Une sortie par la petite porte
Fiche
| Titre | Peaky Blinders : L’Immortel | Titre VO | Peaky Blinders: The Immortal Man |
|---|---|---|---|
| Réalisateur | Tom Harper | Scénariste | Steven Knight |
| Acteurs | Cillian Murphy, Rebecca Ferguson, Tim Roth, Barry Keoghan, Stephen Graham, Sophie Rundle, Packy Lee, Jay Lycurgo, Ned Dennehy, Ian Peck | ||
| Date de sortie | 20 / 03 / 2026 (Netflix) | Durée | 1h 52 |
| Genre | Drame, Historique, Policier | Budget | – |
Lorsque son fils, avec qui il est brouillé, se retrouve impliqué dans un complot nazi, Tommy Shelby, en exil, doit retourner à Birmingham pour sauver sa famille et son pays.
Critique
À l’origine, on devait avoir une septième saison pour Peaky Blinders, mais la pandémie a changé les plans et, finalement, un film a été mis en route. L’idée est d’embrayer ensuite sur une nouvelle série sur une nouvelle génération dans les années 50, suite à la Seconde Guerre mondiale — un peu comme la série originale qui démarrait après la Première.
On comprend rapidement que Peaky Blinders : L’Immortel sert de liant entre les deux époques avec une histoire tournant autour de Tommy Shelby et son fils, Duke. Il y a d’ailleurs un changement d’acteur au passage : Conrad Khan laisse sa place à Barry Keoghan. On sent bien le coup à la « Cassie » dans Ant-Man : Quantumania pour miser sur un acteur plus bankable (idéal pour prendre le lead de la nouvelle série).
Dès lors, le film de Tom Harper (réalisateur de trois épisodes sur la saison 1) écrit par l’inévitable Steven Knight se retrouve le cul entre deux chaises : faire l’épilogue de Tommy Shelby et le prologue de Duke Shelby. Résultat, L’Immortel se révèle être malheureusement un film plutôt bancal.
Entre fan service et adieux bâclés
Si l’idée de départ reposant sur un fait divers amusant de la Seconde Guerre mondiale tout comme la reproduction de la vie sous les bombardements sont intéressants, force est de constater que l’écriture peine à convaincre. Entre le fan service et l’introduction de nouveaux personnages qui ressemblent à une version « moderne » de la série originale (Duke est le nouveau Tommy, la Kaulo de Rebecca Ferguson remplace Polly), le scénario galère. Surtout que presque tout le monde semble avoir déserté (par exemple, le personnage d’Arthur Shelby ne revient pas suite aux démêlés avec la justice de Paul Anderson).
Déception également au niveau de l’antagoniste. Malgré un interprète charismatique (Tim Roth, ce n’est pas n’importe quel kéké), il manque cruellement de consistance. On est loin du détestable Oswald Mosley.
Bref, Peaky Blinders : L’Immortel essaie de remplir son cahier des charges, mais il n’y arrive pas en moins de deux heures. Heureusement que Cillian Murphy est toujours aussi magnétique, mais j’ai été profondément choqué par…
Attention spoilers à partir d’ici
… l’absence totale d’émotion ressentie à sa mort. Il était évident que Tommy allait mourir, mais ça manque cruellement de dimension épique. Tout comme la première rencontre dans le film entre Tommy et son fils : une bataille de boue qui ressemble plus à une lutte d’ivrognes qu’autre chose.
Au final, le seul moment que j’ai trouvé réellement impactant concerne la mort d’un autre personnage phare de la série. Une mort cruelle et abrupte, ce qui colle parfaitement avec le ton.
Par Christophe Menat ne pensant pas que la nouvelle série Peaky Blinders réussira à être aussi impactante que l’orignale.
Conclusion
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Coincé entre l’adieu épique et le prologue d’un spin-off, Peaky Blinders : L’Immortel ne s’y retrouve jamais. Tommy Shelby méritait mieux, nous aussi. Un film oubliable qui aurait mieux fait de rester une saison 7. |
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| 6/10 | |