Critique : Sublimes créatures

Affiche du film Sublimes créatures réalisé par Richard LaGravenese avec Alden Ehrenreich, Alice Englert
L’amour dans le Bayou

Fiche

D’après 16 lunes, premier tome de La Saga des lunes, de Kami Garcia et Margaret Stohl
Titre:Sublimes créatures
Réalisateur(s):Richard LaGravenese
Scénariste(s):Richard LaGravenese
Acteurs:Alden Ehrenreich, Alice Englert, Jeremy Irons, Viola Davis, Emmy Rossum, Thomas Mann, Emma Thompson, Eileen Atkins
Titre original:Beautiful CreaturesDate de sortie:27 février 2013
Pays:États-UnisBudget:
Genre:Fantastique, RomanceDurée:1h58

Ethan Wate, un jeune lycéen, mène une existence ennuyeuse dans une petite ville du sud des Etats-Unis. Mais des phénomènes inexplicables se produisent, coïncidant avec l’arrivée d’une nouvelle élève : Léna Duchannes. Malgré la suspicion et l’antipathie du reste de la ville envers Léna, Ethan est intrigué par cette mystérieuse jeune fille et se rapproche d’elle. Il découvre que Lena est une enchanteresse, un être doué de pouvoirs surnaturels et dont la famille cache un terrible secret. Malgré l’attirance qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, ils vont devoir faire face à une grande épreuve : comme tous ceux de sa famille, Lena saura à ses seize ans si elle est vouée aux forces bénéfiques de la lumière, ou à la puissance maléfique des ténèbres…

Sublimes créatures
La sublime créature du film.

Critique

Présenté comme le nouveau Twilight, ce film avait tout pour provoquer une allergie m’obligeant à aller voir un dermatologue le plus rapidement possible. Il avait tout, oui… sauf l’essence. Car bizarrement, nous sommes bien loin des déboires amoureux de Bella et Edward traités de façon tellement sérieuse qu’elles finissent par provoquer une éruption cutanée. A l’inverse, Sublimes Créatures préfère se révéler plus drôle notamment via ses personnages principaux dont les échanges sont parfois astucieux. Mention spéciale à la réflexion sur la fin de Titanic de la part d’Ethan Wate (Alden Ehrenreich).

Le point faible du film concerne son couple phare. Si Alice Englert, la fille de Jane « La Leçon de piano » Campion, fait presque l’âge de son personnage (16 ans alors qu’elle en a actuellement 18 donc si on prend en compte le décalage par rapport au tournage et la sortie, ça colle presque), son petit copain dans le film en a 23… Ça la fout mal alors qu’il est un lycéen. On est sans cesse gêné par ce constat au début du film avant finalement de l’oublier. Suffit de transposer l’action à la fac et on n’aurait rien à redire (mais ça ne passe pas pour d’autres détails)… Donc on fait genre.

Leur relation amoureuse, la base la plus importante d’un film du genre, est finalement agréable même si on n’atteint pas les sommets des films du genre. Bizarrement, ce point n’est pas la partie la plus intéressante du film (c’est sympa mais ce n’est le point qui fait privilégier ce film par rapport à un autre). C’est vraiment le côté fantastique de la chose qui m’a botté notamment avec ses esprits maléfiques vraiment impressionnants. On les croirait tout droit sortis du pays du Soleil Levant avec des cheveux noirs comme le charbon, la peau aussi blanche qu’une chemise lavée par OMO (qui lave plus blanc que blanc, je le rappelle, c’était la minute pub de Le blog de Marvelll) et les yeux crachant des braises attisées par Satan himself.

Sublimes créatures
« Alors, c’est ça Surface, le truc de Microsoft. Comment ça marche ? Où est le menu démarrer ? »

Rayon action, rendons hommage à la magnifique séquence de duel d’enchanteurs où les personnages tournent à toute vitesse autour d’une table. Une séquence ayant nécessité trois jours de tournage mais dont le rendu à l’écran est impressionnant. Il fallait au moins ça parce que pour le reste, Sublimes créatures est plutôt faiblard, le combat final est expédié vers d’autres cieux comme les méchants de Pokemon (pas top comme référence, je sais, mais t’es en train de lire la critique de Sublimes créatures alors pouet-pouet).

L’autre atout concerne sa palette de seconds rôles oscarisés (Jeremy Irons et Emma Thompson – cette dernière m’a bien fait marrer lors de sa scène à l’église) ou nominés (Viola Davis). Des personnages sortant de l’ordinaire et ajoutant de l’attrait pour cette histoire d’amour sur fond de fantastique. Par contre, un point m’a dérangé. On ne voit jamais le père du héros de tout le film (alors qu’il est plusieurs fois cité) et les personnages ne semblent pas s’en inquiéter… A voir dans la suite ?

Les décors ne sont pas en reste non plus mélangeant bayou, Candyland et architecture moderne presque abstraite. Ne manquerait plus que du vaudou et on serait chez Gabriel Knight (le premier épisode : The Sins of the Fathers). Surtout le gros point positif, c’est exit le discours moralisateur et cucul la praline de Twilight avec Kristen « Je ne couche pas au premier film sauf si c’est le réalisateur » Stewart et bienvenue à un film n’hésitant pas à tourner légèrement en dérision les religions.

Sublimes créatures
« Tu veux un Oscar ? Écoute mon conseil petite, change d’objectif tout de suite ! »

Conclusion

Je m’attendais/je craignais un énième simulacre de Twilight, j’ai finalement eu une histoire sympathique avec quelques bonnes idées et de l’humour. Ça ne vole jamais haut mais jamais bas non plus, un bon moment.

+– l’ambiance bayou
– les seconds rôles
– la scène de la salle à manger
– classique
– un couple loin d’être marquant
6/10

20 réflexions au sujet de “Critique : Sublimes créatures”

  1. Si t’aimes l’ambiance bayou regarde La porte des ténèbres. J’ai pas trouvé ça transcendant mais vu que t’as les mêmes goûts que ma belle-fille tu devrais aimer 😀

      • Non c’est la porte des secrets en fait, je l’ai en hddvd mais ça m’a fait chier de me lever pour aller vérifier le nom.

        Le disque vaut le coup pour la recette de cuisine de Louisiane en bonus, en plus du cours vaudou/houdou. Enfin tu te feras ton avis.

          • Ça fait partie des lots de films que j’ai acheté dans des bundles 100 films pour 50$. Y’a Disturbia que j’ai aussi qui est bien nase qui mais qui plait aux djeunz. J’ai Failure to Launch par exemple qui va probablement jamais sortir de son cellophane 😉

          • Je confirme, Failure to Launch vaut pas la peine! Et sinon les seuls trucs sympas de La Porte des Secrets sont l’ambiance, la scene de fin et les deux jumpscares a peu près réussis, m’enfin faut avoir la foi quand même pour regarder un film avec juste ça comme atouts! 😉

  2. Vu lundi soir. Honnêtement, je ne comprends pas du tout la comparaison avec Twilight (pourtant je suis fan, comme tu le sais Marvelll). Effectivement, l’histoire d’amour est ici moins sérieuse et beaucoup plus tournée vers l’humour. Surtout Lena, qui a de la repartie (comme dans le livre au final, vu que je m’attendais à ce qu’elle soit mono-expressive). Dommage que le combat final soit expédié. Et nom de diou : heureusement que les deux héros se retrouvent à la fin (ceux qui ont vu le film comprendront pourquoi).

    Bref, je pense m’offrir le blu-ray à sa sortie. =)

  3. Je viens de le voir en DVD… J’ai aimé mais pas adoré, trop de modification en lien avec le livre que j’ai adoré… Et c,est quoi ce soudain besoin d’amnésie -_- Le combat finale expédié et pas du tout comme dans le livre sauf pour le point central… Ethan… Les personnages qui ne respectent pas les descriptions du livre, des scènes sorties de nulle part et qui n’apportent rien au film… Et je suis déçue qu’on ne parle pas plus du père d’Ethan! oui, normal qu’ils ne s’inquiètent pas, depuis la mort de lily (la mère d’Ethan), il ne sort presque pas de son bureau… Sauf pour la fin du livre et l’apparition de Sarrafine…Ce qui est complètement passé out dans le film… On ne voit jamais signe de Lily dans la maison alors que c’est une part quand même importante de la suite de l’histoire, on a enlevé la moitié des personnages de la famille de Lena, Link a un rôle qui n’était pas le sien dans la final du film et que je n’aime pas du tout… Et Marion a été remplacé par Amma dans le film…

    Bref, j’ai été décu de l’adaptation, le film est pas mauvais, mais à part l’intrigue principale, il n’a rien du livre…

    • C’est tout le problème des adaptations. Si on commence à tout mettre, on n’a plus un film mais une série (imagine un peu Game of Thrones en film comme c’était prévu à la base…).

      Par contre, le point avec le père d’Ethan est très surprenant. On en parle au travers d’une dialogue puis silence radio… Sinon le combat final dans le livre, ça ressemble à quoi?

      • En fait, ce n’est pas tant de gros points mais des détails qui faisaient le charme des personnages… Lena avait les cheveux tres foncé et les deux avait 16ans. Citron et Romarin, le parfum de Lena captive Ethan parce que C’est ainsi qu’il la reconnait de son rêve… Ridley est blonde avec une mèche rose, un look de goth sexy et une sucette scotché a ses levres en permanence… Lily était la bibliothécaire de la Lunae Libris avant Marian (remplacé par Amma dans le film) et l’es devenu a cause de sa relation avec Macon avant sa transformation… On apprend même pas que Macon est un incube et pas juste un enchanteur des ténèbres… L’histoire de la mort de l’homme aimé trouver dans le livre, je ne suis meme pas sur que ce soit exactement comme ca… Sarafine SORT du corps de Mme Lincoln comme si elle défesait une fermeture éclair… Et dans le livre, on l’apprend a la fin… Pas dans les premieres 30mns du film… Et en final, Link ne tue pas Ethan… Sarafine se sert de leur capacité de télékinésie pour l’attirer et le poignarde. Lena le ramène mais a cause de ca, Macon meurt. Et elle fini par faire fuir sa mère apres qu’elle lui explique qu’elle est un Cataclypse et que sa fille est une Élue, et en tant que seconde Élue dans une famille (Les plus puissantes enchanteresses possibles) elle peut choisir du côté qu’elle veut être. Sauf qu’en choississant, elle condamne la partie de sa famille qui se trouve dans le camp adverse… Lena fini par choisir de ne pas choisir (D’ou l’histoire des yeux de deux couleurs)… Jusqu’a 17lunes, car sa mère refuse de se laisser vaincre. La, la finale suppose que sa mère a disparu… :S Et l’histoire de l’amnésie n’a jamais eu de place dans le livre. En plus, la chanson 16lunes n’y ait pas mentionné alors qu’elle revient dans chacun des livres, annonciatrice de ce qui va arriver.

        Tsé, je sais qu’on ne peut pas tout mettre… Mais au moins, rester fidèle à la base de l’histoire…

        • Ah oui, en lisant ton commentaire, on se rend compte que ça fait beaucoup quand même. En tout cas, merci pour ton avis de lectrice. Ça fait un plus avec mon avis.

          Perso, j’aurais adoré voir ce look à l’écran: »Ridley est blonde avec une mèche rose, un look de goth sexy et une sucette scotché a ses levres en permanence. »

          • C’est mon personnage préféré! Alors je te dis pas quand jlui ai vu l’allure mi pinup mi-pouf… J’ai été dégoutée 🙁

          • En fait le vrai problème du film c’est que le scénariste a fait des coupes DRASTIQUES dans les personnages et les intrigues, qui sont très importants dans la suite de l’histoire, et ça empêche toute adaptation des romans d’après… C’est plutôt ballot! 😉

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