Goodbye, Sir Sean Connery

D’aussi loin que je me souvienne, Sean Connery a toujours fait partie de ma vie, et je ne pense pas être seul dans ce cas. Je suis historiquement un fan de James Bond, mais c’est surtout devant Indiana Jones et la Dernière Croisade qu’il est devenu, à mes yeux, un acteur pas comme les autres. C’est pourquoi j’ai décidé aujourd’hui que lui rendre un hommage ne me semblait pas être une vaine entreprise.

Les origines

Thomas Sean Connery est né le 25 août 1930 à Edimbourg (Fountainebridge pour être plus précis.) dans un milieu modeste, d’un père chauffeur d’engins et d’une mère femme de ménage. Il doit commencer à travailler dès l’âge de 8 ans, et doit quitter ses études à l’âge de 17 ans. Il s’engage alors dans la marine britannique, mais rien ne le présage à l’incroyable carrière qu’il a devant lui.

Suite à de nombreuses auditions, sur les conseils d’un de ses concurrents à un concours de culturisme, il décide de devenir acteur, « ce qui s’est avéré être l’une des décisions les plus intelligentes que j’aie jamais prises » comme il le disait lui-même. En 1962, il participe à l’histoire du cinéma en décrochant un petit rôle dans Le Jour le plus long, iconique film de guerre sur le débarquement. Mais cette même année, il participe aux castings aux côtés de pas moins de 600 candidats pour un rôle qui s’apprête à changer sa vie.

Les années James Bond

En 1961, le London Express organise un concours pour trouver l’acteur qui incarnera le héros des nouvelles de l’écrivain britannique Ian Fleming, l’agent 007. Il incarnera ce rôle pas moins de 6 fois officiellement, et 1 fois, dans un film produit par Warner Bros, en reprenant le rôle des mains de George Lazenby, oubliable et oublié depuis lors, dans Les Diamants sont éternels.

Choisi personnellement par Harry Saltzman et Albert R. Broccoli, essentiellement pour des raisons budgétaires, car inconnu à l’époque, Ian Fleming dit alors de lui « qu’il ne ressemble pas à l’idée que je me faisais de James Bond, je recherche le capitaine de frégate Bond, pas un cascadeur musclé qui a trop grandi ». Il changera d’avis après la première de James Bond 007 contre Dr. No, tellement impressionné par la performance de Connery qu’il imaginera un héritage écossais pour la suite de ses romans.

Quelle carrière !

Après son expérience dans Jamais plus jamais, horrible et dispensable dernier James Bond avant l’arrivée de Roger Moore, il s’éloigne des plateaux, par usure et ennui, mais les retrouve avec joie sur le tournage de Le Nom de la Rose de Jean Jacques Annaud en 1986.

Il participe à au moins une dizaine de films sur chaque décennie entre 1955 et 2003, date de son dernier film et d’une retraite bien méritée. Il enchaîne dès lors les films à succès, Highlander avec notre Christophe Lambert national, Les Incorruptibles de Brian De Palma en 1987, pour lequel il recevra un Oscar, mais c’est en 1989 qu’il rentre définitivement dans le cœur des geeks en incarnant le rôle du Professeur Henry Jones Sr dans Indiana Jones et la Dernière Croisade de Steven Spielberg. Son dernier film est le divertissant La Ligue des Gentlemen Extraordinaires de Stephen Norrington, dans lequel il accepte de jouer malgré le fait qu’il déclare ne rien comprendre au scénario. Quand on sait qu’il a refusé le rôle de Morpheus dans Matrix et De Gandalf dans Le Seigneur des Anneaux pour le même motif..

Cuiridh mi clach air do chàrn

Oui, Sean Connery nous a quittés, mais son héritage lui, reste et avec lui, une quantité astronomique de bons films et de nanars sympathiques. Mais avant tout, Sean Connery reste comme un acteur de talent, qui a marqué un grand nombre de gens, par une diversité de rôles incroyable. Alors, comme on dirait en Écosse, dont il refusait de masquer son accent dans ses rôles par respect par son pays et disait qu’il n’était pas britannique, mais écossais, Pharas Dha !

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