Critique : The Mandalorian – Saison 2 (avec spoiler)

La Voie est trouvée

Fiche

TitreThe Mandalorian Titre VO
CréateurJon Favreau
Réalisateurs Jon Favreau, Peyton Reed, Bryce Dallas Howard, Carl Weathers, Dave Filoni, Robert Rodriguez, Rick Famuyiwa
Acteurs Pedro Pascal, Gina Carano, Carl Weathers, Timothy Olyphant, Katee Sackhoff, Giancarlo Esposito, Rosario Dawson, Temuera Morrison, Ming-Na Wen, Bill Burr, Mark Hamill
Saison2 Nombre d’épisodes8
Date de sortie30 / 10 / 2020 Durée32 à 52 mn
GenreAction, Aventure, Science fiction ChaîneDisney+

Le Mandalorien et l’Enfant poursuivent leur voyage, affrontant maints ennemis et rejoignant leurs alliés. Ils se frayent un chemin à travers une galaxie dangereuse, dans la tumultueuse période qui a suivi la chute de l’Empire.

Critique

Après une première saison plus que prometteuse, la série The Mandalorian est désormais un événement bien plus attendue. La pression est donc grande sur les épaules de Jon Favreau (surtout quand on se remémore Iron Man 2). Heureusement secondée par l’héritier Dave Filoni.

On ne change pas une formule qui gagne

Ce qu’on peut remarquer avec cette deuxième saison, c’est qu’une chose ne change pas. Il s’agit toujours d’avoir des épisodes à la limite du standalone où le réalisateur attitré a pratiquement les mains libres. Robert Rodriguez en a témoigné :

Le scénario était très court. Il était plus court que l’épisode. Il faisait 19 pages, ce qui suggère souvent 19 minutes. J’ai ajouté beaucoup d’action. J’ai même demandé à Jon : « C’est normal que mon script ne fasse que 19 pages ? Parce que je coupe vite et ça risque de finir à 16 minutes. Est-ce qu’on doit rajouter des pages ? ». Et il m’a répondu : « Non, c’est pour ça que tu es là ! Il faut que tu remplisses. ». J’ai dit : « Oh, OK, je vais essayer de rendre la bataille plus longue. ».

Robert Rodriguez

Quoiqu’il en soit, Robert Rodiguez s’est enthousiasmé sur sa participation en affirmant qu’elle a largement dépassé ses espérances. Encore une preuve que Jon Favreau a tout compris sur comment attirer du beau monde sur sa série. En même temps, comment être surpris vu sa longue expérience dans le système ?

Le jeu vidéo open world en série télé

Donc, naturellement, on peut s’agacer sur le fait que la série fasse du surplace (narrativement, évidemment, car au niveau des décors, ça change à chaque épisode) au lieu d’avancer rapidement. Personnellement, c’est un point qui m’a fait et qui continue à me faire adorer la série. Chaque chapitre permet à son réalisateur d’apporter sa touche. Cela donne des très belles choses (le terrifiant dragon, les araignées en mode Alien, d’autres mandaloriens). Surtout quelle constance dans l’excellence au niveau de l’action et du voyage. The Mandalorian ridiculise l’univers de la série télé, en se mettant au niveau du cinéma.

Surtout, ce format permet de voyager dans l’univers où plus t’as de midi-chloriens, plus t’es cheaté. Un peu comme si on jouait à KOTOR. Chaque vendredi, on découvre un nouveau coin. Pour être dépaysé et préparé un week-end en mode confinement, il n’y a pas mieux. Bref, si la première partie de cette saison 2 ressemble à des quêtes annexes (avec tout le charme qui va avec), les choses basculent en mode quête principale dans la deuxième.

Le Jedi

Un changement amené par le duo Dave Filoni et la Jedi Ahsoka Tano. À noter que ce chapitre 13 est le seul, avec le 15, dont Jon Favreau ne s’est pas occupé du scénario. Les Jedi y font enfin leur entrée et de quelle manière. Dave Filoni a tout simplement réalisé un des meilleurs épisodes de la série (j’allais dire le meilleur, mais il y en a un autre… et non, ce n’est pas Leia). Il mélange à la perfection les univers western et samouraï pour un résultat digne de l’inspiration de George Lucas pour sa saga. Bref, ça sentait la préparation de luxe pour un spin-off et le récent Disney Investor Day l’a confirmé. Pour couronner le tout, on a enfin le vrai nom de l’Enfant / Baby Yoda : Grogu. Je ne vais pas mentir, il m’a fallu un peu de temps pour l’adopter.

Les chapitres suivants sont tous de très haut niveau (le site Jedi, Boba, la rédemption de Mayfeld), mais la claque ultime survient sur le final avec un climax digne de la scène ajoutée dans Rogue One grâce aux reshoots. Oui, je parle de celle où Dark Vador pulvérise la Résistance. Pour Le Sauvetage (chapitre 16), on en a simplement la version du côté lumineux de la Force. Dark Vador est remplacé par son fils pour une séquence tout aussi impressionnante. D’autant plus que les Dark Troopers sont badass (on ne parle pas de vulgaires fantassins, là).

Ce croisement improbable entre un Terminator et un Dark Vador m’a bien fait flipper. Il n’y a pas à dire, quand tu vois qu’un est suffisant pour pousser Mando dans ses derniers recoins (cette terrifiante façon de matraquer le casque). Tu comprends rapidement que tu n’as pas affaire à des Jo le rigolo. Alors un régiment au complet…

Le Retour du Jedi

Puis bordel, la magie… Cette entrée magique du X-Wing… « Oh, un Jedi. »… La cagoule noire… « Non, ce n’est pas lui. Ce n’est pas possible. Lui ? »… Le sabre laser vert… « Mon dieu. »… Le gant en cuir sur la main droite… *Les frissons montent* Ce massacre des Dark Troopers… Jusqu’à la révélation du visage où les images de synthèse font des merveilles… *Une larme coule sur ma joue* Perfection.

Dark Vador a eu droit à sa scène où il était au sommet de son art. Luke Skywalker a enfin eu la sienne. La liaison parfaite entre Le Retour du Jedi et Les Derniers Jedi en passant par le flash-back du Réveil de la Force.

Puis, pour terminer, le déchirement au cœur avec les adieux. Ce moment magique où Mando enlève son casque. Il avait déjà témoigné de son amour en faisant de même dans Le Repenti (chapitre 15), mais là, c’est carrément à la vue de tout le monde. L’Amour est plus fort que la Voie. J’en ai rechialé. J’ai été achevé en retrouvant R2-D2 puis en découvrant que le réalisateur de cet épisode absolument génial est… Peyton Reed.

N’oublions pas non plus cette scène post-générique qui annonce de manière hilarante un nouveau spin-off (mini-série ? téléfilm ?) pour décembre 2021.

Par prêt pour le making-of de The Mandalorian.

Conclusion

Après une entrée en fanfare dans mon cœur via sa première saison, The Mandalorian l’a totalement ravi sur cette deuxième où le niveau global monte d’un cran jusqu’à un final dantesque. Énorme coup de cœur.

+

  • Jon Favreau a tout compris
  • Scènes d’action au sommet
  • Série vivant pour l’action, pas pour le dialogue
  • Surprises à la pelle
  • Tellement de personnages charismatiques, c’est indécent
  • Chapitres 13 et 16
  • Fan service pur

  • En étant pointilleux, un peu de surplace dans les premiers épisodes
9/10

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