Critique : First Man: Le premier homme sur la lune

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Fiche

TitreFirst Man: Le premier homme sur la luneTitre VOFirst Man
RéalisateurDamien ChazelleScénaristeJosh Singer
ActeursRyan Gosling, Claire Foy, Jason Clarke, Kyle Chandler, Corey Stoll
Date de sortie17 / 10 / 2018Durée2h 21
GenreBiopic, DrameBudget59 000 000 $

L’histoire fascinante de la mission de la NASA d’envoyer un homme sur la lune, centrée sur Neil Armstrong et les années 1961- 1969. Inspiré du livre de James R. Hansen, le film explore les sacrifices et coûts – d’Armstrong et de la nation – d’une des plus dangereuses missions de l’Histoire.

Critique

Pour First Man, si je suis allé le voir, c’est pour un seul nom : Damien Chazelle. Alias le bonhomme qui a réussi en deux films à récupérer deux 10/10 de la part de votre serviteur. Va-t-il réussir à mettre un triplé ? … Je suis à la fois fier et honteux de mon intro, ça mélange mon côté footeux à un côté racoleur.

Les films parlant de l’espace ne sont pas ma tasse de thé. Dès lors, j’étais un peu déçu par le choix de Chazelle. Ça n’a pas manqué, je n’ai pas totalement adhéré au film. Étonnant, ce n’est pas à cause de son sujet mais de sa longueur. En se positionnant sur toute une décennie, il y a inévitablement quelques faiblesses dans le rythme même si objectivement, c’est difficile de faire autrement. Pour revenir à First Man, je ne m’attendais pas à tel drame.

L’individu au cœur de l’H/histoire

Je pensais que j’allais assister à l’histoire menant Neil Armstrong (impeccable Ryan Gosling, mais ça devient une habitude) de ses débuts jusqu’au premier pas de l’humanité sur la Lune. Il y a de ça. Même beaucoup de ça. Mais il s’agit avant tout du récit de l’homme derrière la légende. Un portrait passionnant de l’astronaute y est brossé. Avant de rentrer dans le cinéma, je connaissais Armstrong. En y sortant, j’ai découvert Neil.

J’ai adoré cet aspect notamment parce qu’il touche un sujet très dur. J’en ai été ému, et ce, dès les vingt premières minutes. J’étais un peu abasourdi de me voir lâcher quelques larmes alors que la séance venait à peine de débuter et qu’il restait encore deux heures derrière. Tout est construit autour. Même la réalisation. La fin en est même sublime. Il est fort, le Damien, pour réussir ses finales.

Documentaire plutôt que film

Afin de nous impliquer au plus près du point de vue humain de cette aventure spatiale, Damien Chazelle a choisi une réalisation documentaire. La caméra tremblote. Le zoom se fait en plusieurs temps. C’est certes un élément artificiel, mais cela ne l’empêche pas d’être diablement efficace, car on a l’impression de vivre l’aventure plutôt que de découvrir un film. Cela offre également des séquences spectaculaires et originales dans le sens où l’action n’est pas montrée d’un point de vue extérieur, mais intérieur. Sur une échelle humaine. C’est parfois même claustrophobe.

Je n’ai pas trop suivi l’affaire concernant les effets spéciaux du film, mais j’ai l’impression qu’au lieu de miser sur du numérique, ils ont préféré employer des maquettes afin de renforcer l’aspect réaliste. Pour le coup, on se croirait parfois devant 2001, l’Odyssée de l’espace. J’ai été un peu déstabilisé par l’aspect vide d’étoiles de l’espace, mais le rendu reste superbe.

Par déjà prêt pour le prochain Chazelle, le18 octobre 2018.

Conclusion

Malgré quelques longueurs, First Man reste un biopic époustouflant sur Neil Armstrong où on découvre l’homme derrière le mythe. Pour le coup, j’ai été plusieurs fois ému et ai adoré découvrir un portrait où les défauts ne sont pas effacés. Quant à la partie exploration spatiale, elle est géniale grâce à la multiplication de séquences étonnantes et spectaculaires, mais toujours filmées d’un point de vue humain. Bref, encore une insolente réussite du réalisateur Damien « Whiplash, La La Land » Chazelle et dire que le mec n’a que 33 ans.

+

  • Émotion inattendue
  • Ryan Gosling est vraiment un acteur extraordinaire
  • Réalisation documentaire
  • Découvrir l’homme derrière le nom Neil Armstrong
  • Scènes d’action saisissantes

  • Quelques longueurs (même si je ne vois pas quoi réduire)
8/10

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A propos de l'auteur : (2954 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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