Critique : Wall Street 2: l’argent ne dort jamais

Wall Street est le premier film d’Oliver Stone (Platoon) à bénéficier d’une suite. L’original, réaliste et très intéressant, nous présentait le milieu des traders et la guerre s’y déroulant. On y retrouvait Charlie Sheen et Michael Douglas dans une lutte sans pitié qui s’achevait par la mise en examen de Gordon Gekko (Michael Douglas). Dans cette suite, on retrouve le rapace Gordon Gekko à sa sortie de prison.

Le « méchant » du premier film a tout perdu. Il veut juste retrouver l’amour de sa fille. Pour cela, il s’associe à un jeune et ambitieux trader Jake Moore (Shia LaBeouf, Transformers) et accessoirement fiancé de sa fille. Ce dernier veut se venger de Bretton James (superbe Josh Brolin, No country for Old Men) qui a poussé son mentor Louis Zabel (Frank Langella, The Box) au suicide en le ruinant. Tous les deux s’associent pour des buts différents dans l’environnement impitoyable de Wall Street.

Le film démarre sur les chapeaux de roues en nous présentant cet univers impitoyable. Petit à petit, les enjeux se mettent en place et présage un excellent thriller. Chacun des protagonistes évoluent pour des raisons différentes et pour une fois Shia LaBeouf semble à l’aise dans son rôle (pas vraiment le cas dans L’œil du mal).

Puis le film bascule vers le drame. Avec l’apitoiement de Gordon Gekko, les crises de la fille et Shia LaBeouf un peu perdu entre sa fiancée et sa mère et en plus, il doit se venger du méchant (ça fait beaucoup de chose, quand qu’est-ce qu’il dort ? :-)). Le film se perd complètement, l’intrigue principal passe au second plan pour nous raconter l’histoire de Michael Douglas (pas mal de similitude entre sa vraie vie et celle de Gordon Gekko).

Le final est décevant à un tel point. Le méchant se fait vite massacrer. On nous le présente comme un génie de la finance et il se fait exploser en moins de 10mn chrono après que le héros ait décidé de s’y mettre. On sent un réel bâclage. Le film a peut être été coupé pour ne pas être trop long (version Director’s Cut ?).

Commençant comme un vrai thriller et efficace de surcroît. Le film bascule vers le drame et perd tout intérêt surtout avec une fin aussi naïve que possible. Vrai gâchis pour ce qui s’annonçait comme un excellent thriller. Au final, on se retrouve avec une biographie à peine masquée de Michael Douglas (son fils et son cancer).

Note : 4/10 (7/10 pour la première heure et 3/10 pour la suite).

PS : Sympa le clin d’œil à Bud Fox, le héros du premier (Charlie Sheen).

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A propos de l'auteur : (2920 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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