Critique : Yakuza: Like a Dragon

Idéal pour démarrer la saga

Fiche

Titre Yakuza: Like a Dragon
Éditeur Sega Développeur Ryu ga Gotoku Studio
Plate-forme PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series, Microsoft Windows Date de sortie 10 / 11 / 2020
Joué sur PlayStation 5Game Genre Action, Aventure, Comédie, Crime, Thriller

Critique

De la saga Yakuza, je n’ai fait que le premier opus. Je l’avais beaucoup apprécié, mais j’ai dû m’arrêter. Cet arrêt peut être surprenant quand on sait qu’il y a eu cinq épisodes de plus, depuis. Mais le problème, c’est que les opus suivants n’ont jamais été traduits dans la langue de Kylian Mbappé. Vu la densité du scénario, la perspective d’y jouer intégralement en anglais m’enchantait gère.

Fou de Dragon Quest

Quinze ans plus tard, par le plus grand des hasards, je tombe sur la bande-annonce de Yakuza: Like a Dragon et remarque qu’il est traduit. Sans hésiter, je l’achète et lance le jeu. Grosse surprise : il ne s’agit pas d’un jeu d’action / aventure comme l’original, mais bel et bien un jeu de rôle à l’ancienne. Le sous-titre : Like a Dragon est à triple sens. Non seulement, il permet de marquer une séparation avec la saga d’origine étant donné qu’on part dans le monde des Yakuza avec un nouveau héros (l’idéal pour débuter la saga), de faire un clin d’œil au tatouage du héros, mais également, de préciser qu’on est dans un Dragon Quest-like.

Le mélange peut sembler incongru, mais il est superbement bien traité dès le début de l’aventure via une allusion humoristique. En fait, c’est tout simplement que le héros (fun au passage) voit les combats comme son jeu préféré. On peut alors les considérer comme une métaphore des véritables bastons.

Gameplay vraiment dense, mais accessible

Là, où j’ai vraiment été charmé, c’est le gameplay. Comme dans un Yakuza classique, il y a une pléthore de mini-jeux sympathiques. On peut jouer à Virtua Fighter 5 dans une borne d’arcade, diriger une entreprise, frapper quelques balles avec une batte ou un club de golf, passer des examens ou tout simplement faire des courses de karting. Je pense que sur les cinquante heures de ma session, j’ai dû passer une bonne quinzaine sur ces mini-jeux. C’est dire, à quel point, ils sont addictifs.

Du jeu de rôle, on récupère cette idée du combat au tour par tour avec emploi de magie, coup spécial, spécialisation, invocation et j’en passe. Il y a une vraie diversité rendant les combats passionnants et stratégiques. Surtout, Ryu ga Gotoku Studio a été génial jusqu’à offrir la possibilité de rendre les actions automatiques selon une stratégie donnée. Bien pratique dans les sessions de farming indispensables pour monter en niveau (on est vraiment dans l’esprit du RPG old school). On a également une diversité assez conséquente chez les ennemis et ne manquant pas d’humour. Quand même, ce n’est pas tous les jours qu’un jeu nous offre la possibilité d’affronter un pervers dont le coup spécial consiste à ouvrir grand son manteau (il est tout nu en dessous, mais je ne crois pas que c’était la peine de le préciser) afin de nous infliger l’état « Peur ».

Intrigue mafieuse trépidante

Graphiquement, le jeu est plutôt joli malgré ses plus d’un an d’existence. Les environnements pullulent de vie. L’ambiance japonaise est vraiment sympathique et change de mes habitudes. Juste un gros regret. Arrivé à trente heures de jeu, j’apprends qu’une mise à jour PS5 est disponible. Oh cool, sauf que… Pas de possibilité de transférer sa sauvegarde vers la nouvelle version… Avec trente heures de jeu sous le coude, pas moyen pour moi de tout me retaper. Dommage.

Dernier point, l’histoire. Ah oui, ça, il y a de l’histoire. Yakuza : Like a Dragon est un jeu sacrément bavard (heureusement, on peut, comme sur un jeu de rôle à l’ancienne, avancer au dialogue suivant via X). Il n’est pas rare d’assister à des cinématiques pendant plus de dix minutes. Au point de recevoir un message d’avertissement de la console du style, vous n’avez pas joué depuis un moment, dans dix minutes, on passe la console en veille. L’histoire a le mérite d’être riche et d’impliquer des personnages secondaires charismatiques.

Les quêtes secondaires, sans atteindre le niveau d’un Witcher ou d’un CyberPunk 2077, ont le mérite de proposer des mini trames suffisamment intéressantes pour accrocher. T’en as des vraiment loufoques dans le lot. Juste un bémol pour la fin qui n’aura pas su, à mes yeux, être aussi émouvante qu’espéré.

Par conseillant, dès que c’est possible, de miser à fond sur la gestion de l’entreprise pour récupérer un paquet de pognon.

Conclusion

Quinze ans que je n’avais pas touché à un Yakuza, car la saga n’a pas été traduite depuis le premier opus. Like a Dragon est donc le premier Yakuza traduit depuis et aussi, le premier à sortir du beat’m all pour s’orienter vers le jeu de rôle à la Dragon Quest. L’ensemble est vraiment dans l’esprit d’un jeu de rôle old school tout en conservant l’univers Yakuza. Un mélange détonant et un coup de cœur, surtout avec un gameplay aussi riche et l’histoire trépidante.

+

  • Gameplay dense et addictif
  • Histoire fun et sympathique
  • Jeu de rôle à l’ancienne

  • Fin pas aussi poignante qu’espéré
9/10

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