Zootopie sur le parquet
Fiche
| Titre | Goat : Rêver plus haut | Titre VO | Goat |
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| Réalisateurs | Tyree Dillihay, Adam Rosette | Scénaristes | Aaron Buchsbaum & Teddy Riley |
| Acteurs (VO) | Caleb McLaughlin, Gabrielle Union, Nick Kroll, Nicola Coughlan, David Harbour, Stephen Curry, Jenifer Lewis, Aaron Pierre, Patton Oswalt, Jelly Roll, Jennifer Hudson | ||
| Date de sortie | 11 / 02 / 2026 | Durée | 1h 40 |
| Genre | Action, Animation, Aventure, Comédie, Famille, Sport | Budget | 90 000 000 $ |
Will est un petit bouc avec de grands rêves. Lorsqu’il décroche une chance inespérée de rejoindre la ligue professionnelle de « roarball » – un sport mixte, ultra-intense, réservé aux bêtes les plus rapides et féroces du règne animal – il entend bien saisir sa chance. Problème : ses nouveaux coéquipiers ne sont pas franchement ravis d’avoir un « petit » dans l’équipe. Mais Will est prêt à tout pour bousculer les règles du jeu et prouver, une bonne fois pour toutes, que les petits aussi peuvent jouer dans la cour des grands.
Critique
J’attendais avec impatience ce petit film de basket, surtout avec cette patte graphique si particulière, très à la mode depuis les récents succès d’animation de chez Sony. Évidemment, je n’en attendais pas des miracles côté scénario ; j’avais anticipé une intrigue très classique, calquée sur la « story » de la star NBA Stephen Curry. Ce dernier a véritablement été un game-changer en plaçant le tir à trois points au centre du jeu. C’est donc avant tout pour l’amour du basket que je me suis déplacé.
Dans l’univers de Goat : Rêver plus haut, le basket devient le « roarball » pour coller à l’esthétique « Zootopienne« , où les animaux (et les sexes) se mélangent sur le terrain. Les parquets sont d’ailleurs changeants en fonction des villes (lave, jungle, glace, …) et évoluent au fil du match (le dernier match est un gros nawak à ce niveau). Personnellement, je n’ai pas du tout accroché : cela rend les rencontres extrêmement confuses.
Dès lors, les matchs se résument à une succession de highlights, entre posters spectaculaires et shoots à longue distance, transformant l’action en un véritable capharnaüm sans réel intérêt. En effet, dur de trouver de la tension dedans, ni une logique sportive. C’est regrettable, car c’était précisément ce que j’étais venu chercher. Bref, on est bien d’un Space Jam (la version 1996, pas la daube avec Lebron James).
Trop de highlights, pas assez de basket
Au rayon des satisfactions, je retiendrai le style graphique, que je trouve excellent, même si l’on peut déplorer des arrières-plans figés, rappelant les vieux Disney. Il faut dire que le budget de Goat : Rêver plus haut est plutôt modeste pour une production d’animation hollywoodienne.
Quant à l’histoire, elle remplit son contrat de récit classique sur l’outsider qui brille envers et contre tous. C’est une narration « à la Rocky » (et « à la Zootopie » aussi, d’ailleurs), une recette sur laquelle la majorité des films de sport se calquent depuis des décennies.
L’équipe est composée de membres sympathiques, chacun avec son style propre, et le film multiplie les références « bling-bling » amusantes à l’univers de la NBA. Par contre, il faut qu’on m’explique cette manie d’employer le mot « GOAT » (qui, pour rappel, signifie « Greatest of All Time », soit « Le plus grand de tous les temps ») n’importe comment. Les personnages semblent considérer ce terme comme un titre de noblesse qui se transmet de main en main, tel un titre de roi, ce qui perd un peu de son sens.
Par Christophe Menat, content de son petit succès au box-office.
Conclusion
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Goat : Rêver plus haut est un film sympathique visuellement mais brouillon dans son exécution. Entre un scénario très (trop) classique calqué sur Rocky et des matchs de basket qui tournent au capharnaüm, le film peine. Bref, sympathique, mais frustrant pour le fan de NBA. |
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| 6/10 | |