Critique : Des Minions et des monstres

À la conquête de l’âge d’or d’Hollywood

Fiche

Titre Des Minions et des monstres Titre VOMinions & Monsters
Réalisateurs Pierre Coffin, Patrick Delage Scénaristes Pierre Coffin, Brian Lynch
Acteurs Pierre Coffin, Trey Parker, Allison Janney, Christoph Waltz, Jesse Eisenberg, Jeff Bridges, Zoey Deutch, Bobby Moynihan, Phil LaMarr
Date de sortie24 / 06 / 2026 Durée1h 30
GenreAnimation, Aventure, Comédie, Famille, Policier, Science-fiction Budget85 000 000 $

Une histoire aussi rocambolesque qu’absurde, mais bien sûr totalement véridique, qui raconte comment les Minions, partis à la conquête d’Hollywood, sont devenus des stars de cinéma, pour finalement tout perdre en libérant au passage une bande de monstres déchaînés, avant de s’unir pour tenter de sauver la planète de ce nouveau désastre à leur actif.

Critique

Inutile de présenter les Minions, ces méga-stars qui ont réussi à voler la vedette à leurs cousins les Lapins Crétins. En deux films spin-offs de la saga Moi, moche et méchant, ils ont réussi à cumuler plus de deux milliards de dollars au box-office. Mais n’arrive-t-il pas un temps où l’on finit par tourner en rond par manque d’idées ?

C’est visiblement la question qu’ils se sont posée du côté d’Illumination, car ils sont partis dans une direction originale en quittant le trio Stuart, Kevin et Bob pour un nouveau trio : James, Henry et Ed. Le tout à Hollywood, dans les années 1920, en pleine époque du muet, à l’aube de l’émergence du son.

À la manière du Hugo Cabret (2011) de Scorsese, Des Minions et des monstres se révèle être une véritable déclaration d’amour au cinéma, comme en témoignent les nombreuses références dont certaines sont géniales. J’en ai surtout deux en tête : George Lucas (la blague est d’ailleurs excellente) et une scène d’action qui intègre des scènes cultes du cinéma muet (Harold Lloyd, Buster Keaton et Charlie Chaplin). Impossible de ne pas citer également l’hilarant remake de la scène culte de l’un de mes films préférés : Citizen Kane (1941).

L’Appel des Minions

L’autre thème fait la part belle aux monstres (en même temps, c’est dans le titre). On a droit à une autre séquence géniale où les Minions cherchent un nouveau maître, ce qui permet d’introduire les fameux monstres en question, avec notamment un mythique Cthulhu revisité. Je regrette juste que les monstres aient été rendus un peu trop mignons, mais en même temps, nous sommes sur un film familial. Petite déception aussi pour la dernière partie qui rentre dans un moule plus classique, même si elle conserve son efficacité.

Au final, la formule fonctionne toujours du tonnerre : c’est très souvent drôle, bourré d’idées (le Minion qui signe a ravi le Sourd que je suis) et l’intrigue a le mérite de poser un contexte original pour la franchise. Je crois bien que c’est mon épisode préféré de la saga et je suis curieux de voir ce qu’ils vont proposer pour la suite.

Par , se demandant comment il peut avoir un écart de budget aussi conséquent entre ce film et Toy Story 5.

Conclusion

Là où la franchise aurait pu s’essouffler, elle trouve ici un second souffle jubilatoire en troquant son univers habituel pour le Hollywood des années 1920, Des Minions et des monstres propose un contexte inédit et foisonnant d’idées. À la fois très drôle et brillamment référencé, cet opus s’impose facilement comme le sommet de la saga à mes yeux.

+

  • Un vent de fraîcheur
  • Une lettre d’amour au cinéma
  • L’humour et les détails

  • Une dernière partie plus classique
8/10
La bande-annonce VF
La bande-annonce VOST

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