Critique & Test Blu-ray : Un prophète

Nouveau film de Jacques Audiard (De battre mon cœur s’est arrêté) qui a raflé les Césars en 2010 (meilleur film, réalisateur, acteur, acteur dans un second rôle, espoir masculin, scénario original, photographie, décors et montage), le grand prix au festival de Cannes et représentant de la France pour les Oscars. Étant sourd, je n’avais pas pu le voir au cinéma, ni en dvd/blu-ray. L’un ne proposant pas de sous-titres et l’autre en possédait mais anglais (sic). Tout le monde me parlait de ce film et j’ai enfin pu le voir.

Le film

Je nommerais ce film le OZ français. Comme la série culte, il nous propose une plongée dans le milieu carcérale français avec un réalisme effrayant.

On suit le jeune Malik El-Djebena (étonnant Tahar Rahim qu’Audiard a rencontré à l’arrière d’une voiture lors d’un tournage) depuis son entrée dans la centrale. On suit son ascension sous l’ombre du chef corse (impressionnant Niels Arestrup).

Véritable critique des « bienfaits » du système carcéral français. Le héro devient de plus en plus « méchant » au fur et à mesure du film.

Les critiques américains le comparent à leur saga culte : Le Parrain. Je ne pense pas qu’on puisse faire un plus beau et vrai compliment. On peut qualifier Un Prophète de notre Parrain à nous, les bouffeurs de grenouilles. C’est-à-dire une plongée dans le milieu des voyous de notre pays (la mafia chez eux).

Film : 9/10

Le blu-ray

Qualité image et son top. Surtout pour le son lors des fusillades (mes basses ont rugi) après avoir pris la poussière lors de mes précédents films.

Et merci à Sony Pictures de nous proposer le blu-ray avec des sous-titres français pour le pauvre sourd que je suis (obligé d’aller les chercher aux States, un comble quand même).

Note technique : 4,5/5

Niveau bonus, c’est très pauvre. Scènes coupés et compagnie. Pas de making-of ou de documentaire, une déception.

Note bonus : 1/5

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A propos de l'auteur : (2920 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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