Critique : Dragon Ball Z : Battle of Gods

Retrouver des vieux amis

Fiche

Titre:
Dragon Ball Z : Battle of Gods
Réalisateur(s):Masahiro Hosoda
Scénariste(s):Akira Toriyama, Yūsuke Watanabe
Titre original:Doragon Bōru Zetto: Kami to KamiDate de sortie:30 mars 2013 (Japon)
Pays:JaponBudget:
Genre:Action, Animation, FantastiqueDurée:1h 25

Quelques années après la disparition de Boo, Bills, le dieu de la destruction, se réveille après 39 ans d’hibernation. Quelques années auparavant, le Poisson Oracle lui avait prédit qu’un puissant guerrier se dresserait contre lui dans exactement 39 ans. Ayant eu écho de la mort de Freezer, Bills décide alors de partir à la recherche de son bourreau, Son Goku, dans l’espoir de tomber sur le fameux guerrier de la prophétie du Poisson Oracle.

Critique

Peu chaud à l’idée de revoir un anime japonais après la déception du film One Piece, je ne regardais pas forcément ce Dragon Ball d’un très bon œil. Encore une suite pognon ? Et puis bon pour paraphraser Roger Murtaugh, je ne suis un peu trop vieux pour ces conneries ? Malgré tout, le film bénéficie d’un argument de poids, la présence d’Akira Toriyama au scénario. Une présence qui change tout ?

En toute franchise, je ne m’attendais pas à être autant emballé par ce nouvel épisode de la saga se situant entre Dragon Ball Z et Dragon Ball GT. Les premières minutes m’ont déçu… La qualité technique est vraiment décevante. Le pire avec les passages en 3D qui font tache même si elles permettent de dynamiter la réalisation. On a l’impression que le film a été fait, il y a dix ans. Déjà que je trouvais le film One Piece assez limité, mais alors Battle of Gods, c’est encore pire. Mais… Miraculeusement, la magie prend. L’humour général prend le pas sur la pauvreté technique et la fait oublier. La déception laisse sa place à l’emballement.

Il faut dire qu’Akira et le scénariste (Yūsuke Watanabe) font un excellent boulot et livrent avec Battle of Gods de multiples clins d’œil aux fans de la saga ou de l’auteur lui-même (cf. la caméo de Docteur Slump). L’humour si atypique de Toryama est aussi revenu, un humour présent dans Dragon Ball, mais disparu de Dragon Ball Z. Comme pour l’appuyer, un personnage emblématique de Dragon Ball sans Z fait son retour. Pas mal de fois, je me suis marré de bon cœur.

L’humour de Dragon Ball qui avait disparu dans Dragon Ball Z est de retour.

Pas question de combats sérieux avec un méchant qui débarque pour tout casser et avec San Goku (ou San Gohan) qui trouve en lui des ressources inexplorées pour s’en débarrasser comme c’est le cas dans la plupart des films ou des OAV dédiés à Dragon Ball. Ce n’est pas pour rien que les meilleurs étaient ceux qui ne tentaient pas de le faire comme Baddack contre Freezer ou L’Histoire de Trunks. Et puis de toute façon, on ne pourra pas faire mieux que Broly, le super guerrier. La grande intelligence de Battle of Gods est de faire croire à cela avant de prendre le spectateur à contre-pied et délivrer un joyeux délire très drôle.

Bills, le méchant d’apparence plutôt anodine, se révèle être un des meilleurs personnages de la saga. Son combat contre San Goku est un moment mémorable même si niveau technique, ça n’atteint jamais le niveau d’One Piece Z. A noter une nouvelle transformation plutôt originale ne se contentant pas de faire un Super Sayen Niveau XX. Pas de doute, Toryama a bien établi l’histoire originale.

Conclusion

Inquiet à l’idée de reposer un pied dans l’univers de Dragon Ball après la déception de GT, j’ai finalement retrouvé un excellent épisode qui rend nostalgique et délivre de beaux moments. Comme quoi, il est encore possible de faire un film Dragon Ball et d’innover un peu. Sur ce, je vais ressortir mes mangas.

+« Ma Bulma ! », culte
– On retrouve l’humour de Dragon Ball
– Plein de clins d’œil
– La nouvelle transformation
– Techniquement limité
8/10

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A propos de l'auteur : (2954 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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