Critique : The Giver

Affiche du film The Giver
Pour l’amour des émotions

Fiche

D’après le roman Le Passeur de Lois Lowry
Titre:The Giver
Réalisateur(s):Phillip Noyce
Scénariste(s):Michael Mitnick, Robert B. Weide
Acteurs:Jeff Bridges, Meryl Streep, Brenton Thwaites, Alexander Skarsgård, Katie Holmes, Odeya Rush, Cameron Monaghan, Taylor Swift
Titre original:Date de sortie:29 / 10 / 2014
Pays:États-UnisBudget:25 000 000 $
Genre:Drame, Science fictionDurée:1h 37

Dans un futur lointain, les émotions ont été éradiquées en supprimant toute trace d’histoire. Seul « The Giver » a la lourde tâche de se souvenir du passé, en cas de nécessité. On demande alors au jeune Jonas de devenir le prochain « Giver »…

Photo du film The Giver
« Si, si, je t’assure que mon instrument est aussi gros que ce piano. »

Critique

Avec The Giver, je m’attendais à un nouveau film niais pour ados se contentant de livrer une intrigue surfant sur la vague Hunger Games. Les critiques désastreuses sont là pour le confirmer. Mais s’il y avait quelque chose de plus ?

En toute franchise, je ne m’attendais pas à être ému par The Giver. Oui, c’est risqué de le dire, plutôt que de rentrer dans le moule et d’affirmer que c’est une daube. Non, The Giver n’est pas exempt de défauts, mais ce qu’il fait, il le fait assez bien. Bien mieux qu’Hunger Games, Le Labyrinthe ou son plus grand concurrent : Divergente.

Pourquoi Divergente ? Tout simplement parce que le début de The Giver est un pur copié-collé de celui de Divergente (en largement plus court, effectivement, on passe des deux heures dix-neuf minutes pour le film avec Shailene Woodley à une heure trente-sept !). C’est même affolant de voir comment deux films peuvent offrir autant de similarités. On pourrait crier au plagiat. Seulement… The Giver adapte un roman de Loïs Lowry publié en… 1993 alors que Divergente n’a été publié que presque vingt ans plus tard. Comme quoi, il faut toujours faire gaffe avant de crier au loup 😀 .

Par la suite, les deux films divergent (ah, ah, le jeu de mots de merde) même s’ils conservent la même thématique : la manipulation de masse. Alors que Divergente fonce vers le film formaté pour ados avec un gros budget de 85 millions de dollars donc doté de scènes d’action qui vont bien et d’une amourette moisie avec le beau gosse ténébreux du coin, The Giver doit se calmer. N’ayant que 25 millions en poche, Phillip Noyce en profite pour orienter son long-métrage vers les émotions. Chose qu’il fait plutôt bien (même si ça manque de génie), la preuve, j’ai été ému.

À la place de l’ultra populaire Shailene Woodley, on a le pas tout à fait jeune Brenton Thwaites (24 ans au moment du tournage alors qu’il incarne un gamin de 16 ans…). L’acteur qui a fait une apparition en prince charmant dans Maléfique est bon. Personnellement, je ne pensais pas du tout qu’il avait 24 balais. Sa mini love story avec Odeya Rush (jolis yeux en passant) est simpliste mais suffisamment convaincante pour qu’on y croit. Bref, c’est du tout bon avec Meryl Streep qui reprend à peu près le même rôle que Kate Winslet dans Divergente (encore lui !). Par contre, ce que Divergente n’a pas, c’est Jeff Bridges, toujours aussi impeccable en vieux fou, et le très mignon Gabriel.

Il faut dire que grâce à sa courte durée, The Giver m’a paru bien plus prenant que Divergente qui s’éternisait. Pourquoi épiloguer quand on peut faire concis et efficace ? Par contre, il est dommage que le climax se plante lamentablement. Le héros part dans une espèce de randonnée et jamais, elle ne parait crédible… C’est dommage de se foirer alors que jusque-là, c’était tout à fait juste. Fort heureusement, The Giver se termine avec une jolie séquence émotion à base de très jolies images qui donnent foi en l’humanité.

Ah oui, j’ai presque zappé. Si le film est noir et blanc, ce n’est pas un problème de votre cinéma, mais un fait qui colle parfaitement au script. Culotté de la part des producteurs d’avoir laissé tel quel. Il faut dire qu’ils ont bien été aidé par les fans qui n’ont pas hésité à gueuler en voyant la bande-annonce toute en couleurs.

Par Christophe Menat, le .

Photo du film The Giver
Meryl Streep, nouvelle égérie de J-Horror, dans Ring 99 : La revanche de Grand-mère Sadako.

Conclusion

The Giver n’a rien d’original, car il ressemble beaucoup à Divergente (même si le roman est sorti plus tôt, le film lui est sorti plus tard). Néanmoins, à contrario de Divergente qui s’éternise quelque peu, The Giver fait dans le concis et livre une aventure sympathique à suivre et émouvante.

+

  • Durée satisfaisante
  • Émouvant

  • Climax bien foiré
6/10
Affiche du film The Giver
Affiche de The Giver

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