Les chroniques de Coolson : S.O.S. Fantômes (1984)

Que se passerait-il si vous croisiez un fantôme ou autre apparition ectoplasmique ? Réponse logique, en tout cas, c’est ce que moi, je ferais : je me pisse dessus, je chiale et dans un élan d’héroïsme me rend quatre à quatre chez ma maman.

Mais si l’on en croit les préceptes de cette chanson populaire sortie en 1984, s’il y a quelque chose de bizarre dans le voisinage, que quelque chose ne vous paraît pas net, contactez votre agence la plus proche afin d’obtenir une réponse satisfaisante à votre problème actuel. Alors, faites chauffer la Cadillac Ecto-1, sortez les packs à protons, cette semaine, c’est S.O.S. Fantômes.

Who ya gonna call ?

S.O.S. Fantômes est un film américain sorti le 8 juin 1984 et le 12 décembre 1984 au pays de l’andouillette. Il dépeint l’histoire de quatre chasseurs de fantômes qui montent une agence pour protéger la population des attaques ectoplasmiques. Ils vont venir en aide à Dana, interprétée par Sigourney Weaver, immense actrice et éternelle Ripley dans Alien et ses suites, poursuivie par Gözer, un dieu sumérien qui apparaît dans son frigo.

L’équipe est composée de :

  • Dan Aykroyd, acteur canadien ayant fait ses armes au SNL (Saturday Night Live) dans les années 70 scénariste et créateur des personnages à la base, pour lui et son ami John Belushi, son comparse des Blues Brothers, malheureusement décédé en 1982, ce qui oblige Aykroyd à réécrire le scénario qui voyait alors les chasseurs voyager à travers le temps et l’espace.
  • Harold Ramis, co-scénariste et réalisateur du film, décédé en 2014, qui laisse derrière lui une belle petite carrière aussi bien en tant qu’acteur, scénariste ou réalisateur faite de films sympathique comme Le Golf En Folie, Mafia Blues, Radio Rebel (film improbable sur des métalleux qui braque une station de radio avec des pistolets en plastique chargé à la sauce piquante avec les jeunes et inconnus Brendan Fraser, Steve Buscemi et Adam Sandler (un Must See !) et l’intemporel Un Jour Sans Fin, qui amènera sa brouille avec Bill Murray et empêchera la mise en chantier d’un S.O.S. Fantômes 3.
  • Bill Murray, probablement le plus connu d’entre eux et qui peut se vanter de s’asseoir à la table de Keanu Reeves et Tom Hanks dans la catégorie des acteurs que personne ne déteste. Une carrière complète commençant par des comédies, mais qui prendra bien plus d’épaisseur à compter de sa rencontre avec Wes Anderson notamment, avec qui il tournera neuf de ses dix films. C’est important la fidélité. Si je ne dois vous en conseiller qu’un, même s’ils valent globalement tous le coup, regardez La vie aquatique, un modèle de mise en scène et de bande originale.
  • Ernie Hudson, bonne trogne de cinéma que l’on a vu dans un grand nombre de films, mais jamais dans un rôle titre. Regardez sa fiche Wikipédia, c’est bien simple, le gars a joué dans 2-3 films par an depuis les années 70 !

Ça a fait schboom là-dedans !

À la réalisation, on retrouve Ivan Reitman, réalisateur connoté 90 à qui les années 2000 ont fait énormément de mal, malgré le très très bon Evolution avec David “Fox Mulder” Duchovny mais qui reste impardonnable pour avoir produit l’abominaffreux Ghostbusters version féminine sortie en 2014. Sa carrière récente ressemble à une tentative de sabotage. 

Au casting, on retrouve également Rick Moranis, acteur immensément sympathique vu dans bon nombre de comédies et films pour enfants comme Chérie, j’ai rétréci les gosses, La Petite Boutique des horreurs et le cultissime La Folle Histoire de l’espace (Spaceballs), mais qui a dû mettre sa carrière entre parenthèse suite au décès de son épouse pour s’occuper de ses enfants.

Alors, c’est valable ?

Bien sûr que c’est valable ! Le film fonctionne toujours aujourd’hui, preuve en est de ses multiples rediffusions en première partie de soirée. Visuellement, et grâce aux rééditions 4K, le film s’en sort plus que mieux, également grâce à la réalisation de Ivan Reitman qui a l’intelligence de ne pas en faire trop avec des effets qui pourraient trop vieillir, en témoigne sa nomination aux Oscars dans la catégorie effets visuels en 1985. Alors, regardez S.O.S. Fantômes, kiffez vos têtes, écoutez la B.O en boucle, il n’y a rien d’autre à dire : S.O.S. Fantômes est un classique !

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