Critique : Touch – Saison 1

L’enfant des miracles

Fiche

Créateur: Tim Kring (Heroes)
Acteurs (personnages): Kiefer Sutherland (Martin Bohm), David Mazouz (Jake Bohm), Gugu Mbatha-Raw (Clea Hopkins), Roxana Brusso (Sheri Strepling), Danny Glover (Arthur Teller), Bodhi Elfman (Abraham), Titus Welliver (Randall Meade), Catherine Dent (Abigail Kelsey), Maria Bello (Lucy Robbins)
Titre original:
Pays: USA Chaîne: Fox
Genre: Drame, Thriller Format: 42mn
Diffusion d’origine: 25 janvier 2012 Nombre d’épisodes: 13
Martin Bohm, père célibataire veuf, est hanté par son incapacité à communiquer avec son fils de 11 ans, très perturbé depuis la mort de sa mère. Mais tout change le jour où il découvre que celui-ci est un petit génie, qui voit ce que personne d’autre ne remarque et qui est capable de connecter entre eux deux événements qui semblent ne rien avoir en commun à la base…

Critique

« Il était une fois un chevalier invisible au service d’un roi silencieux ». Voilà comment on pourrait définir Touch, la nouvelle série avec la star du petit écran, Kiefer Sutherland bien plus connu sous le nom de Jack Bauer.

Ne voyez pas ici un ersatz de 24 heures chrono, les deux séries ne partagent pas le même univers, ni les mêmes codes. En fait, la série la plus similaire est l’ancienne du créateur de Touch, Tim Kring, Heroes. D’ailleurs même si ça reste anecdotique, la fin du générique de Touch se termine de la même manière, sur un cercle (une éclipse chez Heroes) sur fond noir avec le nom Tim Kring grossissant.

Comme pour Heroes, Touch partage cet amour pour l’humanité et cette croyance d’un destin immuable où chacun est connecté à un autre et doit accomplir sa destinée aussi maigre soit-elle. Seulement point de super-pouvoirs, juste un petit garçon autiste et son père. La mère est partie depuis longtemps. Ne subsiste de leur famille qu’eux deux sauf qu’il existe une barrière entre eux, une barrière de taille: le garçon refuse de parler.

Tout du moins jusqu’au jour où Martin Bohm (Kiefer Sutherland) comprend que les nombres dont son fils se plait à écrire ont une signification. Elles sont une carte laissée par le fils à son père pour qu’il répare les souffrances de l’univers. Chaque épisode est donc l’occasion d’assister à un jeu de piste pour aboutir à l’apaisement des souffrances du monde, l’univers doit être réparé et ensemble ils s’en chargent, un chevalier et son roi.

Seulement, on s’en doute, les choses ne sont pas si faciles que ça. Derrière se cache de mystérieux hommes au courant de la nature spéciale du garçon et ils veulent le récupérer. Cette trame se développe en fil de fond dont l’apothéose survient au dernier épisode mais ça maintenant, vous le savez, on sait comment les séries fonctionnent.

On remarque avec Touch que Tim Kring a voulu corriger un défaut de la série Heroes. Les séries sont avant tout destinées à la télévision, un domaine très versatile et surtout à la mémoire courte peut-être dû au fait qu’il est difficile de concilier parfois vie professionnelle/privée et horaires rigides des programmes. Du coup, très vite sont abandonnées les séries développant une trame trop éparse et complexe à tel point que ces joyaux de la télé sont souvent condamné à mort. Comme ce fut le cas pour Heroes – ce n’est certes pas la seule raison mais elle me paraît importante. Avec Touch, on se rapproche davantage des séries qui font fureur à savoir celles qui proposent des épisodes indépendants où il n’est pas nécessaire d’avoir vu celui de la semaine dernière pour comprendre.

La série est très émouvante en proposant des histoires au-delà de l’Amérique, surprenant quand on connaît le nombrilisme des américains. On va en Europe, dans les pays arabes, en Asie, un peu partout en fait (c’est souvent l’occasion de bénéficier d’incrustes de décors dégueulasses). La relation entre les deux personnages principaux fonctionnent très bien, Kiefer arrive à faire oublier son personnage culte et ce n’est pas une mince affaire (même si on rigole en le voyant tenir aussi mal son pistolet). Les épisodes s’enchaînent, certains font un flop, d’autres marchent très bien et on suit le tout sans déplaisir mais il manque quelque chose qui permettrait à cette série de passer un palier. Pour la saison suivante peut-être grâce au renfort de Maria Bello?

Quel plaisir aussi de revoir monsieur « je suis trop vieux pour ces conneries », même si c’est juste l’histoire de quelques épisodes.

Conclusion

Touch commence de belle manière en prenant la suite des idées d’Heroes et avec un bon casting mais s’essouffle par moments et la trame de fond avance trop lentement. Espérons que la deuxième saison sera capable de booster l’ensemble un peu trop répétitif.
+ – Bonne mise en scène
– Un trio attachant
– On a envie de croire en l’humanité
– Danny Glover
– Épisodes inégaux
– La trame de fond n’avance pas beaucoup
7/10

Touch Season 1 Poster

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