Critique & Test Blu-ray : War of the Arrows – La Guerre des Archers

Le Territoire des Archers

Fiche

Réalisateur(s): Han-min Kim (Hand Phone)
Scénariste(s):Han-min Kim
Acteurs: Hae-il Park (The Host), Seung-yong Ryoo, Moon Chae-Won, Mu-Yeol Kim, Gi-woong Park, Lee Han-wi, Lee Kyeong-Yeong, Rye-Hei Otani
Titre original:Choi-jong-byeong-gi HwalDate de sortie:– (DTV)
Pays:Corée du SudBudget:
Genre:Action , HistoriqueDurée:2h02
Lors de la deuxième invasion mandchoue de la Corée, 500 000 civils sont faits prisonniers. Au beau milieu de combats acharnés, se bat un archer coréen entré dans la légende mais dont les historiens ont oublié le nom. Ceci est son histoire…
Date de sortie Blu-ray/DVD:20 novembre 2012Format vidéo:1.85:1
Langues:Français (DTS Master Audio 2.0 & 5.1), Coréen (DTS Master Audio 2.0 & 5.1)
Sous-titres:Français
Suppléments :Les coulisses du tournage, le making-of, bandes-annonces

Critique

Nouvelle bombe provenant directement de Corée du Sud, un pays de plus en plus réputé pour son cinéma qui regorge de perles (The Host, The Chaser, Thirst, Mother, The Man from Nowhere, Poetry, Blood Island, J’ai rencontré le diable, The Murderer). War of the Arrows est tout de même atypique par son profil différent. Point de drame ou de thriller ultra-nerveux, il s’agit d’un film d’aventure historique plus proche du cinéma chinois. Ce qui demeure une curiosité se révèle finalement être ENCORE un long-métrage maîtrisé de bout en bout.

Le point le plus identifiable de son appartenance territoriale demeure sa violence. Le cinéma sud-coréen ne connaît pas vraiment de tabou. Les histoires de censure, d’interdit aux moins de 12 ans ou non, il ne connaît pas et il s’en fiche. C’est une véritable bouffée d’air frais qui nous change avec le cinéma formaté des autres pays où les coups d’épées ne font que déchirer les vêtements ou retirer une flèche ne laisse aucune trace (un miracle digne d’un jeu vidéo). Non, dans War of the Arrows, ça saigne sans toutefois verser dans le gore de certains de ses compatriotes (Blood Island et J’ai rencontré le diable en tête). Retirer une flèche donne lieu à une gerbe de sang.

Toutefois s’arrêter là serait vraiment réducteur. Car il s’agit d’un beau film d’aventure malgré un démarrage assez longuet toutefois le générique a le mérite de mettre directement dans le bain avec l’utilisation de chiens de guerre presque jamais vu au cinéma. Ces chiens attaquent pour tuer et les hommes les tuent pour se défendre. Un constat impensable dans le cinéma occidental où le meurtre d’un chien demeure l’un des plus grands tabous (que le génial Tyrannosaur avait eu l’audace de transpercer). S’ensuit l’installation des enjeux se terminant au bout de quarante minutes. La suite est une course-poursuite comme les sud-coréens savent si bien faire. Avec du suspense, beaucoup de suspense et surtout une réalisation très réussie foutant des beaux plans (le genre qui vous fout des frissons par leur côté héroïque) et surtout d’un jeu du chat et de la souris sur plusieurs niveaux amenant à une dernière demi-heure emballante lorgnant sur le survival.

Point ici de serial-killers ou de tueurs à gages mais d’archers, une classe de soldat très peu représentée au cinéma. Pas assez glamour? Pourtant, on se rapproche de beaucoup du film de snipers (magnifiés par le Stalingrad de Jean-Jacques Annaud) en plus dynamique. C’est l’occasion de découvrir les trucs et astuces des archers et leurs utilisations sur le champ de bataille bien éloignées de la fameuse arrière-garde. Notons l’utilisation de la flèche courbe n’étant pas sans rappeler la balle courbe de Wanted.

Les acteurs sont plutôt bons et impressionnent par leurs capacités physiques surtout le rôle principal qui doit enchaîner les sprints pour échapper à ses poursuivants. Un délice ici de voir que les méchants ne sont pas des monstres sanguinaires mais bien des hommes comme le héros. Le réalisateur évite le duel manichéen pour offrir un combat d’hommes se terminant sur un duel d’une grande classe. Au niveau des bémols, on pourrait parler des effets spéciaux loin du niveau hollywoodien si jamais le réalisateur ne faisait pas attention à en montrer le moins possible. Ça n’empêche pas à la scène du tigre de perdre beaucoup en impact.

Test

L’image et le son ne confinent pas à l’exceptionnel comme Titanic ou Prometheus mais demeurent très solide pour mettre en valeur les décors et l’action. On notera quelques rares défauts mais rien de franchement visible, la compression étant bien faite.

Au niveau des bonus, passez votre tour. Le making-of et les coulisses du tournage ne nous apprenant rien du tout. Les coulisses du tournage de quatre minutes s’apparentent à la featurette promotionnelle et le making-of de sept minutes multiplie les prises de vues du tournage (un fait assez sympa pour voir un peu comment ils ont fait mais ne servant rien au bout du compte). Le tout dans une qualité plus proche du VHS que du DVD. La présence des bandes annonces est anecdotique.

Conclusion

Un film d’aventure bifurquant au survival comme les sud-coréens savent si bien faire. En résulte un film poignant avec beaucoup de suspense et en prime sur une classe de soldat très peu représentée au cinéma sauf de façon kitsch par Robin des Bois.
8/10
Une édition soignée au niveau de l’image et du son mais déplorable niveau suppléments.
Image : 8/10
Son : 8/10
Bonus : 3/10
6/10

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A propos de l'auteur : (2855 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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