Critique : White House Down

Le vrai nouveau Die Hard

Fiche

Titre:
White House Down
Réalisateur(s):Roland Emmerich
Scénariste(s):James Vanderbilt
Acteurs:Channing Tatum, Jamie Foxx, Maggie Gyllenhaal, Jason Clarke, Richard Jenkins, James Woods, Joey King
Titre original:Date de sortie:4 septembre 2013
Pays:États-UnisBudget:150 000 000 $
Genre:Action, Drame, ThrillerDurée:2h12

Membre de la police du Capitole, John Cale vient de se voir refuser le job dont il rêvait : assurer la protection du président des États-Unis. Espérant éviter à sa fille une déception lorsqu’il lui apprendra la nouvelle, il l’emmène visiter la Maison-Blanche. C’est à ce moment qu’un groupe paramilitaire lourdement armé attaque le bâtiment. Alors que le gouvernement américain sombre dans le chaos, Cale va tenter de sauver sa fille, le président, et le pays tout entier…

Critique

Débarquant en France longtemps après son concurrent direct, La Chute de la Maison Blanche, White House Down concourt à un sacré risque. D’un, on pouvait l’accuser de plagiat. De deux, il pourrait aussi souffrir d’une impression de « déjà-vu ». Effectivement, il y a du « déjà-vu », mais pas de La Chute de la Maison Blanche.

En fait, White House Down fait penser à Die Hard, le premier du nom (Piège de Cristal). Le héros s’appelle John (le nom change, un peu, pour passer de McLane à Cale, mais on n’est pas dupe). Le héros porte un marcel pour combattre les méchants, véridique. Le film se déroule exclusivement dans un endroit (Nakatomi Plaza/La Maison Blanche). Les journalistes en prennent pour leur grade. Les méchants sont charismatiques et se ressemblent en plus (James Woods/Alan Rickman). Il y a beaucoup d’humour et d’action. Même les trames se lorgnent : le héros doit reconquérir le cœur de sa femme/fille tout en se débarrassant des méchants.

Le héros s’appelle John et porte un marcel mais son nom n’est pas McLane.

Malgré tout, bizarrement, on ne lui en veut pas. On ne parle même pas de plagiat. Pourquoi ? Parce que d’un, ça m’a fait extrêmement plaisir de retrouver un bon Die Hard, surtout après l’affront du dernier. De deux, parce que White House Down apporte suffisamment pour se dissocier de son modèle. Parmi les apports, on soulignera les excellents acteurs. Channing Tatum mettant à contribution son expérience sur 21 Jump Street (surtout pour les sauts afin d’éviter les balles tout en tirant, « à la Max Payne » comme on dit). Même s’il faisait du bon boulot sur le remake de la série avec Johnny Depp, il m’a épaté et j’en ai même eu des flash-back de John McLane, surtout en le voyant courir pour éviter les balles. Comme le héros de la saga Die Hard, John Cale fait preuve de malice pour se sortir des situations les plus périlleuses.

John Cale a aussi un comparse afro-américain. Mais cette fois-ci, il ne s’agira pas d’un flic lambda, mais de l’homme qui habite à la Maison Blanche, le Président des États-Unis et en plus, c’est Jamie Foxx qui lui prête son visage. Encore un excellent acteur qui arrive très bien à jouer toutes les nuances, que ce soit l’humour, le drame ou la classe. Il sait vraiment tout faire, le mec. En tout cas, il m’a bien fait rire dans White House Down.

Chez les méchants, on retient Jason Clarke, sacrément impressionnant et dans la lignée de son rôle dans Zero Dark Thirty, et James Wood qui m’avait manqué. La copine de Batman, Maggie Gyllenhaal, apporte beaucoup aussi au film. Mais la vraie star du show, c’est la jeune Joey King (aussi à l’affiche dans Conjuring : Les dossiers Warren). Quel talent pour son âge. Elle est l’accroche émotionnelle du nouveau Roland Emmerich. Tour à tour drôle, émouvante et courageuse, elle est l’élément qui manquait à Piège de Cristal, parce que bon, Holly McLane…

Niveau action, le film remplit son cahier de charges à la perfection. En même temps, Roland Emmerich…

Niveau action, le film remplit son cahier de charges à la perfection. En même temps, Roland Emmerich… Par contre, les effets spéciaux. Mais ce n’est pas possible ça. Qu’est-ce que c’est moche ! On retrouve l’un des effets les plus foirés de Man of Steel. La fameuse foule devant un écran vert. Vivement que les réalisateurs arrêtent d’utiliser ça parce que c’est franchement dégueulasse. Le seul effet spécial à sortir du lot concerne l’explosion d’Air Force One. Quel dommage, cette grosse foirade. Encore plus surprenante quand on connaît le budget : 150 millions. Les acteurs ont tout pris ou quoi ? D’autant plus que le réalisateur pouvait aisément s’en passer.

L’autre atout de White House Down concerne la Maison Blanche, bien sûr. Les décors sont superbes même si Roland Emmerich n’a pas réussi à faire de son lieu, une entité à part entière, la faute à des plateaux trop séparés pour qu’on sente la cohésion de l’ensemble. Contrairement à Piège de Cristal où justement se jouait le jeu du chat et de la souris. En tout cas, on apprécie tout de même la visite et surtout de la voir se faire exploser dans tous les sens.

Conclusion

L’héritier spirituel de Piège de Cristal est là ! White House Down offre tout ce qu’on attend d’un blockbuster d’action. De l’humour, des héros attachants, des méchants charismatiques, un peu de suspense et surtout des scènes d’action spectaculaires. Malheureusement, les effets spéciaux immondes m’empêchent de lui donner un point de plus à la note finale. Dommage, car j’en avais vraiment envie.

+– La cocktail Die Hard
– Des bons acteurs
– Beaucoup d’humour
– Le niveau des effets spéciaux
7/10

Affiche de White House Down

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A propos de l'auteur : (2894 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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