Critique : Violent Night

Et si Papa Noël se retrouvait dans un Die Hard ?

Fiche

Titre Violent Night Titre VO
Réalisateur Tommy Wirkola Scénaristes Pat Casey & Josh Miller
Acteurs David Harbour, John Leguizamo, Alex Hassell, Alexis Louder, Cam Gigandet, Edi Patterson
Date de sortie30 / 11 / 2022 Durée1h 52
GenreAction, Comédie, Policier, Thriller Budget20 000 000 $

Lorsqu’un groupe de mercenaires attaque la propriété d’une famille riche, le Père Noël doit intervenir pour sauver la journée (et Noël).

Critique

Un studio qui monte, monte

87North Productions. Ce nom ne vous dira peut-être rien, en effet, il s’agit d’un studio américain fondé en 2019, donc très jeune. Le studio est partenaire avec Universal Pictures et ses fondateurs sont Kelly McCormick et son mari David Leitch.

Hum, le nom de David Leitch fera tiquer certains. En même temps, on parle quand même du co-réalisateur de John Wick (2014) et du réalisateur d’Atomic Blonde (2017), Deadpool 2 (2018) et Hobbs & Shaw (2019). La première production de 87North Productions ? L’excellent Nobody (2021) d’Ilya Naishuller suivi dans la même année par le film pour Netflix, Kate (2021) par Cedric Nicolas-Troyan. En 2022, le studio aura produit Bullet Train de David Leitch et le film du jour, Violent Night.

Au vu de la filmographie du studio, on sait à quoi s’attendre : un film d’action à l’ancienne donc bien bourrin et porté par sa tête d’affiche, la bagarre et les punchlines. Malgré un scénario signé par le duo derrière le family friendly Sonic le film (2020) et sa suite, c’est bien ce qu’on a avec Violent Night.

Maman, je suis dans un Die Hard

Son pitch de départ est tout simple, mais efficace. Comme les meilleurs pitchs. Prenez le Père Noël classique, foutez-le dans un mélange des Die Hard Piège de Cristal (1988) et 58 minutes pour vivre (1990) avec une pincée de la saga Maman, j’ai raté l’avion et vous obtenez Violent Night (Ô violente nuit, au Qébec). D’ailleurs, ils ne s’en cachent pas, car ces films sont carrément cités.

Bref, comme sur un Die Hard, on a un héros, très bon David Harbour, un peu désabusé adepte de la survie en mode « vas-y que je te chatouille les couilles de la Mort » et surtout friand de la bonne punchline (certaines répliques sont hilarantes). Les autres personnages ne sont pas spécialement mémorables mais font l’affaire dans le registre comique. Il y a tout de même l’attachante petite Trudy permettant de faire vibrer la corde de la magie de Noël (ouais, ouais, Violent Night demeure malgré tout un vrai film de Noël). Surtout, elle est au cœur du meilleur passage du film.

Malgré son efficacité, le long-métrage de Tommy Wirkola n’est pas exempt de défaut. Le rythme n’est pas impeccablement maîtrisé (quelques baisses de régime). David Harbour, visiblement adepte du rouge après Hellboy, n’est pas toujours efficace dans le registre comique. Les scènes d’action ont du mal à se montrer aussi efficaces que ceux d’un Nobody ou un John Wick malgré d’excellentes idées accompagnées de gore soft.

Par qui ajoute Violent Night à ses films de Noël à montrer aux fistons.

Conclusion

Un classique de Noël est né. Sans être à la hauteur des plus grands films du genre, le long-métrage de Tommy Wirkola a le mérite de proposer un excellent pitch de départ (le Père Noël dans un Die Hard) donnant un film sympathique à suivre, avec des bonnes idées, de la punchline, souvent marrant et du gore fun.

+

  • Pitch de départ
  • Souvent drôle
  • Violence fun et un peu gore
  • LA scène avec Trudy

  • David Harbour pas toujours impeccable
  • Scènes d’action pas au niveau d’un Nobody ou d’un John Wick
7/10
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