Le Dîner de voisins
Fiche
| Titre | L’Invitation | Titre VO | The Invite |
|---|---|---|---|
| Réalisateur | Olivia Wilde | Scénaristes | Will McCormack & Rashida Jones, d’après le film Sentimental (2020) de Cesc Gay |
| Acteurs | Seth Rogen, Olivia Wilde, Penélope Cruz, Edward Norton | ||
| Date de sortie | 16 / 09 / 2026 | Durée | 1h 47 |
| Genre | Comédie, Drame, Romance | Budget | 12 000 000 $ |
Angela et Joe invitent leurs mystérieux nouveaux voisins du dessus à dîner. La soirée va alors rapidement faire voler en éclats toutes leurs certitudes.
Critique
Sorti il y a deux mois de l’autre côté de l’Atlantique, L’Invitation est un remake du film espagnol Sentimental (2020) de Cesc Gay, qui avait lui-même adapté sa propre pièce de théâtre (on n’est jamais mieux servi que par soi-même). Il ne s’agit d’ailleurs pas de la première adaptation : malgré sa sortie assez récente, il y en a déjà eu, dont un remake français, Et plus si affinités (2024), avec Isabelle Carré et l’Inconnu Bernard Campan.
De l’Espagne à Hollywood
Bref, L’Invitation partage pas mal des points communs avec Le Dîner de cons (1998) : c’est une pièce de théâtre adaptée au cinéma qui repose sur un départ similaire, un « simple » dîner, avant que tout ne parte en couilles dans un maelström hilarant. Toutefois, le film d’Olivia Wilde ajoute une couche dramatique pas dégueu et même émouvante sur le couple, l’amour et le sexe. Une approche bergmanienne qui n’était apparemment pas présente dans la pièce d’origine — d’après ce que j’ai lu, ne l’ayant pas vue moi-même (en tout cas, ça explique les 25 minutes ajoutées entre le film d’origine / Et plus si affinités et ce remake).
Je ne vais pas rentrer dans les détails de l’histoire pour vous laisser la surprise de la découverte, car j’ai vraiment été décontenancé par l’avancée de l’intrigue, allant de bonne surprise en bonne surprise et de rire en rire. Surtout que L’Invitation ne se contente pas d’aller à fond en ligne droite, mais prend le risque de quelques virages bien sentis : The Grand Tour (aucun rapport, mais je me régale sur la nouvelle version, donc je me senti obligé de glisser une référence).
Un quatuor de choc
Le long-métrage a aussi le mérite de s’entourer d’excellents acteurs. Si la prestation de Seth Rogen ne surprend pas vraiment — car il fait du Seth Rogen jusqu’à fumer son spliff habituel —, il maîtrise tellement son numéro que c’est toujours un plaisir de voir un maître agir dans son registre. J’ai toutefois beaucoup aimé le fait qu’il prenne le risque d’être antipathique auprès du public.
Olivia Wilde livre une prestation phénoménale. C’est en tout cas celle qui m’a le plus bluffé, car je ne la connaissais pas dans ce registre et j’ai beaucoup aimé la façon dont elle expose la fragilité de son personnage. Penélope Cruz est un numéro à elle seule et surtout un atout charme qui élève le « il fait chaud ici ou c’est moi ? » d’un cran. Quant à Edward Norton, il est assez fade jusqu’à son monologue. Un monologue d’ailleurs écrit par l’acteur lui-même (en fans du MCU, on sait depuis L’Incroyable Hulk qu’il adore apporter sa touche).
Par Christophe Menat, soulignant que les remakes américains peuvent parfois surpasser l’original (True Lies, c’est pour toi).
Conclusion
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L’Invitation est une excellente surprise qui ne se contente pas d’être un remake de plus balancé sur le tas. Entre un superbe casting, des répliques finement ciselées et une petite couche bergmanienne pas dégueu, le film coche toutes les cases pour passer une bonne soirée. Bref, si vous voulez vous marrer tout en étant touchés, avec un petit coup de chaud, foncez. |
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| 9/10 | |