Critique : Sonic, le film

Sonic schtroumpfé

Fiche

TitreSonic, le filmTitre VOSonic the Hedgehog
RéalisateurJeff FowlerScénaristesPatrick Casey, Josh Miller
ActeursBen Schwartz, James Marsden, Jim Carrey, Tika Sumpter, Adam Pally, Neal McDonough
Date de sortie12 / 02 / 2020Durée1h 39
GenreAction, Aventure, Comédie, Famille, Science fictionBudget85 000 000 $

L’histoire du hérisson bleu le plus rapide du monde qui arrive sur Terre, sa nouvelle maison. Sonic et son nouveau meilleur ami Tom font équipe pour sauver la planète du diabolique Dr. Robotnik, bien déterminé à régner sur le monde entier.

Critique

Premier amour

Ah, Sonic. C’est avec lui que j’ai fait mes premiers vrais pas en tant que joueur de jeu vidéo. Aux côtés de Streets of Rage et Street Fighter II (visiblement, y avait un gros kif de la rue à l’époque) sur la défunte Megadrive. Rien que de parler du hérisson bleu, ça me fout un vibrant coup de nostalgie. De temps en temps, je me remémore avec une petite larme cette époque bénie où j’insérais la cartouche dans la console noir pour voir Sonic briser le quatrième mur avant de me retrouver à Green Hill Zone.

Je ne parle même pas des suites Sonic 2, Sonic 3 et Sonic & Knuckles sans oublier Sonic Spinball. Ensuite, j’ai perdu la franchise de vue mis à part un retour pour les deux sympathiques opus sortis sur la Dreamcast.

Changement de look

Du coup, voir le hérisson au cinéma m’intéresse pas mal. Au premier abord, j’espérais juste une meilleure adaptation que celle de son plus grand concurrent : un certain plombier répondant au nom de Mario. Une mission pas trop difficile de toute façon.

Figurez-vous que l’histoire a failli tourner au drame à la sortie de la première bande-annonce. Sur celle-ci, on découvrait un Sonic dont le look évoquait un croisement entre la version classique et un adolescent humain. Bref, une immondice humanoïde juste bonne à faire des cauchemars nécessitant des années chez le psy et obligeant à vérifier dix fois si la porte d’entrée est bien fermée avant de dormir.

Heureusement, devant la déferlante d’avis négatifs, cinq millions de dollars ont été débloqués pour refaire le look et modifier les plans déjà finalisés. Au final, l’histoire se termine bien car on obtient un Sonic fidèle.

Ça, c’est pour le background. Maintenant, il faut juger le matériel fini.

À destination des enfants

Bon ben, j’espérais un truc sympathique, je l’ai eu à moitié. Si le look de Sonic a changé, l’idée de base est restée la même. Avoir affaire à un Sonic adolescent. Résultat, le hérisson bleu est totalement décérébré, bien plus intéressé par le fait de s’amuser qu’autre chose. Bref, un gamin. J’y vois une façon de reproduire le succès de Deadpool, mais pour les enfants. Héros qui ne cesse de parler, montage à l’envers où on commence par la fin avant de revenir au début. On va même piquer le passage culte d’un de ses collègues mutants : Quicksilver. Le tout dans un style familial mignon tout plein. Bon ok, parfois, ça fait mouche.

Il n’empêche que ça manque cruellement d’une lecture second degré à destination des adultes ou des vieux fans comme moi. L’humour est vraiment, mais vraiment, à son niveau le plus primaire. Par exemple, le running gag avec le collègue du héros, incarné par le pourtant drôle Adam Pally, est au niveau maximal de la gêne.

L’héritage du jeu vidéo

Reste que le climax, meilleur passage du film en passant, offre pas mal de clins d’œil sympathiques aux fans comme Sonic qui perd ses anneaux après un coup ou encore le combat final. Mais mon plus gros coup de cœur va de loin aux deux scènes post-génériques qui me laissent espérer une suite encore meilleure.

Aussi, j’espérais beaucoup de Jim Carrey en Docteur Robotnik. Sans être transcendant, le clown du 21ème siècle a fait mieux quoi, ça reste tout de même assez fun avec une mention spéciale à la scène musicale et, naturellement, celle juste avant le générique.

Par qui pousse un soupir de soulagement de ne pas avoir revécu l’expérience Super Mario Bros.

Conclusion

Pour résumer rapidement cette adaptation cinématographique de Sonic, on retiendra l’idée derrière Les Schtroumpfs (entre personnages bleus, on se supporte). Il s’agit donc d’une aventure à destination des enfants. Les adultes, mêmes les fans, n’y verront que quelques attraits comme des easter eggs, un climax sympa et, évidemment, l’inégalable Jim Carrey. L’essentiel demeure que le désastre Super Mario Bros. est évité.

+

  • Scènes post-génériques
  • Changement de look pour Sonic
  • Jim Carrey, même s’il a déjà fait bien mieux

  • Intrigue à destination des enfants sans second degré pour les adultes
  • Sonic trop gamin
4/10

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