Critique : In the Shadow of the Moon

Poster du film Netflix, In the Shadow of the Moon, réalisé par Jim Mickle avec Boyd Holbrook, Michael C. Hall, Cleopatra Coleman

De la bonne série B à l’ancienne

Fiche

TitreIn the Shadow of the MoonTitre VO
RéalisateurJim MickleScénaristesGregory Weidman, Geoffrey Tock
ActeursBoyd Holbrook, Michael C. Hall, Cleopatra Coleman
Date de sortie27 / 09 / 2019 (Netflix)Durée1h 55
GenreCrime, Mystère, Science fiction, ThrillerBudget

En 1988, Thomas Lockhart, un inspecteur de Philadelphie impatient de monter en grade, se met à traquer un tueur en série qui réapparaît mystérieusement tous les neuf ans. Mais lorsque les crimes du meurtrier commencent à défier toute explication scientifique, la quête obstinée de vérité du policier menace de détruire sa carrière, sa famille, et peut-être même sa santé mentale.

Critique

Les bons films Netflix sont une denrée rare. À chaque fois, j’y crois et pas de bol, c’est quasi systématiquement la déception. Par exemple, le documenteur Entre deux fougères : Le film avec Zach Galifianakis. Le résultat, malgré des guest-stars de très haut niveau, ne fait que copier, sans génie, le style de Ricky Gervais. Au final, son meilleur moment, c’est le bêtisier des interviews lors du générique de fin. Si ce n’est pas signe d’un problème…

Mickle de retour à la vidéo

Du coup, en attendant The Irishman, quand il y en a un qui s’annonce prometteur, je ne loupe pas l’occasion. Ici, il s’agit d’In the Shadow of the Moon de Jim Mickle, réalisateur de long-métrages n’ayant jamais connu de gros succès mais doté de jolis réputations. C’est-à-dire Mulberry Street (2006), Stake Land (2010), We Are What We Are (2013) et Cold in July (2014 – d’ailleurs seul film de Mickle à être sorti en salles).

Aujourd’hui, il livre In the Shadow of the Moon sur Netflix. Ça ne doit pas trop le gêner par rapport à d’habitude vu qu’il est habitué à la vidéo. Après Michael C. Hall en tête d’affiche dans Cold in July (mais qu’on retrouve dans un second rôle de « sale con » qui va bien avec sa tête), il récupère Boyd Holbrook. La star de Narcos et mon plaisir coupable The Predator sans oublier l’épatant Donald Pierce dans Logan. Bref, une jolie tête d’affiche.

Pas fou, mais efficace

Pour commencer, premier conseil, éviter de lire ou de regarder quoi que ce soit à propos d’In the Shadow of the Moon afin d’en savoir plus sur l’intrigue. Car il est question d’une curieuse enquête et moins on en sait avant de s’y mettre, mieux c’est.

Quoi qu’il en soit, je ne vais pas dire que c’est une excellente bobine. Elle n’excelle jamais dans ce qu’elle fait. Toutefois, elle demeure suffisamment solide et Holbrook assez investi pour que le visionnage se fasse sans déplaisir. Bref, une série B à l’ancienne. Genre Timecop ou Demolition Man (encore que, ce dernier est vraiment excellent à mon goût). Un truc sans prétention, mais sympa à regarder. De plus, le long-métrage de Mickle s’inscrit dans un registre devenu assez rare. J’en profite d’ailleurs pour dire que dans le même genre, je vous conseille très fortement Upgrade de Leigh Whannell trop passé inaperçu à mon avis.

L’histoire plus en détails

Revenons à In the Shadow of the Moon, mais cette fois-ci, on spoile l’histoire pour en parler. Déjà, le titre me rend nostalgique car il me rappelle le jeu d’aventure Under a Killing Moon. En plus, c’est un peu le même délire. Enfin, vaguement quand même. Ouais, en fait, il y a juste une enquête à la clé et de la science-fiction et ça s’arrête là. Mais il y a une LUNE aussi !

Ce qui est dommage, c’est que même en n’ayant rien vu du film avant de le visionner, j’ai trouvé l’intrigue un poil trop prévisible si ce n’est la révélation finale. Malgré tout, cette dernière est assez curieuse, car j’ai du mal à imaginer que la femme n’ait pas pris le temps de récupérer suffisamment d’informations pour éviter les pièges sur lesquels elle est tombée dans le passé. Ce n’est pas comme si son grand-père n’était pas là pour les lui apprendre. M’enfin bref, ça reste un petit détail et ça peut se justifier par ces pseudos lois imaginaires du voyage dans le temps.

Autre truc qui m’a un peu gêné, c’est que je trouve qu’on ne sent pas assez que les acteurs vieillissent au fil des décennies. Ok, il y a les perruques, mais au niveau des visages, t’as l’impression que rien n’a changé.

Par qui attend El Camino et The Irishman comme les sauveurs des long-métrages Netflix.

Conclusion

In the Shadow of the Moon est une série B à l’ancienne comme si elle était sortie dans les années 80/90 et se mate sans déplaisir avec des bons passages ponctués d’idées assez amusantes, des scènes d’action et un Boyd « Narcos » Holbrook investi. Mais rien de fou, non plus. Bref, l’histoire d’un visionnage.

+

  • Ça se digère plutôt bien
  • Boyd Holbrook
  • Bonnes idées

  • Intrigue un peu prévisible quand même
  • Ça manque d’une touche de génie
6/10

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