Test : Syndicate

Qu’est-ce que t’as foutu Starbreeze ?

Fiche

Éditeur: Electronic Arts
Développeur: Starbreeze Studios (The Chronicles of Riddick: Assault on Dark Athena, The Darkness, The Chronicles of Riddick: Escape from Butcher Bay)
Plate-forme: Playstation 3, PC, Xbox 360 Date de sortie: 24 février 2012
Genre: FPS Classification: Déconseillé aux moins de 18 ans
Le jeu commence en 2069, dans un futur où les Syndicats ont pris le contrôle du monde. Vous êtes un agent, Agent Miles Kilo, chargé par votre Syndicat d’espionner vos ennemis et surtout vous disposez d’une nouvelle puce DART 6 qui donne une avancée technologique non négligeable dans un monde où la veille technologique est la chose la plus importante.

Critique

Après la bombe Mass Effect 3 et étant donné que je suis coincé chez moi à cause d’une entorse, je me suis dit qu’il serait peut-être temps de commencer un nouveau jeu. Je me procure Syndicate qui me branche pas mal grâce à son ambiance mais surtout avec le label : Starbreeze Studios. Oui, le studio qui était derrière les excellentes adaptations vidéo-ludiques de Riddick et The Darkness. Alors que le deuxième épisode de The Darkness souffrait de l’absence du studio, on se dit que Syndicate va régler le problème illico presto.

A la base, Syndicate est un jeu culte parmi tous les jeux cultes du studio Bullfrog (Theme Park, Dungeon Keeper) et il a même connu une suite Syndicate Wars. Avec l’apparition des premières images du nouveau Syndicate, beaucoup ont crié au scandale car le jeu est devenu un FPS. Perso, je m’en foutais, n’ayant jamais touché aux précédents. Bref, c’était la minute historique, passons au jeu.

Ah, y a de la coop, c’est pas mal ça mais bon, là je suis tout seul. Allez, je lance l’histoire. On nous fout une cinématique d’intro bien faiblarde résumant l’univers en quelques lignes et paf, on se retrouve en train de se faire torturer. On zigouille notre bourreau et on apprend à jouer (alors ça, c’est pour avancer, ça pour tirer, pratique si on a jamais touché à un FPS de sa vie). Le jeu reste très classique si ce n’est les trois pouvoirs qui sont offerts (Suicide, un truc de merde et un autre truc qui oblige un ennemi à se retourner contre ses potes). Pratique par moments, ces pouvoirs simplifient tellement le jeu qu’on se met à paniquer dès qu’on ne les a plus.

Je me suis mis en difficulté Normal et je l’ai vite regretté tellement le jeu est simple mais en même temps, j’avais la flemme de recommencer parce que j’étais déjà à la moitié du jeu (et ça ne fait que deux heures et demie que je joue). Par la suite, je l’ai tout de suite moins regretté vu que le jeu se complique nettement surtout le boss final, un gros chieur. Ça, c’est typique Starbreeze Studios (je me suis arraché les cheveux à la fin du Riddick avec ce boss à la con ! Un mécha si je me souviens bien).

La grosse surprise de ce Syndicate, c’est qu’il est totalement linéaire, inattendu quand on sait que les FPS de Starbreeze offraient une petite liberté. Ainsi on pouvait se balader dans la prison dans Riddick, dans la ville dans The Darkness. Aussi les deux jeux alternaient selon deux gameplay différents (action et infiltration, euh, je suis moins sûr pour The Darkness). Syndicate, c’est du bourrinage non-stop et du tout droit. Une grosse déception de la part du studio qui nous fait un sous-Call of Duty.

Sous-Call of, oui parce que là où la licence d’Activision proposait de l’action spectaculaire et non-stop avec des évènements de malade. On se fait sacrément chier dans Syndicate, les décors sont vides mais vides, le summum est atteint lorsqu’on se balade à l’extérieur. En plus, ils ont foutu une espèce de blur qui dérange beaucoup, donnant l’impression d’être sous anesthésie. Les évènements scriptés, y en a pas, en fait Syndicate, c’est un peu une balade dans un univers incroyablement pauvre que les développeurs tentent d’étoffer avec de la lecture aussi inintéressante que possible. Quelle déception ! Surtout qu’on imagine que le jeu d’origine devrait être incroyablement riche connaissant Bullfrog.

M’enfin, on est vachement pressé de terminer le jeu et heureusement que la fin survient rapidement. Allez, y a quand même du positif, les gunfights sont plutôt pêchus même si le plus simple, c’est d’activer le bouclier et de se jeter sur les ennemis pour faire des fatalities (et en plus, les autres ennemis ne peuvent pas te tirer dessus quand tu fais ta fatality donc tu en profites pour régénérer ta santé). Les boss sont assez sympas car ils fournissent un minimum de challenge.

Ah oui, y a un truc cool aussi, y a Rosario Dawson et Brian Cox modélisés dans le jeu et ils sont reconnaissables du premier coup d’œil (surtout Brian Cox). Mais quand on voit l’histoire, on se demande si c’était vraiment la peine…

Test

Graphisme : 6/10 – Le moteur graphique est bon et on reconnait aisément la Starbreeze’s touch et les acteurs Brian Cox et Rosario Dawnson mais qu’est ce que c’est vide et creux.

Gameplay : 6/10 – Du FPS classique avec des pouvoirs sympathiques mais répétitifs à la longue.

Durée de vie : 4/10 – Moins de 6h pour boucler l’histoire en difficulté normale. Ça fait cher mais y a de la coop et du multi (que je n’ai pas testé par contre).

Histoire : 3/10 – Plus un prétexte qu’autre chose pourtant y a avait de quoi faire.

Son : 6/10 – Les bruitages sont bons et dynamisent les gunfights par contre les voix en VF… Pour la musique, rien de bien notable à signaler.

Son point fort –

Son point faible – Du sous-sous-sous-sous Deus Ex Human Revolution.

Conclusion

Syndicate est un FPS correct seulement Deus Ex est passé par là et vu que ces deux-là partagent le même univers… En tout cas, les développeurs de Starbreeze Studios ont du faire une sacrée tronche quand ils ont découvert Deus Ex Human Revolution.
4/10

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