Critique : The Green Hornet

The Green Hornet

Hier soir, j’ai pu voir le remake du film culte avec Bruce Lee. Réalisé par le français Michel Gondry (Soyez sympas, rembobinez, Eternal Sunshine of the Spotless Mind) avec Seth Rogen (Zack & Miri font un porno) dans le rôle du Frelon Vert et Jay Chou (Shaolin Basket) reprend le rôle de Kato autrefois détenu par le défunt maître des arts martiaux.

Britt Reid est le fils du propriétaire d’un des plus grand journaux de la ville de Los Angeles. A la mort de son père, il se retrouve seul à la tête d’un grand journal. Au soir d’une beuverie avec son nouvel compagnon Kato (garagiste du défunt), ils affrontent (enfin surtout Kato) un gang et échappent à la police. Une idée germe dans la tête de Britt, il décide de se créer un avatar afin de lutter contre le crime mais sans faire comme les autres super héros : le Green Hornet se fera passer pour un méchant afin de mieux lutter contre eux. C’est parti pour les nouvelles aventures du Frelon Vert et son fidèle compagnon Kato.

 
Une comédie d’action dans la pure lignée des meilleurs du genre

The Green Hornet n’invente rien mais il le fait bien. Le mélange d’humour et d’action prend bien la sauce mais on sent que Michel Gondry a plus pris son pied sur les cascades en multipliant les artifices pour que notre mâchoire tombe par terre. La séquence finale est la meilleure du film et de loin la plus impressionnante. Commençant comme une banale course-poursuite, elle finit en apothéose avec une voiture coupée en deux (je n’en dirais pas plus pour vous laisser la surprise).

Quand à l’humour, Seth Rogen qui est aussi le co-scénariste du long-métrage prend tout à sa charge. Il faut noter de nombreuses perles parsemées à droite et à gauche. La meilleure étant la première discussion entre Britt et Kato.

Britt : Tu es né où ?
Kato : A Shanghai.
Britt: Je ne suis jamais allé au Japon.

 
L’atout du film : Christoph Waltz

C’est qui lui ? Il me dit quelque chose. C’est tout simplement le méchant culte du film controversé Inglorious Basterds. Oui, le nazi qui sauve le film, c’est lui. Ce rôle lui a permis de récolter une foule de récompense dans la catégorie « Meilleur acteur dans un second rôle ».

Il est de retour pour un nouveau rôle de méchant et confirme tout le bien que je pensais de lui. C’est simple, pour moi un bon buddy movie doit avoir un bon duo et un bon méchant. Si pour le duo on est loin d’atteindre les sommets du genre détenu par le couple Murtaugh/Riggs (l’Arme Fatale), niveau bad guy, on a rarement fait mieux.

Il est Chudnofsky, un mafieux complètement fou et complexé par son âge. Quasiment dans tous les meilleurs moments du film comme dans Inglorious Basterds (il n’y a pas de hasard), Christoph Waltz nous régale d’une prestation au top. J’étais mort de rire quand pour contrer le Green Hornet, Chudnofsky décide de devenir Bloodnofsky et se pare d’une réplique complètement ringarde donc ravageuse « Que ce soit le masque ou ton sang, le rouge sera la dernière couleur que tu verras ».

 
Oh, un revenant et trois guest-stars

La grosse surprise du long. Edward Furlong (John Connor dans Terminator 2). Il avait complètement disparu de mon radar depuis Little Odessa et American History X. Ca fait plaisir de le revoir mais tout de même, il a pris un sacré coup de vieux.

James Franco (Spider-Man et très prochainement dans 127 Heures) est énorme en dirigeant boite de nuit qui humilie Chudnofsky. Assurément un des meilleurs passages du film.

Cameron Diaz (The Mask) a un peu le rôle féminin bouche-trou (c’est même la fille du film). Le traitement de son personnage est bien sûr caricatural et mis en arrière-plan.

N’oublions pas non plus le vétéran Tom Wilkinson (The Ghost Writer) dans le rôle du père Reid.

De l’humour et de l’action, c’est tout ce qu’on lui demande et Michel Gondry remplit ses objectif avec brio. Un excellent pop-corn movie. Vivement la suite.

Mention spéciale à Christoph Waltz en bad guy sanguinaire.

Sa scène d’action culte : la course poursuite finale.

Sa scène comique culte : Britt Reid et Kato testent le Hornet Gun et la réunion de mafieux avec James Franco et Christoph Waltz.

Film : 6/10

La 3D est plutôt bien utilisée malgré une luminosité qui baisse considérablement. Certains effets sont assez bien vus comme les gerbes de feu.

3D : Sympathique

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