Critique : Kubo et l’armure magique

A Kubo to the Past

Fiche

TitreKubo et l’armure magiqueTitre VOKubo and the Two Strings
RéalisateurTravis KnightScénaristes Marc Haimes, Chris Butler
Voix Charlize Theron, Ralph Fiennes, George Takei, Rooney Mara, Matthew McConaughey
Date de sortie21 / 09 / 2016Durée1h 41
GenreAnimation, Aventure, Famille, FantastiqueBudget60 000 000 $

Kubo est un être aussi intelligent que généreux, qui gagne chichement sa vie en sa qualité de conteur, dans un village de bord de mer. Cette petite vie tranquille, ainsi que celle de ses compagnons Hosato, Hashi et Kamekichi va être bouleversée quand par erreur il invoque un démon du passé. Surgissant des nues cet esprit malfaisant va abattre son courroux sur le village afin d’appliquer une vindicte ancestrale.

« Allez, en route pour aller voir le magicien d’Oz ! »

Critique

Après Coraline (2009), L’Étrange Pouvoir de Norman (2012) et Les Boxtrolls (2014), il faut désormais compter sur les studios Laïka et ce n’est pas Kubo et l’armure magique qui va démontrer le contraire.

Le truc qui me fait marrer avec Kubo, c’était que j’étais persuadé que c’était un film en stop-motion japonais. Je m’étais alors dit que c’était cool de voir autant de promotion pour une œuvre venant du pays du Soleil-Levant. Évidemment, je me suis bien poilé de mon fourvoiement après avoir découvert qu’il s’agissait d’un film des studios Laïka. Puis finalement, j’ai été agréablement surpris de voir un studio américain raconter une histoire se déroulant dans un autre pays (même si Disney avait déjà tenté le coup avec Mulan).

Quand l’Occident rencontre l’Orient

La grande force de Kubo et l’armure magique, c’est sa beauté graphique. Certains plans donnent envie de crier au projectionniste de mettre sur pause afin de les admirer. Le mélange d’images de synthèse et tournage en stop-motion fait toujours autant de miracles. Surtout que dans le film du jour, les gars sont allés très loin dans le spectaculaire avec des coups spéciaux n’ayant rien à envier aux shōnens comme Naruto ou Dragon Ball. Dommage que chaque combat s’arrête de manière abrupte nous laissant avec un sentiment désagréable de s’être fait enlever son assiette alors qu’on était en pleine dégustation (heureusement que ce n’était pas un hamburger, sinon je ne répondais plus de moi).

Un film jeu vidéo

Le récit est assez simple. On se croirait dans un Zelda avec ce jeune héros devant accomplir une quête en récupérant des armes spéciales avant d’affronter le grand méchant de l’histoire. À chaque fin de péripétie (ou devrais-je dire, à chaque fin de niveau), on a droit à un boss et pour le coup, ils sont impressionnants. Si impressionnants que le boss final fait malheureusement pâle figure en comparaison. Quel dommage, même si la fin est surprenante et jolie.

Au-delà de cette trame vidéo-ludique, je reconnais avoir été touché par cette histoire. J’ai même été plusieurs fois ému jusqu’à avoir les yeux mouillés. Malgré tout, difficile de ne pas reprocher au long-métrage de Travis Knight ses longueurs et son humour peu efficace. Quelques rires, mais à peine plus, et pourtant le long-métrage essaie. Ce n’est finalement que peu pour se refuser cette aventure pour toute la famille qui marque par son ambition et son côté épique à la manière d’un Le Royaume de Ga’hoole de Zack Snyder.

Par qui a bien envie de ressortir la Nintendo 64 pour se faire Zelda, le19 septembre 2016.

Merde, un boss ! Et j’ai oublié de sauvegarder…

Conclusion

Kubo et l’armure magique surprend par son ambition. En déployant au cinéma un récit vidéoludique, le film de Travis Knight se permet des envolées épiques, notamment durant ses combats et les pouvoirs de ses personnages, sans oublier de nous émouvoir. Toutefois, on regrettera des longueurs et quelques choix de mise en scène. Finalement, si peu pour ne pas être touché par l’histoire de ce garçon borgne qui adore raconter des histoires.

+

  • Sublime
  • Chargé en émotions
  • Souvent impressionnant

  • Longueurs
  • Boss final décevant
7/10

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A propos de l'auteur : (2825 articles)

Fou de cinéma depuis qu’il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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  • Je me suis toujours dis qu’il fallait que mate les films de ce studio et au final j’en ai maté aucun 🙁
    Je ne louperai pas « Kubo ».