au reste du film où la vue des cadavres est masquée – grand public oblige) et surtout elle en montre un peu trop sur la fin. Bref, ces deux scènes plus la discussion entre Maria Hill et Nick Fury (leur relation est loin d’être cordiale) démontrent que le personnage de Cobie Smulders était bien plus approfondi à l’origine. Elle permettait de contrebalancer avec Nick Fury et incarnait le pessimisme face aux Avengers, « des clowns ».

Autre scène importante: « Steve Rogers: Man Out of Time ». En quelques secondes, Joss Whedon réussit à merveille l’introduction de Captain America en faisant la jonction avec son long-métrage. On y voit un Steve Rogers perdu et contemplant les fiches de ses camarades trépassés. Un homme détaché, contemplant un New-York qui n’est plus le sien. Elle efface surtout la critique qu’on pouvait faire sur le personnage, trop effacé dans Avengers. Rien qu’avec cette scène, Joss Whedon démontre un certain talent pour le drame. C’est peut-être là, le problème. Cette scène beaucoup trop sérieuse a du mal à s’intégrer dans le montage final bien plus orienté comique et défouloir. Sans oublier qu’elle implique d’avoir vu le long-métrage sur Captain America, autrement difficile de saisir les enjeux de cette scène. A la place, Joss Whedon a choisi un montage dynamique commençant directement avec la rencontre Fury/Rogers. Ça reste tout de même une scène coupée indispensable tant elle montre l’état d’esprit de Rogers (peut-être que le deuxième film sur le personnage s’y concentrera plus?).

Notons aussi un combat allongé impressionnant avec Scarlett et Barton, d’un pour le talent des deux acteurs pour la chorégraphie et de deux pour la présence des effets spéciaux (omniprésents). A voir pour se rendre compte de la grande importance des images de synthèse pour Avengers.

Le reste est vraiment anecdotique et on comprend sans mal pourquoi elles ont été coupées.

Conclusion

Techniquement parfait, le blu-ray d’Avengers souffre toutefois de l’absence d’un vrai documentaire comme celui de Tintin ou de Transformers 3. Malgré tout, les suppléments présents demeurent suffisamment sympathiques pour mériter le coup d’œil surtout le bêtisier, le court-métrage et certaines scènes coupées.
Image : 10/10
Son : 10/10
Bonus : 6/10
3D : 7/10
Trophée9/10

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