Critique : 24: Live Another Day

Jack is Back !

Fiche

Titre:
24: Live Another Day
Créateur(s):Robert Cochran, Joel Surnow
Acteurs:Kiefer Sutherland, Kim Raver, Yvonne Strahovski, Tate Donovan, Mary Lynn Rajskub, William Devane, Michael Wincott, Benjamin Bratt, Michelle Fairley
Titre original:Saison:1
Pays:États-UnisNombre d’épisodes:12
Genre:Action, Drame, ThrillerFormat:46 mn
Diffusion d’origine:5 mai 2014Chaîne:FOX
Jack, qui vit comme un fugitif depuis quatre ans, est prêt à risquer sa liberté pour éviter une nouvelle catastrophe mondiale. Traqué par la CIA, considéré comme un traître à la Nation et un dangereux psychopathe, Jack doit déjouer un attentat visant le président des États-Unis, James Heller. L’homme le plus puissant du monde est en visite à Londres. Une nouvelle course contre la montre s’engage pour Bauer.
Photo 24: Live Another Day Kiefer Sutherland
C’est fou. Treize ans ont passé, et Jack Bauer pose exactement de la même manière que lors de son premier jour.

Critique

Voilà quatre ans depuis la dernière saison de 24 heures chrono. À l’époque, l’interprète principal du show, un blond nommé Kiefer Sutherland, avait déclaré en avoir marre du personnage et préférer se consacrer à autre chose. On a vu que ça a donné, une série annulée au bout de deux saisons (Touch) et un rôle un peu ridicule dans Pompéi de Paul W.S. Anderson. Seul point positif, un joli second rôle dans le Melancholia de Lars von Trier. Bref, après s’être fait largué (j’exagère, bien sûr), Kiefer finit par revenir vers son premier amour, celui qu’il a largué sur l’autel (désolé, Kiefer, c’est encore trop tôt pour faire la blague ?) : Jack Bauer. Pourtant ne dit-on pas qu’il ne vaut mieux pas retourner avec ses ex ?

Cette neuvième saison a deux particularités, un nom digne d’un épisode de James Bond (ce n’est qu’un juste retour des choses tant la série a inspiré le James Bond de Daniel Craig), un lieu de tournage anglais (encore un hommage à l’espion de Sa Majesté) et seulement douze épisodes au lieu des vingt-quatre habituels. Mais à part ça, c’est tout pareil : split screen, temps réel et… Terroristes.

Le début procure un vrai plaisir, celui de retrouver notre anti-terroriste préféré via des retrouvailles mémorables où Jack Bauer débarque de nulle part en tant que… Méchant. Là, on peut enfin crier : « Jack is back ! ». Depuis, le temps qu’on attendait ça. Par la suite, on découvre les protagonistes et on repère vite le méchant caché (un acteur aussi connu pour un rôle aussi en retrait, on ne la fait pas aux fans de 24). Parmi les nouveaux venus, seule Yvonne Strahovski est vraiment notable. Dans la peau d’une sorte de Jack Bauer au féminin, l’actrice ne s’en sort pas trop mal, même s’il lui manque du charisme pour s’imposer pleinement, la beauté ne faisant pas tout. Je n’oublie pas non plus mon petit kif en retrouvant Michelle Fairley après des adieux déchirants et inattendus dans le show Game of Thrones.

Quelle joie de retrouver notre anti-terroriste préféré !

Pour le reste, on retrouve des personnages (dont Chloe O’Brian) des anciennes saisons de 24 histoire de faire plaisir aux fans et de boucler une love story laissée en suspens (moment très émouvant lors du premier face à face). Néanmoins, une fois la surprise des débuts et la joie de revivre une nouvelle saison avec Jack passées, force est de constater que le show a du mal à s’emballer. Il souffre surtout de la concurrence de son successeur Homeland qui lui est supérieur en tout point. Ce constat est d’autant plus étonnant qu’on pût penser que les scénaristes allaient profiter du statut de mini-série pour livrer une intrigue tendue comme un string pour femme de taille 32 porté par un ours et qui va à 200 à l’heure. À la place, on a que des trucs prévisibles pour le fan de base. Aussi, les gunfights font un peu pitié. J’ai horreur de voir des mecs tomber sous des balles invisibles et y en a à gogo, là.

Tout n’est pas non plus à jeter dans cette saison. Tout d’abord, l’excellente interprétation de William Devane qui joue le président des United States atteint d’une maladie. Même si la secrétaire blonde du Premier Ministre anglais lui fait foirer son émouvant monologue lors du final. On peut noter aussi un excellent cliffhanger se déroulant dans le stade de Liverpool et ce climax de malade où Jack Bauer pète les plombs et qui se termine d’une manière fort étonnante. Surtout, Jack reste Jack. Sauveur du monde. Tout seul.

Par Christophe Menat, le .

Photo 24: Live Another Day(Yvonne Strahovski
Ils ont cloné Jack Bauer, mais ont merdé sur les chromosomes sexuels.

Conclusion

Pas grand-chose à dire sur cette mini-série sinon que le show a vieilli par rapport à sa consœur Homeland notamment à cause d’un suspense quasiment nul (on ne s’inquiète jamais…). Néanmoins, ça reste toujours aussi agréable à suivre.

+– Le retour de Jack Bauer
– Une vraie nouvelle saison de 24
– Le show a pris un coup de vieux quand on compare à Homeland
6/10

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