Les chroniques de Coolson : Top Gun (1986)

Certains films nous touchent plus que d’autres. Parfois, sans raison, sans que ce soit un film qui sorte vraiment du lot, une petite lumière s’allume et ça fait tilt. Et alors, ce film devient notre « film de chevet », un film que l’on peut voir et revoir sans jamais se lasser. Alors, on prend son casque, ses lunettes et on va voler comme des malades.

Aujourd’hui, c’est Top Gun.

À nous l’ivresse, l’ivresse de la vitesse !

Top Gun est un film américain sorti le 16 mai 1986 aux États-Unis et le 17 septembre de la même année au pays du tripoux. Il retrace l’histoire de Pete « Maverick » Mitchell qui décide de voler comme un malade dans une école d’élite de l’aviation américaine, plus rapidement que Tom « Iceman » Kazansky tout en roulant des pelles à Kelly McGillis et en jouant du piano avec le docteur Green d’Urgences.

Pete Mitchell (que, désormais, j’appellerais Maverick pour des raisons d’hygiène) est incarné par Tom Cruise, acteur ô combien talentueux, vu dans environ 75 000 films et ayant joué pour les plus grands. Perso, je suis un immense fan, tant il est capable de passer d’un rôle à un autre avec une facilité déconcertante, tout en faisant du « Tom Cruise ».

Son rival et néanmoins collègue est incarné par le sémillant (à l’époque) Val Kilmer, qui, aujourd’hui, ne défraie plus vraiment la chronique (excepté celle-ci, là juste là, cliquez ICI), mais qui, à l’époque, était considéré, à l’instar de monsieur Cruise, comme un sex symbol et aura joué dans un nombre plus que conséquent d’excellents films, notamment le légendaire Heat

Ils sont accompagnés dans tout ça par Kelly McGillis qui n’aura pas vraiment su exploser au-delà des années 80, mais qui aura tout de même connu son heure de gloire avec le très très bon Witness

Et bien entendu, Anthony Edwards dans le rôle de Goose, le wingman de Maverick, plus connu pour son rôle du Dr Green dans Urgences, surtout si vous êtes modérément jeune.

Highway To The Danger Zone

Le film est réalisé par Tony Scott, oui, le frère de Ridley, un excellent réalisateur, certes, moins visionnaire que son illustre frangin, mais qui possède indéniablement une patte qui, perso, me fait kiffer. Son style pue les années 80/90. Dans la lumière, le grain de l’image, les effets de caméra, sa façon de filmer l’action, l’humour bas de plafond, mais qui marche. Tony Scott, C’EST le cinéma d’action de cette époque. Mais il aura su se renouveler et faire de très bons films comme Déjà Vu ou Unstoppable (son dernier film) avec son acteur fétiche de l’époque, Denzel Washington, jusqu’à son décès en 2012, où il se suicide en se jetant d’un pont à Los Angeles.

La musique également, composée conjointement par Harold Faltermeyer, qui est surtout réputé pour avoir créé l’entêtement thème du Flic de Beverly Hills, Kenny Loggins et Giorgio Moroder.

J’attendais impatiemment ce moment pour vous parler de deux de mes idoles musicales : Kenny Loggins et Giorgio Moroder qui se sont associés pour donner naissance à Danger Zone, un morceau que je vous défie de n’avoir jamais entendu, tant il est gravé au plus profond de la pop culture 80. Ce morceau est éternel et ceux qui me connaissent savent à quel point j’aime ce morceau, presque autant que Mighty Wings de Cheap Trick, également présent sur la B.O.

Kenny Loggins, de son côté aura également composé le thème principal de Footloose, alors que Giorgio Moroder, de son côté, aura participé à l’essor de l’électro italienne, ce qui dit comme ça parait être une blague, mais sans dec’, dans les années 70/80, l’électro en Italie, c’était fifou ! C’est bien simple, si aujourd’hui, on écoute en boucle de la Synthwave, de la Coolwave, de la Darkwave, de la Chillwave (et croyez moi, vous en écoutez, même sans le savoir !) bah, c’est un peu grâce à ce gars.

Alors, c’est valable ?

Oui, oui, oui, mille fois oui. Même si dans son style, le film est ultra 80’s, la chance des producteurs (Don Simpson, Jerry Bruckheimer, en gros, ils ont fait et défait les succès depuis presque 50 ans, enfin surtout Bruckheimer, Simpson étant décédé d’une overdose en 1996), c’est d’avoir eu le soutien de l’US Air Force qui a prêté avions et pilotes pour donner des images en vol à couper le souffle. En contrepartie, le film est une vaste campagne de recrutement et ça a marché ! L’US Navy indiqua que le nombre de jeunes hommes souhaitant s’enrôler comme pilote augmenta de 500 % !

À l’époque, le critique Robert Ebert dit du film : « les films comme Top Gun sont difficiles à juger parce que les bonnes parties sont si bonnes et les mauvaises parties sont si implacables. Les combats aériens sont absolument les meilleurs depuis les scènes aériennes électrisantes de Clint Eastwood dans Firefox. Mais attention aux scènes où les gens se parlent. ».

Voilà, ça résume le film, mais en vrai ça résume 90 % des films de cette époque. Mais putain, que c’est bon !

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